23.12.2007

Histoire lamentable et véridique d'un poète subjectif et inédit

Poème dédié à tous ceux qui inondent leur blog de leurs écrits en rimes et en prose... Je suis le premier concerné, of course !

 

HISTOIRE LAMENTABLE ET VERIDIQUE D'UN POETE SUBJECTIF ET INDEDIT

Sentimental et sensitif,

Plein de rancoeur, un peu moqueur

Il faisait des vers subjectifs,

De ces vers où l'on dit : "Mon coeur !"

"Mon coeur c'est ci, mon coeur c'est ça,

"Mon coeur fait ci, mon coeur fait ça,

"Mon coeur par ci, mon coeur par là !"...

Il s'analysait puissamment,

Subtilement et doctement !

 

Il faisait des vers subjectifs

Et quand il avait dit : "Mon coeur..."

A la rime il collait : "Moqueur"

Ou bien "liqueur" ou bien "rancoeur",

Ne voulant rimer, quant à lui,

Qu'avec la consonne d'appui...

"Mon coeur c'est ci, mon coeur c'est ça,

"Mon coeur fait ci, mon coeur fait ça,

"Mon coeur par ci, mon coeur par là!"

A tour de bras il rimait, mais

Tous ces beaux vers si bien rimés

Ne furent jamais imprimés

Et, poète vraiment maudit,

Il resta toujours inédit ;

Si vous voulez savoir comment

Je vais vous le dire à l'instant,

Si vous voulez savoir pourquoi

Ecoutez bien, tenez-vous cois

Prêtant l'oreille à mon récit

Très lamentable mais concis !

 

Au moins un lustre

S'est écoulé

Depuis qu'un lustre

S'est écroulé

Sur sa tête chez un bistro

Dont il savourait le sirop

Tout en corrigeant ses épreuves ;

Il mourut laissant bien des veuves :

(Son coeur allait de ci, de là

Et, lui, couchait par ci, par là

Chez celle-ci, chez celle-là,

Rouquine, blonde ou chocolat).

 

Dans du bois blanc on l'enferma,

On entonna le Libera

(De Profundis et tra la la !)

Puis à Bagneux on l'inhuma

(Autrement dit on l'enterra)

Un monsieur très bien palabra :

"Son coeur était comm'ci, comm'ça,

"Il faisait ci, il faisait ça,

"Son coeur par ci, son coeur par là

"Et caeteri et caetera

"Et patati et patata

"De Pronfundis et tra la la !"

 

Mais comme ces vers pleins de coeur

S'imprimaient à compte d'auteur,

Il arriva que l'éditeur,

(Commerçant fort intelligent !)

Sans imprimer garda l'argent.

Le manuscrit, il le brûla

Dans son poêle à bois, et voilà

(De Profundis et tra la la !)

Pourquoi ce poète maudit,

ainsi que j'ai ci-dessus dit,

A Bagneux pourrit inédit :

 

Et dans l'autre monde, après tout,

Il est probable qu'il s'en fout !

 

Georges Fourest

22.12.2007

Pseudo-sonnet que les amateurs de plaisanterie facile proclameront le plus beau du recueil

Je ne résiste pas...

 

PSEUDO-SONNET QUE LES AMATEURS DE PLAISANTERIE FACILE PROCLAMERONT LE PLUS BEAU DU RECUEIL

Exergue : ............................................

             ............................................

            Nemo (Nihil, chap.OO)

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* Si j'ose m'exprimer ainsi ! (Note de l'Auteur.)

21.12.2007

Pseudo-sonnet asiatique et littéraire

Allons, remettons-en une louche....

 

PSEUDO-SONNET ASIATIQUE ET LITTERAIRE

Emmi les hauts roseaux, les rotangs et les joncs que

Réfléchit l'étang mauve où nagent les cyprins,

La frêle Hadja-Sari, fille des mandarins

Au teint jaune citrin navigue dans sa jonque ;

 

La salangane vole, effroi des moucherolles*,

A son nid de fucus, potage expectatif ;

Un friselis frivole affole les corolles

Des lotus fiers d'avoir Loti pour génitif ;

 

On entend miauler un tigre dans les jungles.

Or, de ses doigts menus que terminent des ongles

Pointus, Hadja-Sari, princesse de Bangkok,

 

Avec un geste mièvre et des mines jolies,

Feuillette, abandonnant la rame à ses coolies,

Un roman très cochon que signa Paul de Kock.

 

* On dirait qu'on joue à pigeon vole, trouvez pas ? (Note de l'auteur.)

 

 

20.12.2007

Fleurs des morts - Pseudo sonnet africain et gastronomique

Quittons un peu le domaine pastiche théâtral et allons faire un tour du côté des poésies un peu particulières que Fourest écrivit. La plupart sont vraiment savoureuses dans la mesure où le début est souvent très enchanteur, très poétique et la chute... totalement inattendue !

