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27 juin 2014

Quelques lectures de vacances...

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- John Irving, A moi seul bien des personnages : inutile de présenter l'auteur. .. Son dernier roman reprend un thème déjàabordé dans "Le monde selonGarp" à savoir la transsexualité mais ce qui n'était qu'un thème secondaire dans cet ouvrage devient ici le thème central. Passionnant de bout en bout.

 

 

 

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- Victoria Hislop, Le fil des souvenirs : Le destin de Thessalonique de 1917 à nos jours à travers celui d'un couple, Dimitris et Katerina. L'occasion de réviser l'histoire mouvementée de la Grèce du 20ème siècle.

A lire aussi du même auteur : L'île des oubliés

 

 

 

 

 

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- Angela Huth : La vie d'un village de marins pêcheurs, dans l'est de l'Ecosse, là aussi à travers le destin de deux personnages, Myrtle et Annie, amies d'enfance. A lire si vous aimez la délicatesse des petites musiques de nuit...

Du même auteur : Les filles de Hallows Farm

 

 

 

Trois romans que j'ai beaucoup aimés.


 

 

 

 

 

 

 

 

14 novembre 2012

Salon du livre Chazay d'Azergues

VENEZ NOMBREUX AU SALON DU LIVRE DE CHAZAY

SAMEDI 17 NOVEMBRE A PARTIR DE 10 H

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VOTRE SERVITEUR Y SERA POUR PRESENTER SES LIVRES

 

A SAMEDI, DONC !

 

30 mai 2012

L'Annonciade - Suite 1

PRESENTATION DU ROMAN

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L’Annonciade : c’est vrai que ce titre est assez énigmatique, surtout si l’on n’est pas de Lyon. Et puis même… Je suis persuadé que bon nombre de lyonnais ignorent à quoi il fait référence.

 

En fait, il s’agit du nom de la rue où a lieu le meurtre sur lequel repose toute l’intrigue du roman. Cette rue existe bel et bien, elle se trouve dans le quartier des Pentes de la Croix-Rousse. J’aurais pu choisir n’importe quelle rue de cet endroit, surtout que celle-ci est certainement une des plus banales des Pentes, mais le nom me plaisait beaucoup, à cause de sa consonance : elle rappelle les noms médiévaux qui sont encore assez courants à Lyon, surtout dans la vieille ville. Et puis, « annonciade » est proche du terme  « Annonciation », donc de Marie, et cette dernière est la patronne et la protectrice de Lyon. De plus, tout enfant né à Lyon (fortuitement ou volontairement) est placé automatiquement sous la protection de Marie, c’est ce qu’affirme une inscription placée dans la Chapelle de la Vierge à Fourvière. Je ne pouvais pas choisir meilleur patronage pour ce roman…

 

Pourtant, ce n’est pas Marie qui est sur la couverture. C’est Saint-Michel. Sa statue se trouve sur la basilique de Fourvière, en dessous de celle de Marie –hiérarchie oblige. Il pointe sa lance sur le dragon qu’il est en train d’écraser. Mais je lui trouve une attitude beaucoup plus menaçante : on dirait vraiment qu’il va terrasser la ville qui est à ses pieds. L’idée de France Delhaye, la dessinatrice de Chloé des Lys, de le faire paraître de dos en premier plan face à la ville, avec ce geste si symbolique de la lance pointée vers le bas est excellente. Je n’aurais vraiment pas fait mieux, car elle a parfaitement capté l’esprit du roman qui est, au départ, un « simple » récit policier ; par la suite, c’est devenu une description du quartier des Pentes dans les années 60 ; la couverture ajoute un degré supplémentaire dans l’interprétation : il ne s’agit nullement de la lutte des forces du bien contre les forces du mal, mais plutôt du symbole de ce que peuvent représenter ces deux entités divines : Marie, c’est l’amour, la tolérance, la douceur, etc. ; Saint-Michel, c’est l’archange vengeur, celui qui punit les transgressions quelles qu’elles soient. Et les transgressions ne manquent pas dans le roman, à commencer par celle qui ouvre le récit, le meurtre de la rue de l’Annonciade. La couverture invite donc à réfléchir sur un sens plus profond que peut acquérir le roman si on ne se limite pas à une lecture superficielle.

