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30.04.2008
Qui veut gagner des lardons n° 18
QUI VEUT GAGNER DES LARDONS N° 18
Chers amis, la rédaction d’Astrocochon vous salue bien bas. Vous avez fait, nous l’avons constaté, de nets progrès dans la pertinence de vos réponses. Nous vous invitons vivement à poursuivre dans cette voie. Au terme du chemin, vous attendent des lardons tout à fait délicieux à manger frits –ou crus, pour les plus voraces d’entre vous. Cela dit, il était temps que vos scores s’améliorent car cela commençait à sentir le pourri dans les bureaux de la rédaction.
Voici donc dix nouvelles questions qui vont vous permettre de montrer à la face du monde l’étendue de vos connaissances. Bonne chance à tous.
QUESTION 1 : CULTURE GENERALE
Quel est le temple dédié à Athéna qui fut construit en 421 av JC sur l’Acropole, à l’endroit même où le vieux roi Egée avait attendu le retour de Thésée et dont la statue rituelle, en bois, possédait une particularité bien définie ?
A – Le Parthénon
B – L’Erechteion
C – Le Temple de la Victoire Aptère
D – Les Propylées
QUESTION 2 : CINEMA
Laquelle de ces actrices n’a pas au cinéma tenu le rôle de Jeanne d’Arc ?
A – Jean Seberg
B – Renée Falconetti
C – Ingrid Bergman
D – Florence Carriez
QUESTION 3 : SPORT (Vicieuse, on le reconnaît.)
En 1966, à Portillo (Chili), l’une de ces skieuses françaises devint championne du monde de slalom. Laquelle ?
A – Marielle Goitschel
B – Christine Goitschel
C – Annie Famose
D – Isabelle Mir
QUESTION 4 : LITTERATURE
Quel est le titre du roman de Mauriac qui fait suite à Thérèse Desqueyroux et dans lequel l’auteur raconte la quête ultime de son héroïne ?
A – Le nœud de vipères
B – Le désert de l’amour
C – Génitrix
D – La fin de la nuit
QUESTION 5 : RELIGION
Dans la Bible , le mot « Chanaan » désigne :
A – Un peuple
B – La Terre Promise
C – Une rivière traversant Jérusalem
D – Dieu
QUESTION 6 : GEOGRAPHIE
Quel est le pays non limitrophe de la Colombie ?
A – La Bolivie
B – L’Equateur
C – Le Pérou
D – Le Vénézuela
QUESTION 7 : SCULPTURE
L’un de ces artistes n’est pas sculpteur : lequel ?
A – Niki de Saint-Phalle
B – Brancusi
C – Giacometti
D – Marcel Landowski
QUESTION 8 : MUSIQUE
Quelle œuvre n’est pas d’Hector Berlioz ?
A – Roméo et Juliette
B – La symphonie des chants de deuil
C – La symphonie fantastique
D – Béatrice et Bénédict
QUESTION 9 : ASTROLOGIE
Dans un thème astrologique, les quatre angles du ciel sont désignés par un nom précis : lequel est erroné ?
A – Ascendant
B – Descendant
C – Fond du ciel
D – Moitié du ciel
QUESTION 10 : HISTOIRE
Quelle reine d’Angleterre fut surnommée « La Sanglante » ?
A – Marie Stuart
B – Marie Tudor
C – Elisabeth Première
D – Victoria
REPONSES
1 – Réponse C, le Temple de la Victoire Aptère : le temple était dédiée à Athéna Victorieuse mais le sculpteur n’avait pas mis d’ailes à la statue alors que les représentations sculpturales de la victoire en Grèce antique étaient toujours pourvues d’une paire d’ailes. D’où le nom « aptère » = sans aile.
2 – Aucune, elles ont toutes tenu le rôle de Jeanne d’Arc : Jean Seberg dans Jeanne d’Arc d’Otto Preminger ; Renée Falconetti dans La passion de Jeanne d’Arc de Carl Dreyer ; Ingrid Bergman dans Jeanne au bûcher de (je crois, File la laine rectifiera si je me trompe) Roberto Rosselini, et Florence Carriez dans Le Procès de Jeanne d’Arc de Robert Bresson.
3 – Réponse C, Annie Famose. (Ok, File la laine et Anaïs n’étaient pas nées… Prétendument…)
4 – Réponse D, La Fin de la nuit.
5 – Réponse B, la Terre Promise.
6 - Réponse A, la Bolivie
7 - Réponse D, Marcel Landowski qui est un compositeur contemporain.
8 - Réponse B, La Symphonie des Chants de deuil, de Gorecki.
9 - Réponse D, Moitié du ciel : le bon nom est Milieu du Ciel (MC)
10 – Réponse B, Marie Tudor.
07:05 Publié dans Jeu : "Qui veut gagner des lardons ?" | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jeu, culture
28.04.2008
Les Olympiens 4
ATHENA
Plus encore qu’Aphrodite, cette déesse mérite qu’on s’attarde sur ses exploits dans la mesure où elle est la protectrice d’Athènes et apparaît dans de nombreuses légendes consacrées à cette ville.
Aux tous premiers temps de son règne, Zeus avait contracté une union avec l’océanide Métis ; cette dernière était enceinte de lui. Gaïa et Ouranos révélèrent à Zeus que si Métis donnait le jour à une fille, cette dernière aurait un garçon qui deviendrait le maître du monde. Sans hésiter, Zeus, qui ne voulait point voir sa puissance lui échapper, avala Métis. Quand le temps de la délivrance arriva, il ordonna à Héphaïstos de lui fendre le crâne d’un coup de hache. De sa tête surgit une jeune fille toute armée, la déesse Athéna. Cette naissance eut lieu en Libye, au bord du lac Tritonis.
Athéna est une déesse guerrière dont les attributs sont le bouclier, la lance et l’égide. Sur son bouclier, est accrochée la tête de Méduse, donnée à la déesse par Persée.
Paradoxalement, Athéna est aussi la déesse de la paix et de la sagesse. Elle est ingénieuse et protège les tisserands, les fileuses, les brodeuses ; elle a inventé le char de guerre et a donné à l’Attique l’olivier ; de même, elle a enseigné aux hommes la façon d’extraire l’huile de l’olive. (Voir La naissance d’Athènes.) Dans les légendes, elle est toujours considérée comme l’Esprit et la Raison qui se marient étroitement avec le courage et les efforts. C’est elle qui arme Héraklès et le soutient dans les moments difficiles ; Ulysse, dans l’Odyssée, est sans cesse soutenu par Athéna ; elle lui inspire ses décisions les plus sages et les plus prudentes.