Voici un poème que j'aurais dû mettre sur le blog le 1er novembre. Tant pis. La date importe peu...

 

FLEURS DES MORTS

Chrysanthèmes, fleurs d'or,

Fleurissez les pauvres morts ;

Chrysanthèmes, fleurissez...

Pour les pauvres trépassés...

Mais, sous la terre enfermés,

Ils ne connaîtront jamais

Vos pétales embaumés* :

Dans leurs tristes monuments,

Las ! Ils verront seulement

Vos racines : c'est pourquoi,

Sentimental, à part moi,

Je songe, ô vivants pieux,

Que peut-être il vaudrait mieux

Planter sous les cyprès verts

Les fleurs des morts à l'envers !

 

* Il est bon de faire observer que les chrysanthèmes sentent plutôt mauvais. (Note de l'auteur.)

 

Et maintenant, un sonnet dans la plus pure tradition...

 

PSEUDO SONNET AFRICAIN ET GASTRONOMIQUE

OU (PLUS SIMPLEMENT) REPAS DE FAMILLE

 Exergue : prenez et mangez : ceci est mon corps.

 

Au bord du Loudjiji qu'embaument les arômes

Des toumbos, le bon roi Makoko s'est assis.

Un m'gannga tatoua de zigzags polychromes

Sa peau d'un noir vineux tirant sur le cassis. 

 

Il fait nuit : les m'pafous ont des senteurs plus frêles ;

Sourd, un marimeba vibre en des temps égaux ;

Des alligators d'or grouillent parmi les prêles ;

Un vent léger courbe la tête des sorghos ;

 

Et le mont Koungoua rond comme une bedaine,

Sous la lune aux reflets pâles de molybdène,

Se mire dans le fleuve au bleuâtre circuit.

 

Makoko reste aveugle à tout ce qui l'entoure :

Avec conviction ce potentat savoure

Un bras de son grand-père et le juge trop cuit.

 

19.12.2007

Andromaque

Là, le bon goût est franchement torpillé. Pauvre Andromaque. Ce modèle de vertu et d'amour conjugal...

 

ANDROMAQUE

Ayant mis sa culotte neuve,

Ses gants blancs et son frac aussi,

Pyrrhus vient chez madame veuve

Andromaque et lui dit ceci :

 

"Madame, je suis ce qu'on nomme

"En tous lieux un parti charmant :

"Poli, rangé, doux, économe,

"Sobre, assez bien physiquement ;

 

"Bachelier, très homme du monde,

"En mes propos toujours décent ;

"Ma fortune ? Solide et ronde :

"Toute immeubles et trois pour cent ;

 

"On vante mes façons amènes ;

"Très propre, jamais un faux col

"Ne me fait plus de trois semaines ;

"Pas joueur, et quant à l'alcool,

 

"Je n'aime que la camomille !

"Chacun sait (dans le monde entier)

"Que je suis de bonne famille

"Et, de plus, roi de mon métier,

 

"Prince de toutes les Epires,

"Ville, champs, banlieue et faubourg :

"Eh ! Eh ! Mon sort n'est pas des pires

"(Excusez ce vieux calembour !)

 

"Dans ces conditions, Madame,

"J'ose demander votre main :

"Vous me l'accordez ? Oui ? Bédame !

"Sans attendre jusqu'à demain

 

"Et sans chercher plus de mystère,

"Voulez-vous acccepter mon bras

"Et nous trotter chez mon notaire

"Pour signer nos petits contrats ?

 

"Nous serons un couple modèle :

"Mais ne me faites pas cocu,

"Ou mordieu ! petite infidèle,

"Nous saurons vous botter le cul !"

 

Alors, roulant des yeux d'hyène,

Comme prise d'un vertigo :

"Jour de Dieu ! rugit la Troyenne,

"Oser me parler conjugo !

 

"A moi, la veuve inconsolable

"D'Hector, ce héros des héros,

"Près de qui (ce n'est pas une fable !)

"Tous les héros sont des zéros

 

"Et qu'un jour, les marchands de cartes

"Nommeront valet de carreau !

"Eh ! Mais ! Je crois que tu t'écartes

"Du respect ! T'épouser, maraud !

 

"L'ami, pour couver cette idée,

"C'est-il pas que vous êtes bu ?

"Vous ne m'avez pas regardée !

"Merdre !" dirait le père Ubu !

 

""Ah ! reprend Pyrrhus en colère,

"Oui-da ! La belle c'est ainsi !

"Vous m'envoyez faire lanlaire,

"Carogne, eh bien ! Oyez ceci :

 

"Vous avez un môme, un bel ange

"Que jusqu'ici j'ai supporté,

"Bien qu'il piaille, gâte son lange

"Et pisse avec fétidité ;

 

"Eh bien ! Vous, madame sa mère,

"Ecoutez bien encore un coup !