  

Comme bien souvent dans beaucoup de romans, Il y a  plusieurs niveaux de lecture. Et ces « niveaux » ne sont pas indépendants les uns des autres, ils se croisent. Le premier concerne la résolution de l’énigme policière, le second est une peinture plus ou moins mordante d’une certaine catégorie de la population lyonnaise à une certaine époque (1966), dans un quartier bien précis, qui a ses caractéristiques propres et ne ressemble pas à d’autres quartiers de la ville. Le troisième est, à travers l’intrigue et sa résolution, une autre peinture, mais cette fois des « lois » sociales et morales de l’époque qui protègent ou briment l’individu, selon de quel côté on se place. Enfin le quatrième pourrait être la notion de punition divine infligée aux hommes pour, comme je l’ai dit plus haut, leur tendance à transgresser les règles établies par Dieu. Mais on peut parfaitement choisir de s’en tenir à tel ou tel niveau.

  

Les problèmes rencontrés au cours de la rédaction du roman ont été assez nombreux, et divers. J’ai d’abord établi un canevas assez simple où les événements se déroulaient par ordre chronologique ; en même temps, j’ai rédigé une liste des personnages avec tous les détails qui pouvaient les caractériser. Et comme je trouvais qu’il y avait quelque chose qui clochait dans mon plan, j’en ai parlé à une amie qui m’a suggéré des modifications intéressantes. Puis, ayant refait un nouveau canevas à partir de ses conseils,  j’ai bâti la trame du roman en partant du meurtre et, comme dans un journal de bord, j’ai réuni petit à petit les éléments qui allaient conduire à la vérité. Il a fallu pour cela trouver les idées, les subterfuges qui pourraient expliquer le savoir de tel ou tel personnage sur tel ou tel aspect du problème, étant donné que le roman ne présenterait aucune enquête policière traditionnelle mais que seuls les bavardages des gens des Pentes permettraient d’avoir la clef de l’énigme. Cela a été assez difficile à mettre au point, l’absence d’enquêteur officiel rendant la narration extrêmement aléatoire, car il fallait prendre garde à ne pas commettre d’erreurs, écrire des absurdités, et surtout rester crédible, vraisemblable auraient dit nos Classiques. L’autre difficulté a été de croiser les différents niveaux du récit : arriver à restituer le caractère d’une population à travers des comportements et des dialogues qui seraient au service de l’intrigue policière, tout en introduisant, plus ou moins clairement, les contraintes morales et sociales de l’époque sans oublier qu’à cause du début du roman, l’ensemble est placé sous le regard et le jugement de Saint-Michel, que j’ai d’ailleurs laissé en rade sur son socle, je le reconnais, mais qu’on retrouve quand même (brièvement) à la fin. J’avoue humblement que je n’avais pas du tout mesuré l’ampleur du problème.

 

Quant à l’intrigue, il y a forcément quelques éléments autobiographiques inclus dedans, puisque l’action se situe dans le quartier de mon enfance, à une époque où je n’étais encore qu’un « gone ». On a beau travestir la réalité, il y a toujours des moments où elle ressurgit, plus ou moins malgré soi. Je ne me retrouve dans aucun personnage du roman en particulier, mais un peu dans tous ; il est certain que j’ai utilisé des souvenirs précis pour décrire tel endroit, ou tel personnage, en les mêlant à la fiction. Certains passages sont tout à fait réels, entre autre la description du quartier, de ses coutumes, de sa topographie. Ce sont les gens qui m’ont servi de modèles qui ont subi le plus de transformations : ils devaient acquérir une personnalité propre à intéresser un lecteur -en réalité, ils étaient tous des gens simples, honnêtes, banals, sympathiques avec quelques défauts mais sans plus. Pour les faire devenir personnages de roman, je devais accentuer tel trait de caractère, telle façon d’être, etc. bref, leur donner une dimension autre. La Lemaire, la punaise du quartier, réunit toutes les particularités bonnes et surtout mauvaises des vieilles femmes que j’ai côtoyées ; il en est de même pour les membres de la famille Pavis qui sont une sorte de « manteau d’Arlequin » d’hommes et de femmes du quartier ; la boulangère était pénible et pas toujours aimable, mais ce n’était pas la harpie que j’ai décrite ; la laitière, que j’aimais beaucoup quand j’étais adolescent, et dont j’ai fait le personnage principal, avait bien ce côté un peu « lunaire » mais n’était pas aussi excentrique. Je n’ai pas écrit L’Annonciade pour régler mes comptes avec un quartier, bien au contraire. Si je n’ai aucune envie de revenir concrètement aujourd’hui à cet endroit, je conserve cependant un souvenir ému mais sans nostalgie de cette époque. J’ai aimé ces gens ; certains m’ont énervé, d’autres m’ont laissé indifférent. Je n’ai voulu que tenter de restituer une ambiance, une façon d’être …

 

L’intrigue du roman est plus ou moins basée sur un fait réel. Il n’y a jamais eu de pharmacie dans la rue de l’Annonciade et à ma connaissance, il n’y a pas eu de meurtre à cette époque dans cette rue. Mais il y avait bien une officine pas très loin du carrefour de l’Annonciade, et la pharmacienne a bien été assassinée. Je ne me souviens absolument pas des détails de l’affaire et encore moins de l’identité du meurtrier. Disons que je me suis emparé de ce fait divers et que je l’ai déplacé à un autre endroit du quartier, en inventant complètement les origines de ce meurtre, de même que ses conséquences.