Généralement, Athéna est considérée comme une déesse vierge. Mais une légende de l’Attique lui donne un fils qui fut conçu dans des conditions assez particulières. Héphaïstos était le « fournisseur » en armes de tous les dieux. Un jour, Athéna se rendit dans sa caverne pour lui passer une commande. C’était le moment où le dieu avait été abandonné par Aphrodite qui courait le guilledou un peu n’importe où. Héphaïstos fut séduit par la beauté d’Athéna et tomba amoureux d’elle. Il le lui dit, mais elle refusa de l’écouter et s’enfuit. Bien que boiteux, Héphaïstos parvint à la rejoindre, la prit dans ses bras et dans son désir, mouilla la jambe de la déesse de son sperme. Dégoûtée, Athéna s’essuya avec un flocon de laine qu’elle jeta à terre. Mais la semence du dieu féconda la Terre et il en sortit un enfant que la déesse considéra comme son fils et qu’elle nomma Erichthonios. Elle l’éleva sans rien dire aux autres divinités et décida de le rendre immortel.
Elle enferma l’enfant dans un coffret et le confia à la garde de Pandrosos, une des filles du roi Cécrops en lui intimant l’ordre de ne jamais regarder ce qu’il y avait à l’intérieur de ce coffret. La sœur de la jeune fille, Aglauros, transgressa l’interdit d’Athéna et souleva le couvercle. Elle vit l’enfant qui dormait, un serpent enroulé autour de lui. Athéna, furieuse, les maudit et les jeunes filles, prises de folie, se précipitèrent du haut des rochers de l’Acropole d’Athènes. Plus tard, Erichthonios s’empara du pouvoir sur l’Attique et c’est de lui que descendit la race des rois d’Athènes.
Athéna semble donc bien être l’âme de la cité qui l’honore et qu’elle protège : de vieilles croyances relatives aux propriétés magiques d’une statue d’Athéna nommée Palladion l’attestent.
Une légende prétendait qu’Athéna avait été élevée au bord du lac Tritonis (endroit où elle était née) et que Zeus lui avait donné comme compagne de jeux la fille du dieu Triton, Pallas. Athéna la tua accidentellement. Voulant faire amende honorable, Athéna façonna une statue à la ressemblance de Pallas, la plaça près de Zeus, sur l’Olympe et lui rendit des honneurs comme à une divinité. Cette statue, appelée Palladion, resta sur l’Olympe quelque temps puis tomba sur terre, sur la colline de Troade. C’était le moment où Ilos, ancêtre des Troyens, était en train de bâtir Troie. La statue pénétra de son propre chef dans le temple d’Athéna, encore inachevé, et occupa la place rituelle. Elle fut considéré comme une statue miraculeuse et fut l’objet d’un culte particulier car on croyait que la ville demeurerait invincible tant qu’elle conserverait cette idole. (Il semble donc qu’à travers Pallas, Athéna soit aussi la protectrice de Troie mais L’Iliade dément cette interprétation puisque Athéna chez Homère prend parti pour les grecs.)
Athéna eut de nombreuses occasions de défendre sa ville et de protéger ceux qui la dirigeaient. Ainsi permit-elle à Périclès d’achever la construction des Propylées, sur l’Acropole, ensemble qui devait abriter, outre les services d’entretien des temples, une salle d’exposition pour les peintures, et cela en guérissant un ouvrier blessé pendant les travaux, drame qui avait déclenché le mécontentement des Athéniens, menés par les détracteurs de Périclès.
Et puis, légende et Histoire finirent par se rejoindre. Lorsque les Barbares envahirent la Grèce en l’an 395 après Jésus-Christ, Athènes n’était plus depuis longtemps déjà la cité puissante qu’elle avait été autrefois. Si l’Acropole était toujours intacte, si la statue gigantesque d’Athéna Promachos, œuvre du sculpteur Phidias, s’élevait toujours sur le plateau sacré, la ville basse était peu à peu abandonnée. Il avait fallu détruire une partie des bâtiments de l’Agora pour construire des barricades aptes à défendre la ville.
Lorsque les Barbares, menés par un Wisigoth nommé Alaric, apparurent devant Athènes, la cité se crut perdue. Les assaillants s’étaient emparés du port du Pirée, empêchant ainsi le ravitaillement de la ville et la fuite des athéniens par la mer. Très peu d’hommes restaient à l’intérieur des remparts et la ville était aux trois-quarts vide. De plus, les provisions allaient manquer. Alaric le savait et se réjouissait d’avance de prendre enfin cette cité qui avait été si riche et avait si longtemps dominé le monde méditerranéen.
Alaric fit le tour des murailles d’Athènes, cherchant un endroit mal gardé. Les Barbares plaisantaient entre eux sur cette splendeur enfuie : cette ville avait-elle réellement été un jour aussi célèbre que Rome ? Alaric ayant entendu parler des temples bâtis sur l’Acropole et des dieux qu’honoraient les Athéniens, il décida, une fois que la ville serait prise, de s’emparer de la statue d’or et d’ivoire du Parthénon. Certains de ses compagnons eurent beau se récrier, dire que voler ainsi une statue divine leur vaudrait la vengeance des dieux, que la déesse Athéna protégeait sa ville et qu’elle y était plusieurs fois apparue avec son casque d’or, sa lance et son bouclier, Alaric s’entêta.
Mais depuis quelques jours, le vent balayait la région ; Athènes était enveloppée d’une poussière qui ne permettait pas de distinguer ce qui se passait sur les remparts. Le vent tout à coup cessa de tourbillonner, la poussière sembla se dissiper quelque peu. Une lueur mouvante attira le regard d’Alaric : il vit soudain une silhouette gigantesque qui brandissait une lance. Il reconnut la lance, le casque d’or, le bouclier. C’était Athéna. Elle le regardait. Le soleil glissait sur sa lance qui semblait bouger. Ce fut la panique dans le rang des Barbares. Les chevaux se cabrèrent et partirent à bride abattue. Lorsque les cavaliers se retournèrent, la déesse avait disparu.
Fortement impressionné, Alaric envoya une offre de paix aux Athéniens qui se gardèrent bien de refuser. Mais ils se gardèrent aussi de lui expliquer que cette fameuse apparition n’était autre que la statue dorée d’Athéna Promachos.
C’était la dernière fois qu’Athéna sauvait sa ville du pillage.
