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<title>AU FOND D'UN TIROIR...</title>
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<subtitle>Blog vaguement littéraire d'un cochon nommé Porky</subtitle>
<updated>2009-11-06T10:12:04+01:00</updated>
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<title>Contes de l'ordi sacré : Gudule au centre de la terre 18</title>
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<updated>2009-11-06T10:12:04+01:00</updated>
<published>2009-11-06T10:07:00+01:00</published>
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<summary>      EPISODE 18&amp;nbsp;: Où le plan du caribou fou se révèle (pour une fois)...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/02/01/1919717879.jpg&quot; alt=&quot;duel.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2085759&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;EPISODE 18&amp;nbsp;: Où le plan du caribou fou se révèle (pour une fois) efficace et où l'on assiste aux préparatifs de la confrontation entre deux prétendues «&amp;nbsp;magiciennes&amp;nbsp;».&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans le ventre de la baleine, le caribou fou continuait de chercher l'endroit propice pour déclencher chez l'animal des nausées suffisamment fortes pour les éjecter sur la terre ferme. L'ayant (à peu près) trouvé, il fit surgir au bout de ses pattes de petites flammèches, souffla dessus pour leur donner plus de force et avec un ricanement odieux, les appliqua contre la paroi visqueuse. L'effet ne se fit pas attendre. La baleine eut un gigantesque soubresaut qui projeta tout notre petit monde aux quatre coins de son ventre, poussa un rugissement (si l'on peut dire) de douleur, contracta ses muscles, ouvrit sa grande gueule et s'empressa de rejeter une nourriture aussi peu digeste et pour le moins récalcitrante. Et toute la bande, escabeau compris, se retrouva sur le plage, les quatre fers en l'air,&amp;nbsp; Seul Jonas, qui était sorti de son évanouissement, avait pu se retenir à une dent et fut réavalé lorsque la baleine, se sentant nettement mieux, referma la bouche. Puis, ayant pour un moment perdu le goût d'une certaine nourriture, elle fila à fond de train vers le centre de la mer intérieure et ne s'arrêta que lorsqu'elle s'estima à l'abri de toute tentation intempestive.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le premier à reprendre ses esprits fut le caribou fou. Jo la Fine gisait en tas disgracieux sur le sable, l'escabeau, grand ouvert, n'avait pas fière allure, Gudule et le Séide, étalés les bras en croix l'une contre un rocher, l'autre sur le même rocher, étaient visiblement partis pour un bon moment au pays des songes. Le caribou fou eut donc tout le loisir d'examiner avec plus d'attention ses compagnons d'aventure. Autant dire que ce genre d'examen ne lui donna pas le moral. «&amp;nbsp;Deux sorcières nullissimes, un Séide complètement lobotomisé, un escabeau qui obéit quand il en a le temps, je suis vraiment mal parti&amp;nbsp;», songeait-il et le désespoir l'envahit. Pas longtemps. On s'en souvient, notre caribou chéri n'était pas du genre à se laisser aller à des crises de lamentations. «&amp;nbsp;Bon, finalement, heureusement que je suis là&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» dit-il à voix haute et il alla «&amp;nbsp;réveiller&amp;nbsp;» ses acolytes avec de bons coups de pied là où ça fait le plus mal.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pendant ce temps, le monstre décacéphale conduisait la Marsupilania's band vers le lieu du combat. En chemin, ils croisèrent un vieux tout rabougri qui les retint un moment avec des considérations oiseuses et même la police, pourtant bien informée, du centre de la terre ne put reconnaître sous ce déguisement le Caribou Maléfique qui avait décidé d'intervenir et de mettre fin très prochainement à cette lamentable errance.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lorsque nos amis débouchèrent sur la plage, ils se trouvèrent face à face avec leurs ennemis. Jo la Fine et l'escabeau magique étaient au premier rang&amp;nbsp;; derrière elle se tenait le caribou fou, prêt à intervenir au cas où&amp;nbsp;; et très loin, parce que totalement inutiles, Gudule et le Séide, occupée la première à manger ses couettes et le second&amp;nbsp; à sourire de la façon la plus niaise qu'il eût pu imaginer.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Halte&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» ordonna le monstre décacéphale et toute la bande s'arrêta en un instant, non sans quelques heurts. La femme maigre s'avança, suivie du Masque de fer, portant toujours baquet et planche à laver. Le vieux rabougri alla s'installer dans un coin et se frotta les mains, savourant à l'avance le spectacle qu'on allait lui offrit gratis. La Belle Monogramme, Princesse de conte de fée, l'imita aussitôt et, ayant arrangé sa robe du mieux qu'elle pouvait, posa son gracieux séant sur un rocher&amp;nbsp;; elle fut rejointe aussitôt par le Prince Logarithme, toujours Charmant, même après tant d'aventures, tandis que Multimédia s'asseyait sur le sable et que Myxomatose et le caribou magique préféraient rester debout, l'un pour pouvoir s'enfuir le plus rapidement possible si l'affaire tournait mal, l'autre pour aider la femme maigre si le besoin s'en faisait sentir - et le caribou magique avait la vague impression qu'il allait devoir intervenir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le monstre décacéphale enfla ses dix têtes et la première prononça quelques paroles d'un ton si sentencieux que la Princesse de conte de fée ne put s'empêcher de ricaner. «&amp;nbsp;Femme Maigre, Jo la Fine, Planche et baquet magiques, Escabeau, le sort de nos visiteurs sont entre vos mains, dit-il. Vous allez vous affronter en combat loyal et l'avenir des vaincus sera entre les mains des vainqueurs. Je souhaite évidemment que mes protégés gagnent, parce que savoir Gudule et le caribou fou ici me donne des pustules et me fait avoir des cauchemars, mais je n'interviendrai pas au cours de la lutte. Je demande aux deux cousins caribous de se tenir tranquilles eux aussi (et le caribou fou, à cet instant du discours, tira une énorme langue et roula des yeux de dément) et de laisser nos deux magiciennes régler votre sort. Femme Maigre, Jo la Fine, êtes-vous prêtes&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Je suis prête&amp;nbsp;», affirma la Femme Maigre en faisant signe au Masque de fer de poser ses instruments sur le sol. «&amp;nbsp;Moi aussi&amp;nbsp;», dit Jo la Fine en retroussant ses manches. «&amp;nbsp;Qui va gagner, à ton avis&amp;nbsp;? demanda la Belle Monogramme dans un souffle à son Prince Charmant. La planche à pain ou le mini monstre&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Le Prince Logarithme leva les mains en signe d'ignorance. Marsupilania, assise sur un rocher près du vieux décati, sortit sa boîte de cigares. «&amp;nbsp;Je sais que c'est interdit, mais j'ai les nerfs en pelote, dit-elle. Tant pis, je fume&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'instant était trop grave pour que le monstre décacéphale lançât sur elle un jet d'eau froide. D'ailleurs, il était trop occupé à vérifier que ni la Femme Maigre ni Jo la Fine ne dissimulaient sur elles des armes interdites. «&amp;nbsp;Que le combat commence&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» lança-t-il de ses dix voix et un roulement de tonnerre résonna lugubrement sur la plage.