"Suivez-moi chez monsieur le maire

"Ou demain, je lui tords le cou !"

 

Mais ici, ma foi, ça s'embrouille

(Justement, c'était le plus beau !)

Attendez... La dame a la trouille...

Et va... Consulter un tombeau...

 

Hermione... Pylade... Oreste....

Fureurs... Et Zut ! Achetez sous

l'Odéon, pour savoir le reste,

Un Racine à trente-cinq sous !...

 

Georges Fourest

 

 

 

18.12.2007

Iphigénie

IPHIGENIE     par Fourest

 

Les vents sont morts ; partout le calme et la torpeur

Et les vaisseaux des Grecs dorment sur leur carène

Qui cinglaient vers l'Asie au pourchas de la Reine

Hélène que ravit Pâris, l'hôte trompeur.

 

Ivre d'une fureur qu'Ulysse en vain réfrène,

Agamemnon, le roi des rois, l'homme sans peur

Déplore en maudissant la mer toujours sereine

Qu'on n'ait pas inventé les bateaux à vapeur.

 

Mais sa fille à ses pieds, la douce Iphigénie

Fermant ses yeux dolents de douceur infinie

S'endort comme les flots dans le soir étouffant...

 

Lors, ayant dégainé son grand sabre, le maître

Des peuples et des rois jugule son enfant

Et braille : "Ca fera baisser le baromètre !"

 

17.12.2007

Phèdre

C'est en 1909 qu'a été édité le recueil La Négresse Blonde. Fourest s'attaque en quelques pages à la plus connue et la plus tragique des tragédies, Phèdre, de Racine. Voyez ce que devient la passion amoureuse sous sa plume... Prenez garde, c'est chaud !...

PHEDRE

Dans un fauteuil en bois de cèdre

(A moins qu'il ne soit d'acajou),

En chemise, Madame Phèdre

Fait des mines de sapajou.

 

Tandis que sa nourrice Oenone

Qui, jadis, eut de si bon lait,

Se compose un maintien de nonne

Et marmotte son chapelet.

 

Elle fait venir Hippolyte,

Fils de l'amazone et de son

Epoux, un jeune homme d'élite,

et lui dit : "Mon très cher garçon,

 

"Dès longtemps, d'humeur vagabonde,

"Monsieur votre père est donc parti ;

"On dit qu'il est dans l'autre monde ;

"Il faut en prendre son parti !

 

"Sans doute, un marron sur la trogne

"Lui fit passer le goût du pain ;

"Requiescat ! Il fut ivrogne,

"Coureur et poseur de lapin ;

 

"Oublier cet époux volage

"Ne sera pas un gros péché !

"Donnez-moi votre pucelage

"Et vous n'en serez pas fâché !

 

"Vois-tu ma nourrice fidèle

"Qu'on prendrait pour un vieux tableau ?

"Elle nous tiendra la chandelle

"Et nous fera bouillir de l'eau !

 

"Viens, mon chéri, viens faire ensemble

"Dans mon lit nos petits dodos !

"Hein ! Petit cochon, que t'en semble

"Du jeu de la bête à deux dos ?"

 

A cette tirade insolite,

Ouvrant de grands yeux étonnés,

Comme un bon jeune homme Hippolyte

Répondit, les doigts dans le nez :

 

"Or ça, belle-maman, j'espère

"Que vous blaguez en ce moment !

"Moi, je veux honorer mon père

"Afin de vivre longuement ;

 

"A la cour brillante et sonore

"Il est vrai que j'ai peu vécu :

"Mais je doute qu'un fils honore

"Son père en le faisant cocu !

 

"Vos discours, femelle trop mûre,

"Dégoûteraient la Putiphar !

"Prenez un gramme de bromure

"Avec un peu de nénuphar !..."

 

Sur quoi, faisant la révérence,

Les bras en anse de panier,

Il laisse la dame plus rance

Que du beurre de l'an dernier.

 

"Eh ! Va donc, puceau, phénomène !

"Va donc, châtré, va donc, salop,

"Va donc, lopaille à Théramène !

"Eh ! Va donc t'amuser, Charlot !..."

 

Comme elle bave de la sorte,

De fureur et de rut, voilà

Qu'un esclave frappe à sa porte :

"Madame, votre époux est là !

 

"Theseus, c'est Theseus ! Il arrive !

"C'est lui-même : il monte à grands pas !"

Venait-il de Quimper, de Brive,

D'Honolulu ! Je ne sais pas,

 

Mais il entre, embrasse sa femme,

La rembrasse en mari galant !