07:02 Publié dans mythologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mythes, mythologie, grèce, antiquité
27.04.2008
Prévisions astrologiques n° 17
PREVISIONS ASTROLOGIQUES N° 17
SEMAINE DU 28 AVRIL AU 4 MAI 2008
Salut les accros aux astres ! Les cochons devins vous souhaitent la bienvenue sur le blog d’Astrocochon, votre magazine préféré (ou du moins qui a tout intérêt –pour vous- à l’être). Nos fringants astrologues ont passé leur semaine le groin en l’air, à scruter le ciel et ont enfin repris leurs bonnes habitudes, à savoir nous transmettre à temps le résultat de leurs observations. Anaïs peut donc reprendre ses envois d’épluchures diverses puisque les cochons devins semblent avoir retrouvé le chemin de la sagesse –sinon celui de l’abstinence.
Les positions planétaires sont, cette semaine, assez mitigées pour l’ensemble du zodiaque. Les cochons devins n’ont pas expliqué à quoi est due cette malignité astrale parce qu’ils s’en fichent royalement. La rédaction d’Astrocochon est à peu près certaine que ce j’m'en foutisme cache en fait une incapacité notoire à fournir quelques raisons à cette mini catastrophe.
« Anyway », comme dirait une fidèle lectrice, prenez connaissance de votre horoscope et faites donc ce que vous voudrez. Bonne lecture.
BELIER : Contrairement à ce qu’on pourrait penser, cette semaine ne se déroulera pas trop mal pour vous. Ne vous attendez pas à être extrêmement performant(e) dans tous les domaines mais ça aurait pu être pire. Cependant, il faut prendre garde aux escaliers, aux poids lourds, et à la paperasserie diverse que vous manipulerez pendant ces quelques jours. Il semble en effet que cette dernière vous réserve des surprises pas du tout agréables. La conjonction papier-stylos de couleur n’est pas du tout à votre avantage.
TAUREAU : Il semble –nous disons bien il semble- que cette semaine ne soit pas celle des réalisations sur le plan personnel. Vous aurez à nouveau tendance à vous exciter pour des choses qui n’en valent pas la peine et vous vous sentirez débordé(e) et inutile dès le lundi après-midi. Gardez votre sérénité et dites-vous bien que ce n’est qu’une mauvaise passe. Astrocochon vous recommande de déguster le soir un bon vin blanc, cela ne peut que vous faire du bien, même si vous ne supportez pas du tout l’alcool et dites ou faites n’importe quoi une fois ivre.
GEMEAUX : Semaine grise qui vous attend à l’image de la couleur choisie pour vous par les cochons devins. Vous allez à nouveau vous ennuyer profondément et des tâches très fastidieuses vont vous tomber sur le groin nez. Mercredi sera le jour le plus à craindre, bien que ce soit celui de votre planète maîtresse. Il faut justement prendre garde à ce genre d’élément, bien propre à déclencher des ennuis. Gardez votre calme, quoi qu’il arrive –Et Dieu sait si ça risque d’être mouvementé.
CANCER : Les positions planétaires ne sont toujours pas en votre faveur. Votre ciel a beau s’éclaircir un peu (c’est moins la cata que la semaine dernière), ce n’est toujours pas le moment de faire n’importe quoi. Soyez très prudent(e) dans vos relations avec votre hiérarchie –qui se montrera encore plus odieuse que d’habitude- et dans vos déplacements. Un risque d’accident plane sur vous. Continuez donc de rester chez vous –si vous le pouvez.
LION : Comme celle de tous les autres signes, votre semaine sera marquée par des ratages spectaculaires qui vous feront rugir de toute la force de vos cordes vocales. Mais vous aurez beau tempêter et embêter vos voisins et vos collègues jusqu’à leur donner envie de vous supprimer carrément, cela ne changera rien au résultat. Alors, pour une fois, courbez la tête et admettez qu’on ne peut pas gagner à tous les coups.
VIERGE : Vous allez reprendre vos bonnes habitudes et cette perspective n’est pas faite pour vous réjouir, d’autant plus que la semaine à venir vous réserve des surprises qui, dans le genre « mauvaise surprise », sont assez réussies. Vous aurez tendance à avoir l’esprit ailleurs et vos performances s’en ressentiront. Vous n’éprouverez qu’un très vague intérêt pour ce que vous êtes censé(e) faire et vos collègues prendront un malin plaisir à vous faire perdre patience. Sachez choisir les têtes sur lesquelles votre ire s’abattra.
BALANCE : Vous aurez un peu de vague à l’âme en songeant à ce qui vous attend dans les prochaines semaines. Mais il ne faut pas dramatiser, vous ne jouez pas votre tête. Vous prendrez de sages décisions et vous saurez maîtriser vos pulsions profondes. Les balances trieuses verront enfin arriver la fin de leur calvaire mais ne trouveront toujours pas les bons numéros au loto –et cela d’autant moins si elles ne jouent pas. Ne commencez pas à pleurnicher, votre ciel est le moins mauvais de tout le zodiaque. D’où cette couleur, certes peu lisible, mais jolie.
SCORPION : Elle n’aura pas duré longtemps, l’éclaircie dans votre ciel ! Voilà à nouveau qu’il se couvre, et méchamment. Eclairs, tonnerre, orage, pluie d’emmerdements divers et variés. C’est vrai que vous n’êtes pas gâté(e) en ce moment. Les cochons devins vous conseillent de faire attention sur la route, à votre travail, à votre domicile, sur les trottoirs et dans les magasins. Bref, des ennuis vous attendent de partout. Si vous avez de la chance, vous les éviterez. (Mais les cochons devins sont sceptiques.)
SAGITTAIRE : Vous pouvez laisser tomber votre méfiance envers les unijambistes parce que dans l’ensemble, c’est de tout le monde qu’il vous prendre garde cette semaine. Vous aurez tendance à ne croiser sur votre route que des ahuris chiants et débiles. Vous serez harcelé(e) par l’idiotie ambiante et cela vous mettra dans un état de nerfs déplorable. Les cochons devins avouent qu’il y aura de quoi vous énerver mais vous recommandent toutefois la prudence dans vos réactions. Les astres ne sont pas du tout dans des positions favorables à l’assassinat.
CAPRICORNE : Votre allant et votre optimisme de ces dernières semaines vont vous quitter à la vitesse grand V. Dès lundi après-midi, vous sentirez tomber sur vos épaules un poids qui deviendra de plus en plus pesant au fur et à mesure que la semaine avancera. Il faut absolument songer à prendre du recul par rapport à votre entourage professionnel et notamment l’équipe avec qui vous travaillez. Les cochons devins vous affirment que cela ne mérite vraiment pas des crises de nerfs. Donc, soyez zen et tout ira non pas bien, mais pas trop mal.