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Baquet, saute à la gorge de cette immonde pétasse&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» ordonna la Femme Maigre. «&amp;nbsp;Escabeau, va assommer cette erreur de la nature&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» ordonna Jo la Fine, et le baquet se jeta sur la Femme Maigre tandis que l'escabeau commençait à frapper Jo la Fine.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(A suivre)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;(Ca commence bien&amp;nbsp;! Les instruments magiques se révolteraient-ils contre leur maîtresse respective&amp;nbsp;? Ou bien les deux «&amp;nbsp;magiciennes&amp;nbsp;» sont-elle si nulles que Gudule à côté fait figure de génie en ce qui concerne la sorcellerie&amp;nbsp;? Qui va gagner&amp;nbsp;? Et y aura-t-il une gagnante, vu la façon dont le combat s'engage&amp;nbsp;?... Restons zen et attendons, nous verrons bien...)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Maria Stuarda</title>
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<updated>2009-11-03T09:09:22+01:00</updated>
<published>2009-11-03T08:56:00+01:00</published>
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<summary>      Leyla Gencer (Marie)    La «&amp;nbsp;Trilogie des Reines&amp;nbsp;» ou la...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/02/02/1137492543.2.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0001.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2079203&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Leyla Gencer (Marie)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La «&amp;nbsp;Trilogie des Reines&amp;nbsp;» ou la «&amp;nbsp;Trilogie des Tudor », tel est le nom qu'on donne en général aux trois ouvrages de Donizetti consacrés à cette dynastie anglaise&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Anna Bolena&lt;/i&gt; (1830), &lt;i&gt;Maria Stuarda&lt;/i&gt; (1834), &lt;i&gt;Roberto Devereux&lt;/i&gt; (1837). Le présent billet sera consacré au volet central de cette trilogie. &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/archive/2009/07/25/anna-bolena.html&quot;&gt;Anna Bolena&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; a déjà fait l'objet d'un article&amp;nbsp;; il ne restera donc plus, après, qu'à s'attaquer (si on peut dire...) à &lt;i&gt;Roberto Devereux.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le surnom «&amp;nbsp;Trilogie des Tudor&amp;nbsp;» laisse cependant de côté un fait important&amp;nbsp;: cette famille royale dont Henry VIII et Elizabeth 1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt; sont les représentants les plus importants n'est pas la seule concernée par les trois ouvrages&amp;nbsp;: Les Stuart sont également bien présents, surtout, évidemment, dans celui qui porte le nom de la plus célèbre reine d'Ecosse, Marie Stuart.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un bref aperçu des réseaux historiques confirme le lien qui existe entre les trois opéras :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- &lt;i&gt;Anna Bolena&lt;/i&gt; met en scène Henry VIII et deux reines d'Angleterre&amp;nbsp;: Anne Boleyn et Jeanne Seymour. On évoque également à travers la «&amp;nbsp;fille d'Anna&amp;nbsp;» déjà Elisabeth 1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt;, ainsi que la première femme de Henry VIII, Catherine d'Aragon, lorsque, au détour d'une réplique, on parle de «&amp;nbsp;l'Aragonaise&amp;nbsp;»&amp;nbsp;;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- &lt;i&gt;Maria Stuarda&lt;/i&gt; réunit bien sûr Marie Stuart et Elisabeth 1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt;, mais on évoque aussi Anne Boleyn (dans l'entrevue des deux reines, lorsque Marie traite Elisabeth de «&amp;nbsp;&lt;i&gt;figlia impura di Bolena&lt;/i&gt;&amp;nbsp;») et Henri Stuart («&amp;nbsp;Arrigo&amp;nbsp;»)&amp;nbsp;;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Quant à &lt;i&gt;Roberto Devereux&lt;/i&gt;, il permet de retrouver Elisabeth 1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt; face cette fois au second comte d'Essex, Robert Devereux. Là encore, les Stuart sont évoqués avec le roi Jacques VI d'Ecosse, qui deviendra Jacques 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; d'Angleterre («&amp;nbsp;Giacomo&amp;nbsp;») et l'ombre d'Henry VIII apparaîtra de nouveau («&amp;nbsp;Enrico&amp;nbsp;»).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La vie, le destin et la personnalité de Marie Stuart ne pouvaient qu'en faire une héroïne «&amp;nbsp;tragique&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: née en 1542, morte en 1587, elle fut reine d'Ecosse de 1542 à 1567, Dauphine de France sous Henri II puis Reine de France de 1559 à 1560 par son mariage avec François II. Son second mari, Henri Stuart, père du futur Jacques VI d'Ecosse fut assassiné par l'amant de Marie, Bothwell, qu'elle épousa en troisièmes noces. En 1567, un soulèvement l'obligea à abdiquer et elle se réfugia en Angleterre. S'étant opposée à Elisabeth, puis compromise dans un complot visant à assassiner la reine, elle fut décapitée en 1587 sur ordre d'Elisabeth. Tel est donc le personnage historique dont Schiller s'est inspiré pour écrire un de ses chefs-d'œuvre et que Donizetti transformera en héroïne de drame lyrique.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;1834&amp;nbsp;: Gaetano Donizetti a déjà composé 42 œuvres lyriques, il est un des compositeurs les plus en vue de l'Italie, ses œuvres triomphent dans toute la péninsule, que ce soit à Rome, Venise, Milan ou Naples. Et c'est à Naples que, justement, va lui être donnée l'occasion d'écrire son 43&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; opéra. Ayant signé le 12 avril 1834 un contrat avec le Teatro San Carlo de Naples, il cherche un sujet et va composer, pendant l'été, &lt;i&gt;Maria Stuarda&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ayant un penchant certain pour les œuvres littéraires romantiques ou préromantiques, Donizetti ne pouvait qu'être attiré par la pièce de Friedrich Von Schiller, &lt;i&gt;Marie Stuart&lt;/i&gt;, consacrée aux derniers jours d'emprisonnement de la reine d'Ecosse dans le château de Fortheringay. (Œuvre, qui d'ailleurs, maltraite fortement la réalité historique.)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il confie le soin de l'adaptation de cette pièce au librettiste Felice Romani, mais celui-ci refuse, pour des motifs plus ou moins obscurs. Donizetti se tourne donc vers Giuseppe Bardari, jeune étudiant en droit, dont &lt;i&gt;Maria Stuarda&lt;/i&gt; sera le premier et seul livret d'opéra. (Et quand on lit les paroles, on se dit que finalement, c'est aussi bien...) Bardari commence par réduire les cinq actes de la pièce originale à deux actes. Le premier acte de la pièce de Schiller est carrément supprimé, les 2&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; et 3&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; actes sont réunis pour former l'acte I de l'opéra. Les 4&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; et 5&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; actes de Schiller deviennent l'acte II. En 1865, cependant, la scène du parc qui met en présence les deux reines est séparée de l'acte I pour former un deuxième acte à part, le troisième est alors consacré aux derniers instants de Marie. Que l'on opte pour l'une ou pour l'autre des répartitions, on constate malgré tout qu'elles ont chacune un sens&amp;nbsp;: la structure bipartite met en valeur la confrontation entre les deux reines comme axe central de l'opéra, la structure tripartite impose une progression dramatique en crescendo qui n'est pas à négliger. Enfin, les 21 personnages de la pièce de Schiller sont réduits à 6 dans l'opéra, ce qui permet d'enrichir la psychologie des personnages et, sur le plan matériel, de satisfaire aux exigences de l'effectif d'une troupe d'opéra.