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10 janvier 2009

Sagarmatha, le toit du monde

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Puisque j’ai évoqué le Népal en racontant l’histoire de la Déesse Vivante de Katmandou, autant continuer en parlant d’une excursion qui, à l’époque, était proposée aux touristes qui n’avaient pas trop peur de se lancer dans une aventure qui pouvait être périlleuse.

 

De Katmandou même et de sa vallée, il est impossible d’apercevoir les plus hauts sommets de l’Himalaya. On ne voit que les contreforts, et encore faut-il s’enfoncer assez profondément dans la vallée pour arriver à les apercevoir. Cela dit, il est possible de voir, par temps très clair et dégagé, les sommets qui avoisinent les 4 000 mètres. Mais l’Everest, l’Anapurna and Co restent totalement invisibles, cachés par les nuages qui stagnent aux alentours de 5 000 mètres.

 

La Royal Nepal Airlines proposait donc à ceux qui le désiraient un petit tour en avion au-dessus des nuages afin de voir la chaîne de l’Himalaya dans son intégralité, côté Népalais, bien sûr ; l’avion longeait la chaîne sur tout le territoire népalais, puis, faisant demi-tour, la longeait à nouveau puis redescendait sur l’aéroport de Katmandou. Cela n’était possible que si les conditions météorologiques étaient optimales : pas de brouillard, pas de pluie, et pas trop d’accumulation de nuages au-dessus de l’Himalaya.

 

L’occasion étant trop belle pour être ratée, je fis donc partie de ceux qu’un voyage dans un petit avion de tourisme vaguement bringuebalant n’effrayaient pas (trop). Le temps était idéal : grand soleil du matin, couche nuageuse relativement peu épaisse. Je ne fus pas déçu, car vraiment, l’excursion vaut la peine d’être faite.

 

C’est ainsi que j’eus la chance de pouvoir contempler et photographier les plus hauts sommets du monde, à partir des hublots de l’avion ; en fait, au moment où l’on surgit au-dessus des nuages et où on longe la chaîne, l’hôtesse vous introduit un par un dans la cabine de pilotage entièrement vitrée (il y a environ une vingtaine de passagers, pas plus) afin que vous puissiez admirer à loisir les montagnes et prendre des photos. C’est certainement un des plus beaux et des plus majestueux spectacles que j’ai pu voir dans ma vie.

 

Lorsque l’excursion est terminée et que l’avion s’est posé à Katmandou, on vous remet un document prouvant que vous êtes désormais l’ami de Sagarmatha, le Mont Everest, puisque vous avez fait l’effort d’aller lui rendre visite.

 

Je ne sais pas si cette excursion est encore proposée ; si c’est le cas, et que vous avez la chance d’aller au Népal, ne la ratez pas. Je vous assure que c’est un moment inoubliable.

 

Voici donc ce que l'on découvre du haut de l'avion :

 

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Le mont Everest

 

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Le "certificat" qu'on vous remet à la fin du vol : vous êtes l'ami(e) du Mont Everest

 

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06 janvier 2009

La Déesse vivante

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ATTENTION ! NE REGARDEZ SURTOUT PAS LA TACHE ROUGE AU MILIEU DE CETTE PHOTO SUPERBEMENT FLOUE OU IL VA VOUS ARRIVER MALHEUR !

 

A Katmandou, il existe une maison qui s’appelle « la maison de la Déesse vivante ». Une croyance, bien plus qu’une légende, est attachée à cet endroit.

 

Chaque année, est choisie parmi les jeunes filles de la ville celle qui va devenir pendant un an l’incarnation sur la terre d’une des nombreuses déesses du panthéon hindou. C’est un honneur pour elle et sa famille.

 

Son rôle est réduit au néant le plus absolu. Elle ne doit voir personne, ne doit être vue de personne et est gardée nuit et jour quasiment enfermée dans une pièce où elle n’a rien à faire, sinon manger et attendre la fin de l’année. Elle est servie par d’autres jeunes filles qui veillent à son confort et à sa solitude absolue. On vient régulièrement l’honorer dans la cour de la maison. Celui ou celle qui la voit est condamné à subir toute sa vie un destin contraire.

 

Lorsque son temps est achevé, on choisit une autre jeune fille et l’ex-Déesse quitte la maison pour reprendre une vie normale. Et c’est là que son histoire devient assez tragique.

 

La croyance veut en effet que tout homme qui demandera une ancienne Déesse vivante en mariage périra dans l’année. Autant dire que la pauvre fille a cent pour cent de chances de finir vieille fille, car pas un homme ne s’approchera d’elle pendant le reste de sa vie. Et en plus, comme elle a passé son temps à s’empiffrer, elle a pris 30 kilos et est devenue hideuse.

 

Si cette histoire est assez curieuse, celle de la photographie ne l’est pas moins. Votre serviteur s’étant rendu il y a…. quelques années à Katmandou pour fumer des joints tranquille ouvrir son esprit aux cultures lointaines, il était en train d’écouter le bla-bla ronronnant du guide et voulait, en bon touriste moyen japonais français, prendre une photo de ce curieux endroit. Or donc, il braqua son objectif sur le balcon intérieur de la maison (comme il avait un appareil dégueu, aucun recul et pas de zoom, la photo allait être totalement floue, mais tant pis). Au moment où il appuyait sur le déclencheur, une chose rouge apparut sur le balcon pour disparaître dix secondes après. Et bien oui, c’était la déesse vivante.

 

Vous imaginez ma surprise et ma consternation lorsque, ayant fait tirer les photos, je m’aperçus que cette idiote se trouvait en plein milieu de mon cliché et que j’allais devoir m’attendre à une succession de catastrophes qui me conduiraient à la misère la plus totale…

 

PS : Histoire absolument véridique. Par contre, je ne me souviens plus exactement de la durée pendant laquelle la jeune fille est la déesse vivante. Je crois que c’est un an, mais c’est à vérifier.