VERSEAU : Pas terrible, ce qui vous attend cette semaine. Vous n’aurez plus vraiment le cœur à l’ouvrage et vous vous traînerez lamentablement. Les cochons devins vous conseillent vivement de renoncer à vos dons d’ubiquité si vous voulez retrouver la forme. Se démultiplier, c’est bien mais vous risquez quand même de courir à de grosses déceptions, notamment dans le domaine professionnel : vos collègues vont vous paraître insupportables, et d’ailleurs, affirment les cochons devins, ils le sont. Est-ce la peine de vous exterminer la rate pour eux ? Vous aussi, prenez du recul.
POISSONS : Votre ciel s’améliore un peu mais reste tout de même assez noir. Tous les domaines de votre vie sont touchés par cette grisaille. Vous allez vous faire suer au boulot, votre conjoint(e) dépassera les bornes en fait de récriminations idiotes et si vous avez des enfants, ils vont profiter de cette gabegie pour se montrer odieux. Par contre, en ce qui concerne les déplacements en automobile, tout va bien. Alors passez donc la semaine dans votre voiture, ce sera un moyen d’échapper au stress.
07:00 Publié dans Prévisions astrologiques porcines | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : astrologie, humour, caricature, satire
26.04.2008
Les Liaisons dangereuses 2008 : 7
ROMAN INFORMATIQUE PAR MAILS
Septième partie
Mail LXIX
De : Attila
A : Ammoniaque
CC : /
Mais enfin, qu’est-ce que tu vas imaginer ? J’étais là tout à fait par hasard, j’allais chercher un gigot dans ma voiture et je l’ai croisée à ce moment-là. Quant aux papiers, c’était tout simplement des invitations à la prochaine soirée de son association. D’ailleurs, je me demande si ce ne serait pas de bon aloi d’y aller, à cette sauterie. On pourrait obtenir des infos intéressantes. As-tu rédigé le mail à Cunégonde ?
Mail LXX
De : Ammoniaque
A : Ajax
CC : /
(La copie du mail LXIX est jointe, de même que celle du mail LXXI)
Non mais tu as vu ce faux cul ? S’il croit que je vais avaler son histoire d’invitation, il me prend pour plus gourde que je ne suis ! Le gigot, à la rigueur, c’est vraisemblable. Mais le reste ! Camion chéri, on va accepter d’aller à la prétendue soirée de la Niaise. On verra bien ce que ce traître va nous répondre ! Lis le mail que je lui ai envoyé et dont je te joins une copie. Je pense que j’ai été machiavélique. D’autre part, qui te demande de séduire la Niaise ? Je connais tes limites et je sais où se situe ton niveau d’incompétence. Je parlais simplement par sémaphore.
Mail LXXI
De : Ammoniaque
A : Attila
CC : /
Attila, je suis désolée de t’avoir soupçonné mais tu comprends, ça me fait mal au ventre de penser que tu peux nous abandonner au profit de la Saucisse de Strasbourg. Mais je te crois quand tu m’affirmes que cette rencontre n’était que le fruit du hasard. Et je pense que c’est une bonne idée que de nous rendre à cette soirée, on pourra en effet glaner beaucoup d’informations intéressantes auprès de sa bande de grenouilles. Je reconnais bien là ton sens de l’intrigue. Toute à toi.
Mail LXXII
De : Attila
A : Pimprenelle
CC : /
Ammoniaque nous a vus. Dépêche-toi d’organiser une de tes soirées tricot pour retardés mentaux et invite-nous dare-dare. Je t’expliquerai pourquoi plus tard. J’ai lu les documents : très intéressants, en effet. Il y a là de quoi soulever un tollé général parmi les collègues. Encaisse le chèque dans trois jours, STP.
Mail LXXIII
De : Cunégonde
A : Deborah
CC : /
Chère Deborah dont j’ignorais jusqu’à ce jour la triste existence,
J’ai bien reçu votre mail et vous en remercie. Que vous ne m’aimiez pas et me méprisiez me fait une jambe dont vous n’avez pas idée de la beauté ! Mais je vous signale en passant que je suis désormais séparé de qui vous savez, et remariée à qui vous savez aussi. (Si vous l’ignorez, achetez les journaux people, ça vous changera de L’Huma.) Je ne peux donc absolument rien faire pour vous et seule la politesse et ma bonne éducation me poussent à vous répondre. Veuillez m’oublier le plus rapidement possible. Pas du tout à vous, Cunégonde.
PS : Je me suis toujours foutue des enseignants et ce n’est pas maintenant que je vais ressentir de l’intérêt pour eux. Surtout après avoir lu votre délire militant.
Mail LXXIV
De : Pimprenelle
A : Attila
CC : /
Mais c’est que tu m’affoles et me prends au dépourvu ! La prochaine soirée a lieu vendredi et ce n’est pas du tout tricot mais vieilles dentelles. Est-ce que ça va ? Je ne peux pas changer le programme comme ça au dernier moment, mon club ne me le pardonnerait pas. Tâche de calmer la gourde au sac argenté, je n’ai pas envie qu’elle me claque au détour d’un couloir. Ciel ! Dans quel pétrin me suis-je fourrée ! Tout ça pour 50 euros, je me demande si je ne suis pas un peu idiote par moments.
Mail LXXV
De : Deborah
A : Attila
CC : Attila, Ammoniaque, Ajax, Agénor, Regina, Zizi Nouillet
(Copie jointe du mail LXXIII)
J’ai reçu la réponse de Cunégonde. Je vous l’envoie en PJ. Je suis effondrée. Je crois que j’ai fait une bêtise et que la Cause est perdue. Aidez-moi.
Mail LXXVI
De : Attila
A : Deborah
CC : Ammoniaque, Ajax, Zizi Nouillet
Ca, je te l’avais dit, dans le genre connerie, on ne fait pas mieux. Heureusement que je suis là pour réparer les dégâts. Ammoniaque va rédiger un mail que je corrigerai comme je l’entends et nous l’enverrons à Cunégonde. Et aussi à Scarlatina O’Blondi. Tant qu’à faire, autant la mettre dans le bain, celle-là. Il faut bien qu’elle serve à autre chose qu’à faire la couverture des magazines de mode. Je prends l’affaire en main. ET TOI, TU NE T’APPROCHES PAS A PLUS DE CINQUANTE METRES DE TON ORDINATEUR !
Mail LXXVII
De : Attila
A : Pimprenelle
CC : /
Arrête de chipoter pour des bêtises, s’il te plait. Vieilles dentelles, ça va très bien. Quant à tes docs, ils sont certes intéressants mais ne valent pas plus de 50 euros. Si tu veux davantage, fais travailler ton ciboulot et demande à ta bande de se dépasser dans le sublime imbécile. Ca devrait être dans ses possibilités. A quelle heure, la réunion ? Envoie un mail à Ammoniaque pour l’inviter. Et A Ajax, aussi. C’est un bon paravent.