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais ce nouvel ouvrage de Donizetti va connaître bien des avanies avant de trouver sa forme définitive. Dès les premières répétitions de &lt;i&gt;Maria Stuarda&lt;/i&gt; au San Carlo,&amp;nbsp; le contrôle de la censure se fait sentir et de fortes tensions règnent entre les artistes. Les censeurs ont exigé quelques menues modifications et les deux interprètes principales féminines ne peuvent pas se voir en peinture&amp;nbsp;; cela aboutit à un formidable pugilat en scène pendant la générale, lors de la confrontation des deux reines. (&lt;i&gt;[Elisabetta] se précipite sur son ennemie, la saisit par les cheveux, la gifle, la mord, lui frappe le visage à coups de poing et lui brise presque les jambes à force de coups de pieds. Maria Stuarda, tout d'abord étourdie, reprend courage et tient tête à la reine d'Angleterre.&amp;nbsp;»)&lt;/i&gt; (1)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le lendemain même, suspension des répétitions et interdiction de la première. Est-ce à cause de la bagarre entre les deux &lt;i&gt;prime donne&lt;/i&gt;&amp;nbsp;? Nullement. Mais, en fouillant bien, la censure a finalement trouvé dans l'ouvrage de quoi se régaler&amp;nbsp;; citons, entre autres raisons invoquées&amp;nbsp;: La mise à mort d'une reine prête à caution&amp;nbsp;; les insultes grossières échangées par les deux reines lors de leur entrevue ne sont pas acceptables&amp;nbsp;chez deux souveraines chrétiennes&amp;nbsp;; la représentation des sacrements est interdite sur scène&amp;nbsp;: or, Marie doit se confesser et s'agenouiller en public&amp;nbsp;; etc...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et voilà Donizetti obligé de refaire son ouvrage. La réadaptation du livret est confiée à Pietro Salatino et elle est faite en 5 jours&amp;nbsp;! Changement de personnages, de cadre, et de titre&amp;nbsp;: l'opéra s'appelle &lt;i&gt;Buondelmonte,&lt;/i&gt; son action est transposée en 1215 à Florence et concerne l'opposition de deux familles. Autant dire qu'il ne reste pratiquement rien de l'œuvre originale, notamment sur le plan politique et émotionnel.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais Donizetti est têtu&amp;nbsp;; et il n'a pas envie de voir &lt;i&gt;Maria Stuarda&lt;/i&gt; plonger dans les oubliettes de l'oubli. Puisque les censeurs de Naples ne veulent pas de son opéra, il le propose à la Scala de Milan, laquelle accepte d'en faire la création. Cette dernière a lieu le 30 décembre 1835&amp;nbsp;: la Malibran tient le rôle de Maria et Giacinta Puzzi-Toso celui d'Elisabeth. C'est un échec. L'œuvre est mal reçue parce que la Malibran, souffrante ce soir-là, n'a pas été à la hauteur de sa réputation. Et qui plus est, dès le quatrième soir, on ne joue plus que l'acte I parce que les autres «&amp;nbsp;ont trop peu de succès&amp;nbsp;». Et pour couronner le tout, en janvier 1836, l'opéra est de nouveau interdit parce que la Malibran refuse de faire les modifications demandées par la censure (ne plus s'agenouiller entre autres) et persiste à respecter la version originale.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce parcours chaotique de l'opéra continuera pendant de nombreuses années, dans sa version milanaise d'abord, puis dans d'autres versions, modifiées, encore censurées, etc... Ce n'est qu'en 1991 qu'on redécouvrira l'œuvre dans son authenticité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avant d'aborder l'argument de l'opéra, il faut s'arrêter un instant sur les deux héroïnes de l'ouvrage. Dans les années 1830, continuait à perdurer dans l'art lyrique un usage fort à la mode auparavant&amp;nbsp;: le «&amp;nbsp;couplage&amp;nbsp;» de deux voix féminines. Par exemple, dans &lt;i&gt;Anna Bolena&lt;/i&gt;, on trouvait le couple Anna / Giovanna Seymour, dans &lt;i&gt;Norma&lt;/i&gt; Norma / Adalgisa... Bien sûr, le rôle de l'héroïne était toujours le plus important. Dans &lt;i&gt;Maria Stuarda&lt;/i&gt;, les deux reines ont la même importance, tant sur le plan musical que sur le plan dramatique. La structure tripartite, au niveau dramatique, est très révélatrice&amp;nbsp;: le premier acte est pour Elisabeth, le second est aux deux reines, le troisième est pour Marie. Le nombre d'airs dévolus à chacune est à peu près identique et les qualités vocales requises sont également identiques. Mais la comparaison entre les deux rôles ne se limite pas à une simple opposition&amp;nbsp;: il serait facile de faire d'Elisabeth un bourreau sanguinaire et de Marie une pauvre victime de la haine de sa rivale. Ce serait réduire l'une et l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elisabeth est certes «&amp;nbsp;la reine vierge&amp;nbsp;», altière, mais c'est aussi une amoureuse qui s'exprime avec la gracieuseté d'une jeune fille et à qui sont imposées de redoutables vocalises. De même, Marie peu à peu perd de sa féminité vocalique pour devenir une sorte de martyre toute intériorisée, abandonnant la combativité pour la spiritualité élégiaque. Toutes deux évoluent au cours de l'œuvre, l'une passant de la fierté méprisante à l'amertume, la peur, l'hésitation, l'autre de l'agressivité, la violence, la grossièreté (dans la confrontation) à l'apaisement final. Face à elles, les rôles masculins, même s'ils sont traités avec une certaine finesse, restent malgré tout en deçà et exigent de leurs interprètes d'indéniables qualités vocales et dramatiques pour les rendre consistants.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/02/01/957124959.2.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0003.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2079206&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Parmi les grandes interprètes modernes de Marie, citons&amp;nbsp;Leyla Gencer, Montserrat Caballé, &lt;em&gt;Joan Sutherland&lt;/em&gt;, Janet Baker, Beverly Sills, Edita Gruberova...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour Elisabeth&amp;nbsp;: Largement en tête, et de loin, Shirley Verrett, suivie de Eileen Farrell, Viorica Cortez, Agnès Baltsa...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(1) Extrait de la revue &lt;i&gt;Teatri, Arti et letteratura&lt;/i&gt; du 23 octobre 1834, cité par Chantal Cazaux dans la revue &lt;i&gt;l'Avant-scène Opéra&lt;/i&gt; n°225.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;ARGUMENT&amp;nbsp;: Acte I - Palais de Westminster.