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28 février 2011

Anja Silja

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Lorsque, en juillet 1960, le rideau s’ouvre sur le deuxième acte du Vaisseau fantôme, le public de Bayreuth retient son souffle : car voilà que se lève de son fauteuil, après le « chœur des fileuses »,  la Senta idéale, celle que tout amoureux du personnage rêve un jour de voir sur scène… 

Laissons la parole à Karl Schumann (1) pour décrire ce moment : « L’apparition d’Anja Silja, silhouette svelte auréolée de cheveux blonds clair, fut en tout point sensationnelle : le rêve longtemps caressé de voir le personnage de Senta, avec son exaltation visionnaire et sa jeune et fanatique recherche d’un amour rédempteur, incarné par un soprano dramatique au physique véritablement juvénile, semblait soudain devenir réalité. L’ardeur fiévreuse de la jeune créature, le caractère à la fois intransigeant et rêveur de cette fille de Norvège prenaient vie avec une force irrésistible. Une voix de soprano dramatique d’une souplesse et d’une fraîcheur peu communes complétait l’enchantement. Anja Silja, avant de devenir la protagoniste de nombreuses réalisations de Wieland Wagner, était déjà, après un été de Festival, consacrée comme un idéal de jeune héroïne wagnérienne. » Nous sommes en 1960 : Anja Silja n’a que vingt ans. Quasiment l’âge du rôle, enfin… Elle est alors à l’orée de sa carrière mondiale…

Dès lors, Anja Silja est présente à chaque Festival de Bayreuth, jusqu’en 1966 : elle interprètera l’Elsa de Lohengrin, l’Elisabeth de Tannhäuser, Eva des Maîtres Chanteurs de Nuremberg, Freia dans L’Or du Rhin, la Troisième Norne dans Le Crépuscule des dieux… Son nom sera à jamais lié à celui de Wieland Wagner dont elle ose, au vu et au su de tout le monde, devenir la maîtresse officielle.

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Celle qu’on nomma la « Callas allemande », (surnom qui sera aussi donné plus tard à sa consoeur Julia Varady), plus d’ailleurs pour ses extraordinaires talents d’actrice que pour sa ressemblance vocale avec la diva grecque, est née en 1940 à Berlin, dans une famille d’ascendance finlandaise. A peine âgée de huit ans, elle prend ses premiers cours de chant et donne des récitals de lieder à partir de 1950 : elle a dix ans ! En 1956, elle fait ses débuts à l’opéra municipal de Berlin Ouest dans le rôle de Rosina du Barbier de Séville. 1960 la voit triompher à Bayreuth dans le rôle de Senta qu’elle interprètera pour ses débuts aux Etats Unis à Chicago en 1968 ; San Francisco l’accueillera l’année suivante pour une Salomé mémorable et  elle apparaîtra pour la première fois sur la scène du Metropolitan Opera de New York en 1972. Elle interprétera également Isolde et Brünnhilde, avec moins de bonheur, car ces rôles sont vocalement un peu trop lourds pour elle.

Ce qui caractérise le chant d’Anja Silja, c’est la recherche avant tout de la vérité, de la sincérité, de l’intensité expressive, quitte à malmener quelquefois la ligne vocale et ce qu’on appelle le « beau chant » ; elle ne recule devant aucune stridence désagréable, aucune altération mélodique si celles-ci doivent être les vecteurs des sentiments et des émotions qu’elle veut exprimer. Devenue une véritable star du chant, elle va, comme Callas, s’ingénier à modifier tout ce qui relève du style des chanteurs sur scène. Eblouissante actrice (jamais on ne vit Salomé plus sensuelle et plus érotique) elle donne aux personnages qu’elle incarne une réalité, une vérité saisissante. Son interprétation de la Lulu de Berg va déchaîner le scandale : l’image sulfureuse et incandescente qu’elle donne de cette femme-enfant, érotique et fatale à tout point de vue va faire hurler les spectateurs à l’esprit trop « classique ». Mais elle appartient à cette catégorie de chanteurs qui ont grandement « modernisé » les interprétations scéniques des interprètes lyriques, permettant ainsi de rapprocher davantage ces deux arts jumeaux que sont le théâtre et l’opéra.