Mail LXXVIII
De : Pimprenelle
A : Ammoniaque
CC : Ajax
Bonjour Ammoniaque et Ajax. Je vous invite vendredi à une soirée vieilles dentelles. J’en ai déjà parlé à Attila, il est d’accord. Amenez des aiguilles et du fil.
Mail LXXIX
De : Ajax
A : Ammoniaque
CC : /
Ben tu vois, ce n’était pas la peine de monter sur tes grands chevaux. Toi aussi, tu as reçu l’invitation ? Donc, Attila ne mentait pas.
Mail LXXX
De : Ammoniaque
A : Ajax
CC : /
Ne me dis pas, mon Camion adoré, que tu es tombé dans un piège aussi grossier ? Je t’assure qu’Attila et la Niaise sont de mèche. Tu vas voir que cette soirée sera une véritable mystification. Je suis sûre qu’il nous a trahis. Et j’attends d’avoir la preuve en mains pour frapper !
Mail LXXXI
De : Deborah
A : Attila
CC : /
Mais comment veux-tu que je réponde à tes mails si je dois rester à cinquante mètres de l’ordinateur ? Je n’ai pas les bras assez grands, moi, pour atteindre le clavier. Et déjà que je suis maladroite quand je suis à dix centimètres de l’écran… Enfin, je ferai ce que tu diras, parce que c’est toi. Tu es notre sauveur. Plus jamais je ne dirai de mal de toi.
(A suivre)
07:03 Publié dans Roman par mail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, satire, littérature, caricature
25.04.2008
Musaraigne Laborieuse
MUSARAIGNE LABORIEUSE
Comme son nom l’indique, Musaraigne travaille. Elle travaille même beaucoup. Du moins est-ce ce qu’elle affirme. Elle passe toutes ses vacances à faire ses cours et corriger ses copies.
Musaraigne n’est pas le symbole de la conscience professionnelle enseignante : elle EST la conscience professionnelle enseignante. Et elle a d’autant plus de mérite qu’elle est affligée de trois marmots –en bas ou haut âge, peu importe.
Je vous sens admiratif(s)/ve(s) : comment fait-elle pour mener de front deux tâches aussi prenantes ? Elle doit être super organisée. Vous avez raison : l’organisation est son point fort. Cependant, est-ce si difficile de l’être quand vous avez une belle-famille qui accepte de se coltiner les mômes pendant toutes les vacances et vous permet ainsi de vous consacrer à votre travail sans réelle prise de tête ?
Parlez-en à Dame Angoissa, elle aussi nantie de trois enfants, mais dont la belle-famille n’est pas si arrangeante ; elle a des raisons, elle, de frôler la crise de nerfs toutes les cinq minutes. Surtout quand lesdits enfants se liguent pour rendre la vie infernale à leur mère. Et je n’évoquerai pas ici toutes mes autres collègues féminines, soumises continuellement à ce type de pressions. (Il est vrai que j’ai l’habitude d’en assassiner quelques-unes ( !), mais je reconnais volontiers qu’un certain nombre d’entre elles n’a pas l’existence facile.)
Musaraigne Laborieuse n’est pas confrontée à ce genre de problème puisqu’elle peut larguer la chair de sa chair quand elle veut quasiment où elle veut. On comprend mieux, dès lors, pourquoi elle se vante d’être une grande travailleuse.
Et une pondeuse efficace, également. Trois jets de sperme ont suffi pour lui ouvrir les portes de l’Educ’Nat. Alors que les autres se sont fait suer à préparer des concours, Musaraigne n’a eu qu’à pouponner (et s’envoyer en l’air avant) pour devenir fonctionnaire. (Pour ceux qui ne le sauraient pas : une femme pourvue de trois gosses –minimum, heureusement, faut pas charrier- peut entrer dans la fonction publique sans se taper les concours. Si c’est pas une incitation à la fornication, ça !)
Mais son statut de Mère pesant parfois un peu lourd sur ses frêles épaules, elle aime rétrograder au rang de « fi-fille à sa mémé », la mémé en question se nommant Planisphère. Elle a trouvé en cette Vampirella 1830 une autre mère, qui la soigne, la chouchoute, la dorlote, lui indique tous les coups fumants à imaginer pour se faire bien voir et semble la désigner comme sa digne successeuse.
Un mouvement social se dessine-t-il (enfin !) parmi les rangs des enseignants ? Musaraigne Laborieuse lève son museau pointu et hume l’air ambiant : « De quoi parlez-vous ? dixit. Ah, de votre grève ! » Ce n’est pas la sienne, bien sûr. Musaraigne ne sera pas touchée par ce que si prépare. Le pire est qu’elle a peut-être raison. Elle sait si bien se faufiler partout, en bon rat d’égout auquel j’aurais mieux fait de la comparer qu’à cette sympathique bestiole, qu’elle est capable, effectivement, de passer au travers des mailles du filet.
Aussi Musaraigne Laborieuse voit-elle l’avenir en rose. Sa carrière est planisphérée planifiée par avance, elle connaît tous les trucs pour avancer à grands pas. Elle insupporte quelques collègues, ennemis irréductibles de Planisphère, qui n’espèrent qu’une chose : voir son poste passer à la trappe puisque c’est le moment du grand nettoyage dans l’Education Nationale. C’est méchant, vraiment. Pauvre petite Musaraigne égarée par la magie (noire) de la Carte Scolaire dans un collège pourri de banlieue, sans le secours de Planisphère-La-Gâteuse ! « Ca lui remettrait la cervelle à l’endroit, prétendent ces affreuses personnes, et ça lui ferait les pieds ». J’ai quelques doutes sur l’efficacité du traitement. Des gens comme Musaraigne retombent toujours sur leurs pattes, d’une façon ou d’une autre. Et je ne crois pas que sa cervelle soit capable de tourner dans un autre sens que celui où elle l’a habituée à girouetter depuis… Sa naissance ? Soyons sympa : quelques années…
Vous voyez ce qui fait la différence entre Musaraigne Laborieuse et Dame Angoissa, finalement ? Elles ont toutes deux contribué à la perpétuation de l’espèce. La première est bonne à jeter à la poubelle mais on garde précieusement la seconde…
(Voir ses emblèmes dans le Bestiaire Désenchanté n° 4)
07:05 Publié dans Portraits et anecdotes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, caricature, satire, littérature, portraits
24.04.2008
Les aventures du Prince Lexomil : XVII
Episode 17
Harcelés et Harcèlement - 1
La température de ce mois de … était fort clémente et le banc assez confortable, aussi Lexomil aurait-il pu se livrer à un matinée fort grasse s’il n’avait pas été réveillé trop tôt à son gré par des sanglots et des gémissements. Il ouvrit les yeux et se redressa péniblement. Puis il haussa fort élégamment ses sourcils qui prirent la forme de parfaits accents circonflexes.