&lt;/b&gt; Des courtisans attendent l'arrivée de la reine Elisabeth qui doit unir les trônes de France et d'Angleterre par son mariage. En réalité, la reine aime un autre homme. La cour et Talbot la pressent d'être clémente envers sa cousine Marie Stuart, mais Cecil, l'âme damnée d'Elisabeth, lui rappelle qu'on ne peut pas faire confiance à l'ex reine d'Ecosse. Elle nomme Leicester ambassadeur en France et l'on comprend que c'est de lui qu'elle est amoureuse.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Talbot avoue à Leicester qu'il est allé au château de Fortheringay (prison de Marie) et que cette dernière a demandé l'aide de Leicester. On montre au jeune homme le portait de Marie&amp;nbsp;; frappé par sa beauté et touché par sa détresse, Leicester ne songe qu'à l'aider. La reine revient et demande à voir la lettre qu'il tient à la main. Elle réalise alors que Marie a non seulement des vues sur le trône d'Angleterre mais sur l'homme qu'elle aime. Leicester réussit à la persuader d'aller voir sa cousine à Fortheringay. (Rencontre imaginée par Schiller et qui n'a, dans la réalité, jamais eu lieu&amp;nbsp;!)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Le parc de Fortheringay&lt;/b&gt;&amp;nbsp;: Marie évoque avec sa suivante Anna les jours heureux vécus en France. Arrive l'équipage de la reine. Leicester conseille à Marie de se soumettre à Elisabeth et jure de la venger si la reine demeurait insensible à ses prières. Puis, il demande sa main à Marie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/02/01/1960030897.2.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0004.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2079210&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Entrée d'Elisabeth&amp;nbsp;: c'est la célèbre scène de la confrontation des deux reines&amp;nbsp;: chaque personnage présent sur scène exprime d'abord ses sentiments dans un sextuor très donizettien. La première à parler est Elisabeth, qui constate que sa cousine n'a rien perdu de sa fierté et de son orgueil. Marie se force à s'agenouiller devant elle et à implorer son pardon. Mais, accusée d'avoir trahi et d'avoir assassiné son époux, elle se révolte et insulte la reine, la traitant de «&amp;nbsp;figlia impura di Bolena&amp;nbsp;» et de «&amp;nbsp;bastarda&amp;nbsp;». Elisabeth, folle de rage, la condamne à mort. &lt;em&gt;Photo : Bianca Berini (Elisabeth) Montserrat Caballé (Marie)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;ACTE II - Palais de Westminster.&amp;nbsp;&lt;/b&gt; Elisabeth n'a pas encore signé l'ordre d'exécution de Marie. Elle hésite, tergiverse, se demandant si elle a choisi la bonne solution et si cette décision ne va pas se retourner contre elle. La vue de Leicester, qu'elle soupçonne d'aimer Marie et les pressions de Cecil viennent à bout de ses hésitations. Elle ordonne à Leicester d'assister à l'exécution.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Château de Fortheringay.&lt;/b&gt; Cecil informe Maria de la sentence. Elle refuse les services d'un prêtre anglican et se confesse au loyal Talbot. Marie croit voir le fantôme de son second mari et nie avoir été complice dans l'assassinat de Rizzio, le favori et secrétaire de son mari, que ce dernier avait fait assassiner avant de l'être à son tour. Elle rejette la responsabilité sur la jalousie d'Elisabeth.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les partisans de Marie s'indignent mais Anna leur reproche de troubler les derniers moments de leur maîtresse. Celle-ci adresse une prière pathétique à Dieu. Le premier des trois coups de canon annonçant l'exécution se fait entendre. Cecil vient dire à Marie qu'Elisabeth lui accorde une dernière volonté. Marie demande qu'Anna l'accompagne aux marches de l'échafaud. Le second coup de canon retentit et Leicester paraît. Le troisième coup retentit et Marie marche tête haute vers la mort.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;VIDEO 1&amp;nbsp;: La confrontation des deux reines&amp;nbsp;: Shirley Verrett (Elisabeth) - Leyla Gencer (Maria), Florence 1967.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Pour l'entendre et la voir avec Montserrat Caballé (Maria) et Bianca Berini (Elisabeth), cliquez &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=XO9AYNFaA-0&quot;&gt;ici.&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;VIDEO II - Scène finale de l'acte II&amp;nbsp;: Montserrat Caballé (Marie), Barcelonne 1979.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;object data=&quot;http://www.youtube.com/v/006NiekSouI&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/006NiekSouI&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;object data=&quot;http://www.youtube.com/v/gYwzQ6optW4&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/gYwzQ6optW4&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Prévisions astrologiques n°84</title>
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<updated>2009-11-01T09:28:40+01:00</updated>
<published>2009-11-01T09:28:40+01:00</published>
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<summary>      SEMAINE DU 22 AU 8 NOVEMBRE 2009     &amp;nbsp;  Chers lecteurs du dimanche...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/00/02/1180540229.jpg&quot; alt=&quot;Cochon en herbe.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2075163&quot; name=&quot;media-2075163&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;SEMAINE DU 22 AU 8 NOVEMBRE 2009&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;Chers lecteurs du dimanche et des autres jours, bonjour. Les prévisions astrologiques de cette semaine seront comment dire... condensées, dans la mesure où les cochons devins, sans prévenir, sont partis à la campagne pour profiter tranquillement de cette belle fin d'été de la Saint Martin. Alors que nous leur rendions une visite impromptue, nous avons eu la surprise de trouver l'Observatoire National d'Astrologie Porcine fermé à clef et un mot sur la porte nous informait succinctement que vu le beau temps, les astrologues avaient décidé de se mettre au vert... pour une semaine.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Cela dit, grâce à la merveilleuse invention qui s'appelle Internet, nous avons reçu ce matin dans notre boite mail les prédictions réalisées avant leur départ. Ils avaient prétendument «&amp;nbsp;oublié&amp;nbsp;» de nous les envoyer... Sans commentaire.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Les voici donc, telles qu'elles nous sont parvenues, nous n'avons pas changé une seule virgule à ce qu'ils ont écrit. Nous espérons simplement que celles de la semaine prochaine seront un peu plus conséquentes...&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;Bonne semaine astrale.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;STAR DE LA SEMAINE&amp;nbsp;: &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Sagittaire&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: Vive le Roi&amp;nbsp;! (Et la Reine, évidemment.)&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;BELIER&amp;nbsp;: Prenez garde à un Mercure hostile qui vous brouille les idées. Cela dit, la situation est-elle nouvelle&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;TAUREAU&amp;nbsp;: Chantez et dansez du moins jusqu'à jeudi. Après, ce sera une autre paire de manche.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;GEMEAUX&amp;nbsp;: Continuez vos exercices physiques, ils sont censés vous réussir. Dans quel domaine, ça, mystère.