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Au fil du temps, elle va abandonner les rôles de jeunes filles du début de sa carrière et se tourner vers des personnages encore plus complexes : ceux de Janacek ou de Tchaïkovski, par exemple. Ainsi devient-elle une Kostelnicka redoutable dans Jenufa, une atroce et despotique Kabanikha dans Katia Kabanova, une grandiose et pitoyable Marty dans l’Affaire Makropoulos. Elle incarne aussi la vieille Comtesse de La Dame de pique. Ces nouveaux rôles lui permettait encore à 68 ans de montrer sur scène sa charismatique et électrisante présence. Merveilleuse longévité, qui rappelle celle de la grande Birgit Nilsson, et qu’on souhaite ne voir jamais finir…

(1) Livret de présentation du Vaisseau fantôme, enregistrement live fait à Bayreuth en 1961 sous la direction de Wolfgang Sawallisch. Peut-être l’enregistrement de référence…

 

Photos :

1 - Anja Silja en 1960 dans le rôle de Senta à l’acte II du Vaisseau fantôme.

2 - Anja Silja en 1960.

3- Dans le rôle (je crois) de Salomé.

VIDEO 1 : « La ballade de Senta » du Vaisseau Fantôme : enregistrement studio avec Klemperer au pupitre de l’orchestre.

VIDEO 2 : Le duo Erik-Senta du Vaisseau – Bayreuth 1961 ; Fritz Uhl est Erik

 

 

 

26 février 2011

Roméo et Juliette (Gounod)

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Faust, Mireille, Roméo et Juliette… Trois opéras du même compositeur, Charles Gounod, dont la renommée a largement dépassé nos frontières et qui sont souvent représentés sur telle ou telle scène lyrique française ou autre. Comme bien souvent dans le domaine de l’opéra, les livrets sont adaptés d’œuvres littéraires : le premier de l’ouvrage de Goethe, le second de celui de Frédéric Mistral, et le troisième, bien évidemment, de celui de Shakespeare. C’est ce dernier qui va aujourd’hui faire l’objet d’une « présentation » (si tant est que cet opéra  très populaire ait besoin de l’être). 

Maurice Tassard (1) fait le parallèle entre le cinéma et l’opéra, ces deux arts consacrant, à des époques différentes, une œuvre dramatique. L’adaptation d’une œuvre littéraire à l’écran assure le succès populaire de cette dernière en multipliant par dix ou cent, voire plus, la diffusion de l’ouvrage original, même si cette adaptation n’est pas toujours très fidèle et très réussie. Avant l’invention du cinéma, c’était l’opéra qui se chargeait de cette transmission. « Les besoins de l’opéra romantique sont à peu près les mêmes que ceux du cinéma romanesque, écrit Maurice Tassard. Il s’agit, dans un cas comme dans l’autre, d’un art qui s’adresse aux masses et cherche à les émouvoir par des moyens qui ne sont pas forcément très raffinés. L’action violente, les situations ahurissantes, les intrigues fantastiques, les caractères démesurés, les gros effets de mise en scène ne nuisent pas plus au premier qu’au second. Bien au contraire. » C’est ce qui explique l’engouement de l’art lyrique pour les pièces de Shakespeare, contenant tous les ingrédients pour plaire à un large public.