 

L’Annonciade donne aux femmes un rôle essentiel puisque ce sont leurs bavardages qui vont permettre de trouver la vérité ; de même, ce sont les femmes qui décident du rejet ou non de telle ou telle personne par le quartier : elles semblent détenir le rôle de procureur et de juge, et leur parole est essentielle, ce qui n’est en soi que peu étonnant : à cette époque, dans ce milieu, les hommes travaillent hors du quartier et sont donc peu présents ; par contre, les femmes restent souvent à la maison ou tiennent les commerces. Mais le roman montre également à quel point leur parole est manipulée par les hommes. De même, l’opposition est flagrante entre les différents quartiers de la ville : les Pentes, c’est le milieu populaire, Ainay, le milieu bourgeois et c’est la pharmacienne qui fait le lien entre ces deux univers si dissemblables. Enfin, les actes commis dans le passé ont parfois des répercussions tardives mais dramatiques…

 

Extrait du début du roman : L’arrivée de Saint-Michel.

 

L’archange battit des ailes et s’élança. Traversant l’univers, il s’enfonça dans l’épaisse barrière nuageuse qui protégeait la sphère. La lumière rouge et or du soleil illumina un instant son corps gracieux. Il ne distingua d’abord  rien. Puis les montagnes apparurent, les mers, bleues et vertes, les terres, noires, ocre ou couvertes de végétation. Et enfin la ville. Il ralentit sa course, replia ses ailes, descendit lentement vers ce qui lui semblait être un socle prêt à le recevoir, posa les pieds sur la pierre et s’immobilisa, pointant sa lance vers le sol, en direction de la cité des hommes.

 

« Bienvenue dans ma ville », dit la voix douce de Marie, majestueuse dans sa robe d’or. Elle se tenait très droite en haut de la chapelle construite en son honneur. Michel voulut tourner la tête vers elle. Il ne le pouvait pas. Il était figé sur la pierre, dans une attitude grandiloquente et guerrière, un peu ridicule. La lance semblait vouloir terrasser l’ennemi allongé devant lui, non pas le dragon, mais cette immense mer de toits rouges qui scintillait dans la lumière de midi, et ces deux rivières dont l’une, alanguie comme une courtisane, étalait paresseusement ses méandres. Plus violent, plus fougueux, le fleuve descendait en grondant de sa montagne natale et se précipitait à l’assaut de la ville, repoussé par les parois de la colline, et tentait de s’assagir, de contenir sa puissance pour ne pas effaroucher la pourtant peu chaste fiancée qui l’attendait avec impatience, plus loin, vers le sud, où se célèbreraient enfin leurs noces.

 

Derrière l’archange, Marie avait ouvert les bras. Les mains tendues sur la cité, paumes ouvertes vers le ciel, dernier rempart contre la lance vengeresse, elle semblait la bénir, dans un geste de tendresse, de pitié, et d’amour.

 

 

 

 

04 mars 2011

Comment ça marche, une maison d'édition ?

Pour ceux que cela intéresse et qui voudraient tenter leur chance aurpès de Chloé des Lys, voici une interview en deux parties du directeur de la maison d'édition qui en explique le fonctionnement.

17 novembre 2010

Tournai Vidéo

Je vous avais promis une vidéo du salon du livre de Tournai. Et bien, ça y est, elle est arrivée sur youtube. Et la voici.

PS : Ouvrez grand vos oreilles, mettez le fond à son parce que je ne me suis pas rendu compte à quel point je parlais loin du micro... et on n'est pas loin de l'inaudible. Même moi, je n'arrive pas à comprendre tout ce que je dis !

Et pour voir une autre vidéo qui présente d'autres auteurs, suivez le lien :

http://www.youtube.com/watch?v=kOlzhobrdxI

 2ème PS : Un autre salon va avoir lieu dans quinze jours à Bruxelles et Porky va également y participer ! Olé ! Précisions pour plus tard.