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;CANCER&amp;nbsp;: Faites ce que vous voulez, les astres se fichent complètement de vous.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;LION&amp;nbsp;: Soyez sage et ne faites pas de bruit, Mars vous déteste, ce n'est pas le moment de lui rappeler votre existence.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #33cccc;&quot;&gt;VIERGE&amp;nbsp;: Promenez-vous dans les bois, ça changera des rues de votre ville.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;BALANCE&amp;nbsp;: Inutile de regarder votre porte-monnaie avec une telle intensité, même avec une pompe à vélo, vous n'arriverez pas à le regonfler.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;SCORPION&amp;nbsp;: Soyez altruiste et faites plein de BA. Votre âme scout a de quoi s'épanouir cette semaine.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;SAGITTAIRE&amp;nbsp;: Votre signe est tout rouge. C'est &amp;nbsp;une très bonne nouvelle, accueillez-là comme il se doit. En bref, vous êtes le roi du zodiaque.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #993366;&quot;&gt;CAPRICORNE&amp;nbsp;: Prenez un abonnement à la SNCF, cela vous reviendra moins cher. Et ne vous empiffrez pas de cassoulet, c'est mauvais pour le cholestérol.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #333300;&quot;&gt;VERSEAU&amp;nbsp;: Beaucoup d'air pour pas grand-chose. Mercure vous gonfle d'autosatisfaction et on se demande bien pourquoi.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;POISSONS&amp;nbsp;: Gare à Vénus qui vous rend très peu séduisant(e) parce qu'elle a décidé de vous ennuyer. Restez loin des lieux de drague sinon votre ego va en prendre un coup.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Porky</name>
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<title>Contes de l'ordi sacré : Gudule au centre de la terre 17</title>
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<updated>2009-10-31T09:56:40+01:00</updated>
<published>2009-10-31T09:56:40+01:00</published>
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<summary>      EPISODE 17&amp;nbsp;: Où l'on retrouve avec un plaisir indicible la...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/01/01/968330545.jpg&quot; alt=&quot;20090404PHOWWW00160.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2073497&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;EPISODE 17&amp;nbsp;: Où l'on retrouve avec un plaisir indicible la Marsupilania's band qui n'est pas au bout de ses surprises et où l'on fait la connaissance des forces de l'ordre du centre de la terre.&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pendant que le caribou fou cherchait le meilleur endroit pour cramer le ventre de la baleine (et cela malgré les supplications de Jonas, qu'on finit d'ailleurs par assommer parce qu'il devenait vraiment pénible), les héros (positifs) de cette histoire (idiote) continuaient leur déambulation dans les couloirs du centre de la terre, conduits par la SFM, dite la Femme Maigre, toujours accompagnée de son baquet et de sa planche à laver salvateurs. (C'est fou le nombre d'objets magiques qu'on trouve dans ce conte&amp;nbsp;!)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le vaillant Masque de fer commençait à ressentir une certaine fatigue&amp;nbsp;: porter sous un bras la planche à laver et dans une main le baquet rédempteur n'était finalement pas une sinécure. Il eût bien voulu déposer son fardeau -ou le refiler à quelqu'un d'autre- mais chaque tentative pour attendrir ses compagnons se soldait par un cuisant échec. «&amp;nbsp;Quand on est connement galant, on subit&amp;nbsp;», avait dit Myxomatose&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;Tu ne t'imagines tout de même pas qu'une Princesse de conte de fée va porter un baquet&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» avait demandé la Belle Monogramme, indignée que l'idée même de lui demander ce genre de service eût pu traverser le cerveau de l'amoureux ahuri. «&amp;nbsp;Un Prince Charmant a autre chose à faire qu'à se trimballer avec une planche à laver&amp;nbsp;», avait affirmé Logarithme avec un sourire éblouissant. Le caribou magique avait expliqué qu'il devait absolument avoir les pattes libres au cas où un danger surgirait, Multimédia s'était réfugiée derrière la pauvreté musculaire de ses petits bras et Marsupilania avait fait semblant de ne pas entendre, tactique qui avait fait depuis longtemps ses preuves et qu'elle appliquait dans toutes les situations un peu embarrassantes. Le pauvre ex prisonnier de Sainte Marguerite fut donc obligé de subir les conséquences de son inconséquente proposition, et cela d'autant plus que la femme maigre, son idéal féminin (&amp;nbsp;!), ne cessait de tourner vers lui des regards enamourés qui faisaient se tordre cette moqueuse de Princesse de conte de fée.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle ne se tordit pas très longtemps car au détour d'un couloir apparut une sorte de monstre à dix têtes et dix bras. Avec un parfait accord, les membres de la troupe poussèrent un hurlement de terreur. Le monstre recula aussitôt. Seule la femme maigre ne parut pas autrement émue par cette rencontre. Elle leva une main en direction de la chose. «&amp;nbsp;Salut, monstre innommable, dit-elle. J'ai su comment tu t'appelais mais cela ne m'est pas resté dans la mémoire. Comment vas-tu&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Je vais très bien, dit l'une des dix têtes. Et je rappelle que mon nom est &amp;nbsp;«&amp;nbsp;monstre décacéphale&amp;nbsp;». Ce n'est pourtant pas compliqué à retenir&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Pour moi, si, affirma la femme maigre. Mon cerveau est à l'image de mon corps.&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Ca, il y a longtemps qu'on l'avait compris&amp;nbsp;», grommela la Belle Monogramme, remise de son émotion. «&amp;nbsp;A quoi sert cet engin finalement désopilant&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» demanda Marsupilania en allumant un cigare. Elle envoya sa fumée au nez du monstre qui éternua. «&amp;nbsp;Tu ne sais pas lire, non, outrecuidante analphabète&amp;nbsp;? aboya une autre tête. Il y a des panneaux partout&amp;nbsp;: &lt;i&gt;No Smoking&amp;nbsp;&lt;/i&gt;!&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Je vais te confier quelque chose, répondit paisiblement Marsupilania. Ce genre d'interdiction, je m'assois dessus&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle n'aurait pas dû dire cela. La tête ouvrit grand la bouche et un torrent d'eau froide en jaillit et alla asperger notre héroïne qui se retrouva trempée des pieds à la tête. «&amp;nbsp;Ah, le con&amp;nbsp;! s'exclama-t-elle en s'ébrouant. Non seulement il a éteint mon cigare, mais maintenant je ruisselle&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Tu veux que je te prête un séchoir&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» demanda une troisième tête et des langues de feu, fort menaçantes, apparurent au coin de sa bouche.