Je ne vais pas recenser toutes les pièces shakespeariennes qui sont devenues des opéras, ce serait long et fastidieux. Citons simplement les plus importantes : Othello, Macbeth et Falstaff de Verdi, Les joyeuses commères de Windsor de Nicolaï (totalement éclipsé par le Falstaff cité précédemment) ; La mégère apprivoisée a fait l’objet de deux ou trois adaptations lyriques, sans aucun succès et la postérité les a oubliées. Et naturellement, Roméo et Juliette ; il est impossible de dresser la liste complète d’opéras consacrés aux amants de Vérone. Leur histoire se placerait cependant certainement en tête du hit parade des adaptations de Shakespeare. Si ce drame est traité musicalement dès le 18ème siècle, c’est toutefois à l’opéra romantique qu’on doit le plus d’ouvrages sur ce sujet. En 1825, un Giulietta e Roméo de Nicola Vaccai (oublié depuis…) obtient pour sa création le concours de la Malibran –rien que ça… Puis, en 1830, un certain Bellini présente à Venise I Capuletti e i Montecchi, ouvrage qui, lui, fera une longue carrière et qui est encore quelquefois représenté. En 1839, c’est Berlioz que sa passion pour une actrice poussera à composer un Roméo et Juliette sous forme de symphonie dramatique. Enfin, pour terminer, n’oublions pas l’Ouverture pour orchestre de Tchaïkovski, et le ballet que Serge Prokofiev acheva en 1940.

La véritable carrière de Gounod en tant que compositeur débute en 1851, grâce à la cantatrice Pauline Viardot, sœur de la Malibran, qui lui fait obtenir sa première commande de l’Opéra et crée le personnage de Sapho dans l’ouvrage du même nom. Ce n’est pas un triomphe mais ce n’est pas non plus un échec. Sa carrière ainsi lancée, Gounod enchaîne avec d’autres opéras : Faust en 1859, Mireille en 1864… Les amours tragiques de Roméo et Juliette ne peuvent que le séduire : encore étudiant, ne s’était-il pas glissé dans la salle de concert du Conservatoire afin de suivre les répétitions du Roméo et Juliette de Berlioz qui lui laissa un très forte impression ? De plus, les collaborateurs dont il va s’entourer pour écrire son Roméo sont loin d’être des inconnus puisque depuis Faust, il « travaille » avec eux : les librettistes Barbier et Carré, le directeur Carvalho, la diva de service, Mme Miolan-Carvalho, le ténor Barbot, etc…

Roméo et Juliette sera composé à Saint-Raphaël, en quelques mois, au cours de l’année 1865 mais ne sera créé qu’en 1867. Si Faust n’avait emballé personne, cette œuvre déclenche l’enthousiasme général. Succès absolu et si triomphal que la critique elle-même, à part un ou deux irréductibles, suit pour une fois l’attitude du public, abandonnant l’usage bien ancré dans les mœurs décrétant qu’une nouvelle œuvre doit d’abord être descendue en flammes, quitte à écrire des sottises qui réjouiront les générations futures. Un exemple sous la plume d’un certain Blaze de Bury, critique à la Revue des deux mondes : « Beaucoup d’afféterie et de maniérisme, une musique d’idées abstraites {…], rien pour le cœur, rien pour les sens. Absence complète de vie dramatique et point de mélodie. » (2) Ce brave homme était-il sourd comme un pot ou mélomane comme moi je suis archevêque ? Allez savoir… Il suffit d’écouter le duo du quatrième acte, les airs de Roméo au deuxième et cinquième acte, toute la fin du deuxième acte pour se rendre compte de la bêtise d’un tel jugement. Ce qu’on reproche justement assez souvent à Gounod aujourd’hui, c’est d’être trop sentimental, trop mélodieux, presque « sirupeux ». Comme si la triste époque dans laquelle nous vivons n’avait pas besoin d’un peu de douceur et de tendresse !...

La postérité n’a fait qu’entériner le jugement du public de la création puisque l’ouvrage sera sans cesse représenté en France et un peu partout dans le monde, dans une version purement lyrique qui a supprimé les scènes parlées de l’œuvre originale qui suivait les règles de l’opéra-comique.