15 novembre 2010

Salon du livre à Tournai

 

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Eh bien ça y est, Porky est revenu (difficilement) de Tournai, enchanté de son trop court séjour et navré de n’avoir pu rester plus longtemps. Mais il parait que même les meilleures choses ont une fin…

 

Retour difficile à cause des inondations en Belgique… ce qui m’a valu plus de trois heures d’attente en gare de Lille. J’ai donc eu tout le temps de penser au billet que j’allais rédiger en arrivant à Lyon –si je ne restais pas définitivement coincé à Lille (ce qui ne m’aurait pas déplu, toutes les occasions sont bonnes pour ne pas aller bosser…)

 

C’était donc mon premier salon du livre, et j’avoue que l’expérience m’a beaucoup plu. Ce n’est pas tant le fait de vendre x exemplaires d’un bouquin qui est important mais plutôt la rencontre avec le public, et la possibilité qui est offerte d’échanger des impressions, de discuter, de se plonger dans l’ambiance effervescente d’un lieu consacré uniquement à la lecture. Importante également est la rencontre avec les autres auteurs de Chloé des Lys, avec les responsables de la maison d’édition qu’on ne connaît qu’à travers les échanges de mails et qui tout à coup cessent de n’être qu’un prénom pour devenir une voix, un visage.

 

C’est ainsi que j’ai pu me familiariser davantage avec les us et coutumes de Chloé des Lys, et  côtoyer les autres auteurs (je n’ai hélas pas pu voir tous ceux qui devaient être présents sur le stand car je devais repartir assez vite) a permis des discussions enrichissantes, pas forcément très intellectuelles tout le temps, car Tournai la Page, c’est aussi cela : le rire, les plaisanteries, la bonne humeur, la gentillesse et la modestie. Prendre les choses au sérieux, oui ; se prendre au sérieux, non. Car chacun d’entre nous sait bien qu’il faudra ou qu’il a fallu beaucoup d’efforts pour arriver sinon à se faire un nom dans ce monde de l’édition du moins à ne plus être un néant intégral.

 

Je voudrais surtout remercier les inconnu(e)s qui se sont arrêté(e)s devant le stand de Chloé des Lys, ont examiné mon livre, m’ont posé des questions, ont engagé avec moi une conversation plus ou moins longue, bref, qui ont manifesté un tant soit peu d’intérêt pour cet ouvrage et qui, parfois, l’ont acheté. Je leur souhaite à tous une excellente lecture, en espérant qu’ils ne seront pas déçus.

 

L’expérience vécue à Tournai, pour courte qu’elle ait été, a cependant été très enrichissante et m’a surtout donné envie de continuer sur ce chemin qui ne sera certes pas pavé de roses mais conduira peut-être, à plus ou moins longue échéance, à quelque chose d’extrêmement positif.

 

Cela dit, vous pensez bien que je ne me suis pas contenté de m’asseoir sur une chaise et d’attendre le chaland. Malgré le temps absolument ignoble –pluie diluvienne et vent tempétueux sur Porky dont le parapluie se retournait à tous les coins de rue, le transformant en chose dégoulinante et immonde- j’ai quand même réussi à visiter (un peu) la ville et à en voir les principaux monuments. J’espère bien y retourner à une saison plus clémente car Tournai, ville beaucoup plus provinciale que Bruxelles, mérite, comme dit le Michelin, « plus qu’un détour ».

 

Et naturellement, l’appareil photo n’est pas resté inactif. Voici quelques unes de ses prestations et on est prié de ne pas s’écrier « ces photos sont nulles » car je voudrais vous y voir, vous, en pleine tempête, en train d’essayer de cadrer un cliché ou de mettre au point la luminosité !… Je parle évidemment des photos prises en extérieur ; dieu merci, dans la Halle aux Draps, où se tenait le salon, les intempéries n’avaient pas droit de cité…

 

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La Halle aux draps sur la Grand Place, où avait lieu le salon.

 

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Le beffroi de Tournai, un des plus anciens de Belgique.

 

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Les quais de l'Escaut.

 

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Pont des Trous sur l'Escaut, vestige de l'architecture militaire. Il défendait l'entrée de la ville par l'Escaut.

 

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Stand de Chloé des Lys sans votre serviteur puisqu'il prend la photo.

 

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Idem. La place de Porky est située à la droite de la dame à la casquette, Carine-Laure Desguin, auteur de Rue Baraka dont je ferai bientôt un commentaire. 

 

Et puis, si vous voulez voir une interview de Porky, rendez-vous bientôt sur Youtube, une vidéo va être mise en ligne....