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La femme maigre leva une fois encore la main. «&amp;nbsp;Stop&amp;nbsp;! ordonna-t-elle. Monstre décamachin, je t'ordonne de laisser mes amis en paix, sinon je lance sur toi la planche à laver magique&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Alors fais en sorte qu'ils respectent nos lois, répondit une quatrième tête. Tu sais très bien que mon rôle est de vérifier que cet endroit ne devient pas une réplique du monde d'en haut.&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;C'est-à-dire&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» demanda ingénument Myxomatose. «&amp;nbsp;C'est-à-dire, tête de nœud, un abominable merdier où tout le monde fait n'importe quoi.&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;J'avais pourtant eu l'impression que c'était le cas&amp;nbsp;», murmura la Princesse. «&amp;nbsp;Donc, cette chose est une sorte de... police du centre de la terre&amp;nbsp;? demanda Multimédia. Elle fait régner l'ordre à elle toute seule. Ce n'est pas une mauvaise idée. Dix têtes et dix bras pour un corps, vous imaginez les économies qu'on ferait&amp;nbsp;! On pourrait même augmenter le nombre de bras, ça réduirait d'autant plus nos impôts...&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le caribou magique estima de son devoir d'intervenir. «&amp;nbsp;Monstre décacéphale, dit-il courtoisement, comme tu le vois, à présent que le cigare est éteint, nous ne sommes plus hors la loi. Pourrais-tu nous laisser passer afin que nous poursuivions notre route&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Les têtes s'inclinèrent. Puis, la dernière prit la parole. «&amp;nbsp;Je sais que vous cherchez Gudule la Nulle et ses compagnons. Ils sont pour l'instant dans le ventre de la baleine mais ils ne vont pas tarder à réapparaître. Seulement, ils ont avec eux l'atroce Jo la Fine et son escabeau démoniaque.&amp;nbsp;» La femme maigre frissonna, pâlit, blêmit puis rougit. Nos amis observèrent avec un certain intérêt cette étrange succession de couleurs sur son visage. «&amp;nbsp;Qui est Jo la Fine&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» interrogea le Prince Charmant. «&amp;nbsp;Une immonde poufiasse envoyée ici pour désespérer l'espèce humaine&amp;nbsp;», répliqua la femme maigre et la Belle Monogramme ne put s'empêcher de rétorquer «&amp;nbsp;rien que ça&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;Mais avec tes instruments magiques, tu peux l'affronter, continua la dernière tête à l'intention de la femme maigre. Le combat sera certes épuisant, mais si tu sais être maligne, tu le gagneras. Je dois néanmoins vous accompagner pour être sûr qu'il sera loyal.&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;L'escabeau est puissant&amp;nbsp;», murmura la femme maigre. «&amp;nbsp;Certes, mais il a une certaine tendance à être un peu récalcitrant&amp;nbsp;», dit la tête. «&amp;nbsp;Alors que ton baquet et ta planche à laver sont de fidèles serviteurs&amp;nbsp;», ajouta la cinquième tête.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Bon, on attend quoi, là&amp;nbsp;? interrogea soudain Marsupilania, encore un peu détrempée. On bavarde, on bavarde, mais l'heure tourne et nous n'arriverons jamais à coincer cette sorcière&amp;nbsp;! Il faut s'en débarrasser avant que le caribou maléfique ne vienne lui aussi mettre son nez dans nos affaires&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Il serait peut-être une aide précieuse&amp;nbsp;», avança Multimédia. «&amp;nbsp;A condition qu'il soit d'une humeur positive&amp;nbsp;», dit le caribou magique qui semblait assez peu convaincu par cette hypothèse.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les dix bras du monstre se tendirent vers l'extrémité du couloir. «&amp;nbsp;Allez, dit-il. Passez devant. Je fermerai la marche. Le combat entre Jo la Fine et la SFM aura lieu sur la plage et Son Excellence le Caribou Maléfique décernera le titre de championne à celle qui sera victorieuse.&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Dire que notre avenir -que dis-je, notre vie&amp;nbsp;!- est entre les mains de ce tas d'os&amp;nbsp;! glissa la Belle Monogramme à l'oreille de son Prince alors que l'on se mettait en marche. Ca me rend un peu nerveuse, je l'avoue.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(A suivre)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;(La Belle Monogramme a-t-elle raison de s'inquiéter&amp;nbsp;? Le combat aura-t-il lieu&amp;nbsp;? La femme maigre sera-t-elle à la hauteur&amp;nbsp;? On connaît Jo la Fine et sa manie de claquer des doigts pour que dalle. Mais si cette fois ça marchait&amp;nbsp;? Et si l'escabeau décidait soudain de lui obéir&amp;nbsp;? Que deviendraient nos héros&amp;nbsp;?... Voilà bien le genre de questions qui n'a pour l'instant aucune réponse...)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Un caractère trop faible</title>
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<summary> Il était une fois un vieux paysan qui vivait du rapport des quelques mous de...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il était une fois un vieux paysan qui vivait du rapport des quelques mous de champ qu'il cultivait lui-même. C'était un homme sans caractère, mais qui prenait sa faiblesse pour une humeur paisible.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un jour, on vint lui dire :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Votre voisin a mené sa vache dans votre champ ; elle a piétiné vos plants de riz.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Il ne l'aura pas fait exprès, répondit le vieux paysan. Je ne peux pas lui en vouloir.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le lendemain, on vint lui dire :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Votre voisin est en train de moissonner le riz de votre champ.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Mon voisin n'a pas grand-chose à manger, expliqua le vieux paysan, mon riz est mûr avant le sien, qu'il en récolte un peu pour nourrir sa famille, cela ne tire pas à conséquence.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette humilité qui poussait toujours le vieux à faire des concessions rendit le voisin de plus en plus hardi ; celui-ci s'appropria une partie du champ du vieux voisin, et pour faire un manche à sa houe, coupa une branche à l'arbre qui ombrageait le tombeau des ancêtres du vieillard. Perdant patience, le vieux paysan vint lui demander des explications.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Pourquoi vous êtes-vous approprié une partie de mon champ ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Nos champs se tiennent, répondit le coquin, tous deux proviennent du même terrain inculte que nous avons défriché ; la ligne de démarcation n'a jamais été bien tracée. Vous me reprochez d'empiéter sur votre champ ? Mais c'est plutôt vous qui avez empiété sur le mien !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Mais tout de même, pourquoi avez-vous coupé des branches à l'arbre qui ombrage la tombe de mes ancêtres ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Et pourquoi n'avez-vous ps enterré vos ancêtres pus loin ? riposta l'autre. Cet arbre a des racines qui s'étendent sous mes terres et des branches qui s'étalent au-dessus de mon champ. Si je veux les ocuper, cela ne regarde que moi !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Devant tant de mauvaise foi, le paysan fut pris d'un tremblement de colère, mais sa faiblesse habituelle reprit le dessus et, saluant son voisin, il dit :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;&quot;Ce qui arrive est de ma faute, entièrement de ma faute ! Je n'aurais pas dû vous choisir comme voisin !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;Fable de la Chine Antique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La Somnambula</title>