Quant à l’adaptation du drame de Shakespeare, elle s’en tient uniquement à l’histoire d’amour entre les deux jeunes gens, supprimant ainsi tous les problèmes politiques et sociaux que contient la pièce. De même, l’action a été resserrée et beaucoup de scènes supprimées, même si certains dialogues sont textuellement repris. La fin, notamment, est modifiée par rapport à la pièce puisque les deux amants ont un duo passionné avant de mourir, ce qui n’est pas le cas chez Shakespeare : opéra oblige. Les luttes incessantes des deux familles véronaises qui affaiblissent le pouvoir politique du Prince ne sont qu’évoquées au prologue et seulement montrées au troisième acte, lors des duels entre Tybalt et Mercutio puis entre Mercutio et Roméo. Le Prince de Vérone lui-même (devenu duc) n’intervient qu’en fin de troisième acte pour bannir Roméo. Dès lors, l’opéra glisse totalement vers le drame sentimental concernant les deux protagonistes principaux. On peut regretter cette simplification de la pièce de Shakespeare qui avait d’autres enjeux mais elle est compréhensible : ce qui intéresse Gounod et le public ne sont pas les références à une Angleterre que la guerre des Deux Roses et le règne sanglant de Marie Tudor ont précipité au bord de l’abîme ; ce ne sont pas non plus les références à l’affaiblissement du pouvoir royal mis à mal par les luttes intestines et qui sera rétabli par Elisabeth 1ère ; c’est encore moins le problème de la situation des filles à cette époque, obligées d’obéir à leur père sous peine d’être enfermée dans un couvent : à ce propos, le père Capulet de l’opéra n’a rien à voir avec l’odieux personnage de la pièce qui n’hésite pas à maudire et frapper sa fille parce qu’elle refuse d’épouser le Comte Pâris ; de même, lady Capulet, particulièrement odieuse elle aussi chez Shakespeare disparaît complètement de l’opéra. Ce qui prime sur tout, c’est la touchante et très romantique histoire de deux jeunes gens qu’un amour impossible conduira à la mort. Thème éternel s’il en est, et qui explique aussi la pérennité de l’oeuvre de Gounod…

 (1) Livret de présentation de Roméo et Juliette.

(2) Cité par Maurice Tassard dans le même livret. 

ARGUMENT :

A Vérone, au quatorzième siècle.

Acte I – Le Palais des Capulets, pendant un bal masqué. Alors qu’on danse dans les salons du palais, Tybalt parle de Juliette à Pâris, son fiancé. Elle apparaît conduite par son père qui adresse un discours chaleureux aux invités et leur recommande la gaieté. Roméo, Mercutio et d’autres encore entrent, masqués. Malgré la lutte meurtrière qui oppose les deux maisons, les Montaigu ont osé pénétrer chez les Capulet. Roméo est inquiet : la nuit précédente, il a fait un rêve étrange. Mercutio se moque de lui en chantant la Ballade de la Reine Mab. Les Montaigu se retirent dans une autre partie du palais et entrent Juliette et sa nourrice Gertrude. D’humeur joyeuse, Juliette chante une valse gracieuse, animée et totalement anachronique dans laquelle elle exprime sa volonté d’être heureuse. Gertrude s’en va. Juliette reste seule mais pas longtemps car Roméo entre par hasard. Immédiatement, c’est le coup de foudre entre les deux jeunes gens. Roméo adresse un madrigal conventionnel mais passionné à Juliette qui lui répond sur le même ton. Le jeune homme, qui s’était démasqué face à Juliette, remet son masque lorsque Tybalt entre. Ce dernier devine l’identité de Roméo et Juliette comprend qu’elle est tombée amoureuse de l’hériter des Montaigu, ennemis implacables de la maison Capulet. Tybalt veut attaquer les Montaigu mais Capulet, respectueux des lois de l’hospitalité, ordonne que la fête continue. L’acte se termine sur la reprise de la musique brillante et joyeuse qui l’avait ouvert.