Le spectacle qu’il contemplait avait de quoi l’étonner : tous les bancs, à part celui sur lequel il reposait, étaient occupés par des gens qui pleuraient dans leur mouchoir, grinçaient des dents, se frappaient la poitrine, voire la tête et, pour les moins atteints, marmonnaient d’abominables injures. « Ciel ! pensa Lexomil. Qu’est-ce donc que cela ? Pourquoi font-ils tant de bruit ? » Il se leva et s’approcha d’une femme qui se mouchait tout en sanglotant. « Que se passe-t-il, chère Madame ? demanda le Prince, très galant. Vous est-il arrivé quelque chose de terrible ? Puis-je vous aider ? » « Oui, soupira la dame. Soyez gentil, prenez un revolver et abattez sur le champ mon chef de service. C’est un inutile pervers qui ne cesse de me harceler pour que je démissionne. » « Ah bon ? fit Lexomil, étonné. Vous faites mal votre boulot ? » La question souleva une vague d’indignation chez son interlocutrice. « Bien sûr que non ! Mais il veut donner ma place à une greluche plus jeune qui lui sert de maîtresse. » « Oh, c’est immoral, convint Lexomil. Je voudrais bien vous agréer, mais franchement, vaut-il la peine qu’on lui tire dessus ? » « Et comment ! gronda la dame. Une balle dans chaque couille, une dans le ventre, une dans le cul et la dernière dans la tête. Vous comprenez, il faut qu’il souffre bien avant de crever. » « Fi ! s’exclama Lexomil, scandalisé. Vous n’y allez pas de main morte. Et vous voulez que je me retrouve en prison pour ça ? » « C’est bien ce qui m’empêche de le faire moi-même, convint la dame. Je me dis qu’il ne mérite pas un honneur pareil. Mais vous pourriez peut-être l’attendre au coin d’une rue, ce soir, et lui filer une torgnole dont il mettra trois mois à se remettre ? » Elle fouilla tout à coup son sac. « Tenez, je dois avoir une photo de cette saloperie. Je vous la donne et… » « Et rien du tout, coupa Lexomil. Je ne frappe que les nains anorexiques centenaires. Les autres ont trop de force pour moi. Désolé. »
Alors qu’il tournait les talons, il fut happé par un deuxième harcelé qui voulut lui raconter ses malheurs. Lexomil avait une âme compatissante, le lecteur a déjà eu l’occasion de s’en apercevoir. Aussi prêta-t-il l’oreille à un récit qui s’annonçait fort long mais qui fut interrompu très vite par les occupants des autres bancs, désireux eux aussi de narrer leurs déboires.
Le résultat de cet empressement se concrétisa par une fuite accélérée du Prince en direction de la rue où il tomba sur un autre spectacle qui le courrouça fortement. Une jeune femme se défendait tant bien que mal contre une sorte de gnome à costume cravate, tenant d’une main un attaché-case et de l’autre le bras de sa victime. Il devait lui murmurer à l’oreille des insanités, car la dame avait l’air épouvanté et ne pouvait que répéter « lâchez-moi, salaud, lâchez-moi. » Naturellement, les autres passants n’intervenaient pas dans la mesure où ils étaient tous occupés à faire à peu près la même chose. « Cette ville est ahurissante, se dit Lexomil. Ca se bagarre et se menace à chaque coin de rue. » Devant lui, la jeune femme résistait de plus en plus mal à son harceleur. Alors, saisi d’une fureur vengeresse, le Prince Lexomil s’élança sur l’homme, lui arracha son attaché-case des mains et se mit à le frapper de toutes ses forces avec l’emblème de son pouvoir professionnel. Quelques coups atteignirent la jeune femme qui hurla, mais dans l’ensemble, Lexomil se tira assez bien de sa prestation dans la mesure où le gnome, après de vagues tentatives pour se défendre, tomba à genoux sur le trottoir, puis à plat ventre, et s’évanouit après avoir reçu le coin de sa mallette sur la nuque. « Je suis désolé, dit Lexomil à la jeune femme. Je me suis énervé. Veuillez m’excuser. Vous croyez qu’il est mort ? » continua-t-il en désignant le corps du harceleur. « Je ne sais pas et je m’en fous, répondit-elle. Soyez béni pour votre intervention, ce con n’est pas près de reparaître au bureau avant quelques semaines. Et si vous l’avez occis, ne regrettez rien. Des gens comme ça méritent bien pire. » Lexomil se demanda ce qui pouvait être pire que la mort, mais vu l’état de nerfs de la dame, se garda de poser la question. « Et puis tiens, dit la jeune femme en montant sur le corps étendu. Je vais le piétiner jusqu’à ce qu’il crève. Avec mes talons, vous allez voir que ça ne va pas tarder. Je m’en vais lui perforer la rate, le foie, l’estomac et l’intestin, on ne pourra même pas le recoudre et sa mère ne le reconnaîtra pas à la morgue, c’est moi qui vous le dis ! »
Lexomil la happa avant qu’elle ne mît ses menaces à exécution. « Ne soyez pas bête, dit-il. Il faut au contraire qu’il vive pour pouvoir se souvenir de cette humiliation. » C’était la première fois qu’il s’essayait à la psychologie. Son interlocutrice fut séduite par cette perspective. « Le seul ennui, c’est qu’il va chercher à se venger », dit-elle. « Mettez quelques boules de pétanque dans votre sac, conseilla Lexomil. Et s’il recommence, balancez-le lui dans la tronche. Ou l’estomac, comme vous voudrez. » « Oh, vous êtes génial ! s’exclama la jeune femme. Que puis-je faire pour vous remercier ? » « Pas grand-chose, dit modestement Lexomil. Indiquez-moi seulement le chemin pour me rendre à Mise au Placard. » « C’est un peu compliqué, répondit-elle. Aussi vais-je vous accompagner jusqu’au dernier carrefour. Vu que mon patron est out, pas la peine que j’aille me faire suer dans ce bureau de merde. Venez. Comment vous appelez-vous ? » « Je m’appelle Camisole », répondit Lexomil, fidèle à ses principes de départ. « Drôle de nom. Le mien est Sol », ajouta-t-elle avec un sourire et le Prince ne put retenir un sursaut d’étonnement.