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<updated>2009-10-29T08:48:40+01:00</updated>
<published>2009-10-28T13:22:00+01:00</published>
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<summary>     Quand on prononce le nom de Bellini, on pense aussitôt à  Norma,  son...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/02/00/74234095.4.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0002.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2068313&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand on prononce le nom de Bellini, on pense aussitôt à &lt;i&gt;Norma,&lt;/i&gt; son ouvrage le plus connu, le plus fameux, sommet de l'art du bel canto, surtout lorsque l'on songe à l'extraordinaire dimension musicale et dramatique que Maria Callas conférera à ce rôle titre. Et pourtant, musicalement parlant, &lt;i&gt;La Somnambula&lt;/i&gt; est loin d'être une œuvre mineure.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Passons rapidement sur le livret&amp;nbsp;: on a rarement vu intrigue plus mince et livret plus naïf, que certains n'hésitent pas à qualifier de «&amp;nbsp;complètement idiot&amp;nbsp;». C'est peut-être aller un peu loin et être un peu dur. Mais ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il ne brille ni par la complexité, ni par la profondeur psychologique des personnages. En fait, l'opéra entier repose sur la musique et la voix de l'interprète principale.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Michel Parouty, dans son commentaire concernant l'enregistrement live de &lt;i&gt;Somnambula&lt;/i&gt; réalisé&amp;nbsp;en 1955 à la Scala (Callas dans le rôle d'Amina, mise en scène de Luchino Visconti) n'y va pas par quatre chemins quant aux exigences requises par le rôle titre&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Malheur aux présomptueuses, aux imprudentes ou aux inconscientes qui s'aventurent dans [l'} air d'entrée [d'Amina] avec une technique désinvolte&amp;nbsp;: il faut savoir tenir la ligne, éviter toute surcharge intempestive dans l'exubérance de la cabalette et montrer, dans l'ornementation, du tact et du goût&amp;nbsp;; car c'est une jeune paysanne heureuse et quelque peu naïve qui s'exprime ici de façon touchante et non une coquette&amp;nbsp;!&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» C'est dire si, avant d'aborder Amina, la prima dona a tout intérêt à se montrer humble et à travailler, travailler, travailler...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On a dit de &lt;i&gt;Somnambula&lt;/i&gt; qu'elle ressemblait de façon frappante à son créateur&amp;nbsp;: pas le personnage, bien sûr, mais l'œuvre. Ce Sicilien arrogant et quelque peu dandy, distingué, racé, cache néanmoins en lui une sensibilité, une douceur et une poésie qui vont pleinement s'exprimer dans cet opéra. L'ouvrage &amp;nbsp;a tout de la fantaisie pastorale, «&amp;nbsp;qui semble faire de la légèreté une vertu première&amp;nbsp;» (1). Ce n'est pas un hasard si Visconti, mettant en scène Callas à la Scala, l'a revêtue d'un costume de ballerine. La musique est si légère qu'on croirait voir une danseuse faisant des pointes sur les vocalises.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Peut-être aussi cette notion de légèreté, voire de transparence, tient-elle au personnage d'Amina&amp;nbsp;: égarée dans un univers onirique qui ressemble à celui de la Belle au Bois Dormant, Amina n'attend que son Prince Charmant pour se réveiller et revenir à la réalité. Il ne s'agit nullement, pendant ses «&amp;nbsp;crises&amp;nbsp;» de somnambulisme, de folie semblable à celle de Lucia de Lamermoor&amp;nbsp;; c'est plutôt une «&amp;nbsp;absence&amp;nbsp;» et c'est l'amour qui la ramènera dans le monde réel. Le malentendu qui avait provoqué la rupture avec son bien-aimé sera dissipé et Amina lavée de tout soupçon d'infidélité&amp;nbsp;: de toutes façons, infidèle, elle ne peut pas l'être, puisque «&amp;nbsp;ses sentiments sont comme elle, simples et sans détour&amp;nbsp;». (1)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'action est censée se dérouler en Suisse&amp;nbsp;; une Suisse très particulière, qui ressemble à un chromo pastoral, où tout est si tranquille que même la méchanceté baisse sa garde et n'est qu'esquissée. D'accord, Rodolfo n'est pas exempt d'un désir peu «&amp;nbsp;catholique&amp;nbsp;» envers Amina&amp;nbsp;; d'accord, Elvino est jaloux et Lisa mesquine&amp;nbsp;; mais tout cela ne porte pas à conséquence puisque «&amp;nbsp;tout est bien qui finit bien&amp;nbsp;». En ce sens, La &lt;i&gt;Somnambula&lt;/i&gt; est une comédie, et cela change un peu des drames sanglants qui font les beaux jours des théâtres lyriques.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Revenons quelques instants sur le livret, non pour finir de l'assassiner, mais pour en éclairer un peu l'origine. Son auteur, Felice Romani, travailla avec de nombreux compositeurs (Auber, Donizetti, Meyerbeer, pour ne citer qu'eux...) et ce livret est le résultat d'adaptations précédentes. L'ouvrage d'origine est un vaudeville écrit par Eugène Scribe et Delavigne&amp;nbsp;; l'argument -fort mince- de cette pièce a ensuite été repris par Scribe pour un ballet et c'est de ce dernier ouvrage que Romani a tiré le livret de &lt;i&gt;Somnambula&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On peut se demander pourquoi Bellini, en cette année 1831 où allait être créée à la Scala &lt;i&gt;Norma&lt;/i&gt;, a choisi de mettre en chantier ce projet. En fait, c'est un événement assez inattendu qui permet à l'opéra de voir le jour&amp;nbsp;: Bellini avait signé avec le Theatro Carcano de Milan un contrat pour un nouvel ouvrage qui devait être créé au début de l'année 1831. Pendant l'été 1830, Bellini et Romani avaient choisi d'adapter le drame de Hugo &lt;i&gt;Hernani&lt;/i&gt;. Mais la censure étant intervenue (pour des raisons liées à la politique), il fallut choisir un autre sujet, et vite, car l'interdiction tomba en décembre 1830 et la création était prévue pour février 1831. Et on se focalisa finalement sur &lt;i&gt;Somnambula&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'ouvrage fut créé le 6 mars 1831, avec une éblouissante distribution&amp;nbsp;: la basse Luciano Mariani tenait le rôle de Rodolfo, le ténor Giovanni Battista Rubini celui d'Elvino. Quant à Amina, c'était rien moins que l'immense cantatrice Giuditta Pasta, rivale de la Malibran, qui l'interprétait. Soirée exceptionnelle, et triomphale. Mais, à l'instar de presque toutes les œuvres belcantistes, &lt;i&gt;Somnambula&lt;/i&gt; finit par tomber dans l'oubli et ne revint sur le devant de la scène que dans les années 1950, grâce à Maria Callas. Mais ce n'est pas l'œuvre de Bellini la plus fréquemment montée&amp;nbsp;: cela tient-il à la difficulté de trouver une cantatrice capable de «&amp;nbsp;passer&amp;nbsp;» les redoutables vocalises d'Amina et d'en assumer, sans sombrer dans l'excès ou le ridicule, le côté aérien&amp;nbsp;? Au goût d'un public moderne qui préfère les accents tragiques de Norma ou&amp;nbsp; de la Lucia de Donizetti à l'élégie de &lt;i&gt;Somnambula&lt;/i&gt;&amp;nbsp;? Allez savoir...