Acte II – Le jardin des Capulet, la fenêtre de Juliette et le balcon. Stephano, le page de Roméo, aide son maître à atteindre le jardin. Roméo chante une magnifique aria « Ah lève-toi soleil », une des plus connues de la partition. La fenêtre s’ouvre, Juliette apparaît au balcon ; elle avoue tout haut son amour pour Roméo. Ce dernier se montre et les deux amoureux échangent des serments. Mais les serviteurs de Capulet entrent en scène, à la recherche de Stephano dont ils ont aperçu la silhouette et ne voient pas Roméo, caché dans un coin du jardin. Après avoir adressé quelques galanteries burlesques à Gertrude, ils se retirent. Juliette renvoie la nourrice et le duo reprend, vite interrompu par les appels de Gertrude. Juliette rentre dans son appartement après de longs adieux et Roméo s’enfuit. Toute la fin de cet acte est absolument magnifique : jamais musique plus sensuelle et plus tendre n’a bercé la rêverie d’un amoureux.

ACTE III, scène 1 – La cellule de frère Laurent. C’est ici qu’a lieu le mariage secret de Roméo et Juliette : le moine espère que cette union apportera la paix entre les deux familles.

Scène 2 – Une rue de Vérone près du palais Capulet : Stephano a cherché en vain son maître ; il entonne une chanson qui brocarde insolemment les Capulet dont les serviteurs attaquent le jeune homme. La scène suit exactement les péripéties de la pièce : intervention de Mercutio, de Tybalt, combat entre les deux hommes, mort de Mercutio, colère de Roméo qui veut venger son ami et meurtre de Tybalt. Avant de mourir, ce dernier adresse une dernière prière à Capulet : que Juliette épouse Pâris au plus vite. Le Duc apparaît et prononce sa sentence : Roméo est banni de Vérone.

Acte IV – La chambre de Juliette.  Roméo est venu lui faire ses adieux avant de partir. Scène admirable où se déploie une musique extrêmement sensuelle et passionnée, avant de glisser vers l’expression du désespoir lorsque, hélas « l’alouette annonce le jour ». (Reprise quasi textuelle du dialogue shakespearien.) Il faut donc se séparer et ce sont les adieux déchirants. Roméo part et Gertrude fait irruption : le père Capulet vient annoncer à sa fille que la mariage avec Pâris, selon le dernier vœu de Tybalt, aura lieu le jour même. Frère Laurent l’accompagne. Ni le moine, ni la jeune fille n’osent révéler le mariage secret. Capulet se retire, laissant frère Laurent chapitrer Juliette afin qu’elle se montre raisonnable. Mais le moine remet à la jeune fille une fiole contenant un breuvage qui lui donnera l’apparence de la mort. Restée seule, Juliette, dans une scène dramatique à souhait, hésite à l’avaler, craignant de mourir pour de bon, puis se résigne puisque c’est la seule solution. (Cette scène est souvent supprimée tant à la représentation qu’à l’enregistrement.)

La grande salle du palais. Le cortège nuptial s’avance. Pâris attend sa future femme au pied de l’autel. Juliette arrive, très pâle, puis s’effondre comme morte, au milieu de la consternation générale.

Acte V – Le tombeau des Capulet. De son lieu d’exil, Roméo a appris la fausse nouvelle de la mort de Juliette. Il est revenu à Vérone pour s’introduire dans le tomber et s’y tuer. Il salue le tombeau, puis son épouse dans une splendide aria « salut, tombeau sombre et silencieux… » et boit le poison contenu dans une fiole. Juliette se réveille, les deux amants s’étreignent. Mais il est trop tard. Le poison fait son effet ; Roméo meurt. Juliette ramasse le poignard et se tue.

PS : En photo : Franco Corelli et Mirella Freni.

VIDEO 1 : Acte II, l’air de Roméo, « Ah lève-toi soleil » : Roberto Alagna à Covent Garden en 1994.

VIDEO  2 : Acte IV, le duo d’amour : même interprétation.

VIDEO 3 :  Acte V, duo final : Georges Thill est Roméo, Germaine Féraldy Juliette.

 

25 février 2011

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