(A suivre)
07:10 Publié dans Conte du pays de Déprime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : contes, humour, satire, caricature, littérature
23.04.2008
Qui veut gagner des lardons n° 17
QUI VEUT GAGNER DES LARDONS N° 17
Amis du mercredi, je vous salue bien bas. Je ne ferai aucun commentaire sur vos résultats de la semaine dernière. Soyez cependant assurés de ma pleine et entière… heu… compassion.
En attendant, voici dix nouvelles questions, lesquelles nous l’espérons, vous permettront de gagner des lardons de plus en plus rances, desséchés, racornis et immangeables. Si vous voulez des lardons frais (ou vantés comme tels), adressez-vous à Pimprenelle, elle en a plein ses tiroirs sa baignoire.
Bonne chance.
QUESTION 1 : LITTERATURE
Chez quels auteurs trouve-t-on un personnage féminin nommée « Roxane » ?
A – Montesquieu
B – Racine
C - Montherlant
D – Rostand
QUESTION 2 : MYTHOLOGIE
Le fameux Icare, celui qui, voulant voler au-delà du soleil, se brûla les ailes était le fils de :
A – Zeus
B – Dédale
C – Héraklès
D - Adonis
QUESTION 3 : HISTOIRE
Quel roi de France livra une guerre sans merci à l’ordre des Templiers et en extermina tous les membres ?
A – Philippe IV le Bel
B – Louis X le Hutin
C – Philippe V
D – Philippe VI de Valois
QUESTION IV : CULTURE GENERALE
Quand on parle de la fameuse « Tour de Nesle » qui se dressait au bord de la Seine et était prétendument le théâtre d’orgies diverses, à quelle reine de France fait-on allusion ?
A – Marguerite de Navarre
B – Marguerite de Valois
C – Marguerite de Bourgogne
D – Marguerite d’Aquitaine
QUESTION V : SPORT
En quelle année la nageuse Christine Caron remporta-t-elle une médaille aux jeux olympiques ?
A – 1960
B – 1964
C – 1968
D – 1972
QUESTION VI : GEOGRAPHIE
Anchorage est la capitale de :
A – Le Groenland
B – L’Alaska
C – L’Antarctique
D – L’Islande
QUESTION VII : CINEMA
Dans le film Les Dix commandements, quel acteur tient le rôle de Pharaon ?
A – Charlton Heston
B – Claude Rains
C – Yul Brynner
D - Paul Newman
QUESTION VIII : ASTROLOGIE
Sur quels signes la planète Mars a-t-elle la maîtrise ?
A – Bélier
B – Sagittaire
C – Scorpion
D – Capricorne
QUESTION IX : PEINTURE
Qui a peint le tableau « l’Embarquement pour l’île de Cythère » ?
A – Fragonard
B – Watteau
C – Poussin
D - Sisley
QUESTION X : TELEVISION
Dans la série télévisée « Madame est servie », comment s’appelait la mère d’Angela ?
A – Samantha
B – Sabrina
C – Magda
D - Mona
REPONSES
1 – Réponses A, B et D. Roxane est « l’héroïne » du drame du sérail dans les Lettres persanes, de Montesquieu ; c’est également l’héroïne de la pièce de Racine, Bajazet ; c’est enfin la précieuse dont Cyrano de Bergerac est amoureux dans la pièce du même nom d’Edmond Rostand. (File la laine a intérêt à avoir tout juste…)
2 – Réponse B, Dédale, l’architecte qui imagina le Labyrinthe de Cnossos (Crète) dans lequel était enfermé le fameux Minotaure.
3 – Réponse A, Philippe IV le Bel.
4 – Réponse C, Marguerite de Bourgogne, femme du roi Louis X le Hutin.
5 – Réponse B, 1964 à Tokyo.
6 – Réponse B, L’Alaska évidemment. Question donnée…
7 – Réponse C, Yul Brynner.
8 – Réponses A et C : Bélier et Scorpion.
9 – Réponse B : Watteau
10 – Réponse D : Mona.
07:02 Publié dans Jeu : "Qui veut gagner des lardons ?" | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : jeux, humour
22.04.2008
Les Liaisons dangereuses 2008 : 6
ROMAN INFORMATIQUE PAR MAILS
Sixième partie
Mail LVII
De : Regina
A : Deborah
CC : Ajax, Ammoniaque, Attila, Agénor
Si le fond est correct, la forme laisse à désirer. Même si ce que tu racontes est vrai, n’aurait-il pas mieux valu ne pas la prendre à rebrousse poil ? En fait, ce que j’en dis, moi… Tes conneries n’engagent que toi. Mais si tu avais vraiment voulu être efficace, c’est à Scarlatina O’Blondi que tu aurais écrit. Elle a plus de pouvoir que l’Ex. J’espère au moins que tu n’as fait ça qu’en TON nom. Tu vois ce que je veux dire ?
Mail LVIII
De : Agénor
A : Deborah
CC : Ajax, Ammoniaque, Attila, Regina
Je ne voudrais pas avoir l’air de tirer sur les ambulances, mais franchement, là, Deborah, tu viens d’accomplir un acte de sénile. Ecrire à Cunégonde ! Et pourquoi pas à Moi-même XVI ? Regina a raison, tant qu’à faire, autant frapper à la bonne porte. Que veux-tu qu’elle fasse, la Cunégonde ? Déjà que je doute que Scarlatina soit en mesure de nous être utile… Sois gentille, ne prends plus d’initiative, ou parle nous en avant.
Mail LIX
De : Attila
A : Ammoniaque
CC : Ajax, Zizi Nouillet
(Une copie du mail LVI est jointe pour Zizi.)
Vous avez vu ce qu’elle nous a fait, la Deborah ? De quoi se taper la tête contre les murs ! Elle court-circuite tout le monde et en plus, elle déblatère des conneries ! Comment allons-nous récupérer ça ? Ammoniaque, il faut que tu écrives à ton tour à Cunégonde. Mais tu me feras lire ton mail avant, je tiens pas à aggraver la situation.
Mail LX
De : Ammoniaque
A : Attila
CC : /
Tu m’as trahie avec la niaise, faux jeton ! Je t’aurai au tournant ! Et je n’écrirai pas à Cunégonde. Fais-le toi-même, Judas de banlieue !
Mail LXI
De : Ammoniaque
A : Ajax
CC : /
Attila travaille contre nous, je l’ai vu au coin d’un bâtiment en train d’échanger des papiers avec Pimprenelle. Je savais bien qu’il y avait anguille sous roche ! Quand je pense qu’il a annulé notre rendez-vous de 16 h 30 pour aller voir la Niaise, ça me donne des boutons partout. Ajax, il faut que nous nous vengions. Tu seras mon instrument et je te dirai ce qu’il faut faire. Il ne l’emportera pas au paradis et la réplique du Sac Argenté sera terrible ! Sois mon Camion et je serai ta Trisaïeule.