Aussitôt la carogne infâme

Pleurniche, puis d'un ton dolent :

 

"Monsieur, votre fils Hippolyte,

"Avec tous ses grands airs bigots,

"Et ses mines de carmélite,

"Est bien le roi des saligots !

 

"Plus de vingt fois, sous la chemise,

"Le salop m'a pincé le cul

"Et, passant la blague permise,

"Volontiers vous eût fait cocu :

 

"Il ardait comme trente Suisses,

"Et (rendez grâce à ma vertu)

"Si je n'avais serré les cuisses,

"Votre honneur était bien foutu !..."

 

Phèdre sait conter une fable

(Tout un chacun le reconnaît) :

Son discours parut vraisemblable

Si bien que le pauvre benêt

 

De Theseus promit à Neptune

Un cierge (mais chicocandard !),

Un gros cierge au moins d'une thune

Pour exterminer ce pendard !

 

Pauvre Hippolyte ! Un marin monstre

Le trouvant dodu le mangea,

Puis le digéra, ce qui monstre

(Mais on le savait bien déjà)

 

Qu'on peut suivre, ô bon pédagogue,

Avec soin le commandement

Quatrième du décalogue

Sans vivre pour ça longuement !

 

 

 

 

 

16.12.2007

Hommage à Maupassant

Et un petit poème de Fourest, pour changer...

 

UNE VIE

Exergue : l'humble vérité. Guy de Maupassant.

 

Or natif de Quimper-Corentin (Finistère)

Cet obscur employé d'un vague ministère

Avait connu Salis et monsieur de Lesseps ;

Son oncle m'a conté qu'on usa d'un forceps

Jadis pour l'extirper du ventre de sa mère.

Il buvait du chiendent et de la douce-amère

Pour guérir l'eczéma qu'il avait au menton.

Son ordinaire était de boeuf et de mouton :

Pas de veau (le docteur proscrit les viandes blanches).

Dans sa bibliothèque, on voyait Thiers, Ballanche,

Henri Martin, Sully-Prudhomme, Paul de Kock

Et Marcel Proust*. Parfois, il allait boire un bock

Dans un petit café près du Père-Lachaise ;

Tournant bien l'acrostiche et le bâton de chaise,

D'ailleurs, homme du monde, avalant des couteaux

Et disant d'un air fin : "Ce sont là mes gâteaux !"

Bien que libre-penseur, d'après une promesse

Faite à sa sainte mère, il allait à la messe

Et se lavait les pieds, le dimanche matin ;

Aux jours d'élection prenait part au scrutin,

Demeurait au logis pendant la lune rousse

De peur des coryzas et, s'aidant du Larousse,

Cherchait des mots croisés, pour causer purement

Lisait dans Figaro monsieur Abel Hermant...

Et depuis quarante ans, si ce n'est davantage

Cet homme vivait chaste à son sixième étage

Et, n'étant pas auprès des femmes très hardi,

Se masturbait pudiquement chaque mardi

Après avoir éteint la lampe : il est mort vierge

Sans avoir soupçonné l'amour de sa concierge.

 

Georges Fourest

 

* Mais hélas, pas Léon Bloy. (Note du bloggeur pour Solko.)

Le Cid

Voici une nouvelle rubrique consacrée à Georges FOUREST, illustrissime et "savantissime humoriste", né en 1864 et mort en 1945. Il est l'auteur d'un recueil intitulé La Négresse Blonde, ensemble de textes humoristiques dont une partie est notamment consacrée au pastiche des plus grandes tragédies de l'ère Classique. Le sous titre de cette partie est "Carnaval de chefs-d'oeuvre". C'est un régal. Voici le premier, consacré au Cid. (C'est le plus gentil, après, ça se gâte.)

 

LE CID

 

Le palais de Gormaz, comte et gobernador,

Est en deuil : pour jamais dort couché sous la pierre

L'hidalgo dont le sang a rougi la rapière

De Rodrigue appelé le Cid Campeador.

 

Le soir tombe. Invoquant les deux saints Paul et Pierre

Chimène, en voiles noirs, s'accoude au mirador

Et ses yeux dont les pleurs ont brûlé la paupière

Regardent, sans rien voir, mourir le soleil d'or...

 

Mais un éclair, soudain, fulgure en sa prunelle :

Sur la plazza Rodrigue est debout devant elle !

Impassible et hautain, drapé dans sa capa,

 

Le héros meurtrier à pas lents se promène.

"Dieu !" soupire à part soi la plaintive Chimène,

"Qu'il est joli garçon l'assassin de papa !"

 

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Si ce livre vous inéresse, voici la photo recto verso de l'édition de poche. Cette édition est ancienne et je l'ai trouvée par hasard chez les bouquinistes des quais de Saône. Je pense que ce recueil n'est plus disponible en poche mais on doit pouvoir le trouver dans d'autres éditions... Bonne chance !