Mail LXII
De : Ajax
A : Ammoniaque
CC : /
Je veux bien être le bras quand tu seras la tête et venger cette trahison mais pourquoi m’appelles-tu ton « Camion » ? Et pourquoi veux-tu être ma « Trisaïeule » ? Je sais que tu es plus vieille que moi mais je te trouve un peu dure dans le genre autoflagellation lucide.
Mail LXIII
De : Ammoniaque
A : Ajax
CC : par erreur, à Regina et Agenor
Camion et Trisaïeule : c’est bien comme ça que s’appellent les héros des Liaisons dangereuses, non ? Ne te fais pas plus bête que tu n’es. On dirait que tu n’as lu aucun des bouquins que je t’ai recommandés ! Nous allons procéder comme eux : par-dessous, par-derrière et surtout pas par-devant. Tu es d’accord ?
Mail LXIV
De : Ajax
A : Ammoniaque
CC : /
Si ton chapelet d’adverbes signifie que je dois me taper la Niaise, alors c’est NON, NON, NON. J’ai déjà été élu Roi du Mauvais Goût à cause de toi, je ne vais pas encore me planter une auréole douteuse sur la tête. Soit dit en passant, tu as envoyé une copie de ton mail à Regina et Agénor. Eux aussi sont dans la combine ?
Mail LXV
De : Regina
A : Agénor
CC : /
Je crois que tu as toi aussi reçu le mail d’Ammoniaque. Qu’est-ce qu’elle raconte, cette folle, avec sa trisaïeule dans un camion ? Et depuis quand se prend-elle pour Merteuil ? Tu sais ce que cela signifie ? Et qui sont « eux », à ton avis ? Je ne sais pas pourquoi, mais je sens un coup fourré là-dedans.
Mail LXVI
De : Agénor
A : Regina
CC : /
Je ne comprends pas plus que toi. Je pense qu’il faut être très vigilants et faire attention à tous les camions qui entreront dans l’établissement. De même qu’à toutes les trisaïeules que nous croiserons dans les couloirs, et il va y en avoir, crois-moi ! (Excuse-moi, je crois que j’ai un peu bu.)
Mail LXVII
De : Zizi Nouillet
A : Attila
CC : Regina, Agénor, Ammoniaque, Deborah, Ajax
Je ne comprends rien aux mails que j’ai reçus. Vous pourriez me faire un petit historique du problème ? Je suis un peu perdu et je ne vois vraiment pas pourquoi Deborah a écrit à Cunégonde. En fait, ce n’est pas clair du tout, cette histoire, je dirais même que c’est très embrouillé, voire extrêmement nébuleux pour ne pas dire ténébreux ou même obscur. Et pourquoi Ammoniaque écrirait-elle à son tour à Scarlatina ? Cela dit, je peux l’aider à rédiger le mail, j’ai l’habitude des grands discours creux et inutiles.
Mail LXVIII
De : Regina
A : Agénor
CC : /
Ca se voit, que tu as bu ! Je suis scandalisée ! Toi que je prenais pour un pur et dur ! Va, tu me déçois !
(A suivre)
07:14 Publié dans Roman par mail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, humour, satire, caricature
21.04.2008
Les Liaisons dangereuses 2008 : 5
ROMAN INFORMATIQUE PAR MAILS
Cinquième partie
Mail XLVI
De : Attila
A : Pimprenelle
CC : /
C’est bien parce que j’ai besoin de toi pour asseoir mon pouvoir que j’accepte de changer l’heure du rendez-vous. Au cas tu ne t’en serais pas aperçue, j’ai autre chose à faire qu’à obéir à ton bon vouloir. Fourgue tes gosses à l’Assistance Publique, ça te permettra de penser davantage. D’accord pour 16 h 30 mais tu as intérêt à ce que tes documents soient vraiment intéressants pour moi. A cause de toi, je vais encore être obligé de raconter des craques à la gourde au sac argenté. Moi qui déteste mentir ! Et tâche d’être à l’heure.
Mail XLVII
De : Pimprenelle
A : Attila
CC : /
Je te signale en passant que ce n’est pas moi qui suis allée te chercher mais toi qui as commencé à me tourner autour. D’accord, je me suis laissée séduire par ton charisme et ta mâle autorité mais n’exagère pas dans le genre macho à grands pieds. Et puis ne parle pas comme ça de la chair de ma chair, sans eux, je ne suis plus rien. Quant à la toupie au sac argenté qui t’a choisi comme totem autour duquel elle peut tourner tranquillement, je n’y peux rien si elle fourre son nez partout.
Mail XLVIII
De : Deborah
A : Agénor
CC : /
Ô toi qui me rappelles mon fils chéri, tu ne trouves pas qu’Attila a de drôles de fréquentations depuis un moment ? Je le vois quelquefois en conversation avec Pimprenelle et sa bande, et ça m’inquiète. Tu ne penses quand même pas qu’il fricote avec elle ? Je veux dire : sur le plan syndical, parce que le reste, cela m’est bien égal. Pimprenelle nous déteste, elle voudrait nous voir tous crever, ce qui va bientôt être mon cas si nous n’agissons pas collectivement contre elle. Que penses-tu de la proposition de Regina ? Elle est folle, c’est certain. Et dangereuse. Elle ne se rend pas compte que si nous faisons ça, nous nous mettons tout le monde à dos. Et puis, il faut songer aux élèves d’abord. Si nous présentions une motion disant que très éventuellement, si tout va mal, après mûres réflexions, si nous n’obtenons pas satisfaction et si la météo est bonne, nous pourrions envisager de surseoir aux examens ? Réponds-moi vite, j’angoisse et j’ai beau téléphoner aux gens, je ne tombe que sur des répondeurs automatiques.
Mail XLIX
De : Agénor
A : Deborah
CC : /
Ne t’inquiète pas, on a l’affaire bien en mains.
Mail L
De : Deborah
A : Agénor
CC : /
Ca veut dire quoi, « on a l’affaire bien en mains » ? Je trouve cette formulation fort ambiguë et pas satisfaisante du tout. On n’y décèle aucune référence à l’action collective, et l’emploi du « on » me semble extrêmement négatif dans ce contexte. « On », cela peut être n’importe quoi. Tu comprends, mon statut de professeur de Lettres m’oblige à considérer cet indéfini d’un œil