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/00/01/1137492543.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0001.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2068319&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce billet ne serait pas complet s'il omettait d'évoquer la reprise de l'ouvrage en 1955 et l'interprétation de Callas. (Disponible en CD, courez vite l'acheter, c'est un sommet.) Les aficionados de la cantatrice ont des raisons de s'en souvenir puisque ce rôle est certes lié à son spectaculaire amaigrissement et à sa nouvelle silhouette mais surtout à la magnifique production qui réunissait outre Callas, Léonard Bernstein au pupitre de l'orchestre de la Scala, Visconti pour la mise en scène et Piero Tosi pour les décors et les costumes. Si Amina ne fut pas le plus grand rôle de Callas (on se souvient surtout de Norma et de Tosca), il fut cependant une de ses plus belles créations -ou plutôt re-créations. Voici ce que dit Piero Tosi, cité par Michel Parouty&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;Décor et atmosphère étaient presque métaphysiques. La moitié de la scène était éclairée par la lune, l'autre moitié plongée dans la pénombre. Callas entrait, venant de l'arrière, telle une sylphide évoluant sur un rayon de lune. Elle traversait la scène sur la diagonale de lumière, rêvant en chantant à son fiancé, s'imaginant en train de gravir les marches de l'église le jour de ses noces. Elle était merveilleuse. Lorsque le comte touchait son épaule, elle s'affaissait sur le sol, mais très doucement, ses jambes croisées comme l'aurait fait Margot Fonteyn. Après cela elle devait reposer sur un divan et sa pose évoquait très exactement le style Louis-Philippe. Du pur 1830.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le soir de la première, lors de l'air final &lt;i&gt;Ah&amp;nbsp;! Non giunge,&lt;/i&gt; «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Visconti, comme pour couronner Callas reine de la Scala tandis qu'elle chantait le bonheur retrouvé d'Amina, fit illuminer la salle, jusqu'au lustre central, cependant que des centaines de fleurs étaient lancées sur la scène pour honorer et remercier une musicienne d'exception.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» (1)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(1) Michel Parouty.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/02/02/957124959.3.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0003.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2068325&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Maria Callas et Luchino Visconti lors des répétitions à la Scala de &lt;em&gt;La Somnambule&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;ARGUMENT&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;ACTE I - Dans un village suisse, au début du 19&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle. La place du village.&lt;/b&gt; C'est la liesse générale car on célèbre le contrat de mariage entre Amina, orpheline élevée par Térésa, la propriétaire du moulin du village et Elvino, jeune propriétaire terrien. Ces préparatifs excitent la jalousie de Lisa, la tenancière de l'auberge, car elle est amoureuse d'Elvino. Les attentions dont Alessio l'entourent sont très mal venues. Amina arrive et chante son air d'entrée. On signe le contrat et Elvino, au cours d'un duo, passe un anneau au doigt d'Amina.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Entre un étranger en habit d'officier qui souhaite qu'on nourrisse ses chevaux avant de se rendre au château. La route est mauvaise et la nuit approche. Sur les conseils des villageois, auxquels se joint Lisa, l'étranger accepte de rester à l'auberge pour la nuit. En fait, il s'agit de Rodolfo, le seigneur du château. Il se rappelle les scènes de son enfance et s'adresse à Amina de façon fort galante. Elvino est loin d'être content que l'étranger s'intéresse à son épouse et Térésa recommande à tout le monde de rentrer chez soi car on dit que le village est hanté par un fantôme. L'étranger traite ces superstitions avec légèreté et rentre dans l'auberge avec Lisa. Elvino reproche à Amina sa coquetterie mais ils se réconcilient.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;La chambre de Rodolfo à l'auberge.&lt;/b&gt; Il entre, accompagné de Lisa qui joue les coquettes. Les villageois savent à présent qui il est et ils vont venir lui présenter leurs respects. Un bruit se fait entendre&amp;nbsp;: Lisa quitte précipitamment la chambre, laissant tomber son mouchoir que ramasse Rodolfo et qu'il accroche au montant de son lit. Amina entre par la fenêtre, vêtue de blanc. Rodolfo réalise aussitôt qu'elle est somnambule et que son état a provoqué la légende du fantôme. Pendant son sommeil, Amina parle de son mariage, de la jalousie d'Elvino, de leur querelle et Rodolfo, qui craint de l'embarrasser par sa présence si elle se réveillait, sort par la fenêtre et la referme derrière lui. Toujours endormie, Amina s'effondre sur le lit.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les villageois entrent pour saluer Rodolfo. Ils distinguent la silhouette d'une femme sur le lit. Lisa entre avec une chandelle et montre à Elvino Amina endormie. Cette dernière se réveille et sa confusion est pour Elvino la preuve de sa culpabilité. Il la renie et tous, sauf Térésa, partagent ses soupçons. Térésa prend le mouchoir et le noue autour du cou d'Amina qui s'évanouit dans ses bras quand Elvino la rejette.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;ACTE II&amp;nbsp;: Une vallée entre le village et le château.&lt;/b&gt; Les villageois se rendent au château pour demander à Rodolfo d'intervenir auprès d'Elvino pour Amina. Elvino rencontre Amina et, furieux, lui arrache l'anneau qu'il lui avait passé au doigt.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Le village, près du moulin de Térésa.&lt;/b&gt; &amp;nbsp;Lisa a réussi à convaincre Elvino de l'épouser. Les préparatifs ont commencé. Rodolfo essaie de convaincre Elvino qu'Amina n'est pas coupable puisqu'elle est somnambule, mais Elvino n'a jamais entendu parler de somnambulisme et ne le croit pas. Térésa demande aux villageois de faire moins de bruit car Amina dort dans le moulin. Puis, apprenant qu'Elvino a décidé d'épouser Lisa, elle sort de sa poche le mouchoir oublié par Lisa qu'elle a trouvé près du lit de Rodolfo. Lisa est gênée, Elvino a l'impression qu'elle aussi l'a trahi. Rodolfo affirme une fois de plus l'innocence d'Amina.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est alors qu'Amina, en chemise de nuit et lampe à la main, émerge d'une lucarne du moulin. Endormie, elle traverse la passerelle qui enjambe la roue du moulin. Les villageois prient pour qu'elle le franchisse sans mal. Sa lampe lui échappe et tombe dans le torrent. Elle parvient cependant sans encombre à l'autre extrémité. Elle s'avance vers l'endroit où se tiennent Rodolfo et les villageois, s'agenouille et prie pour Elvino. Puis elle évoque la bague qu'il lui a reprise et tire de son corsage les fleurs qu'il lui avait données le jour précédent. Elvino remet doucement l'anneau à son doigt et s'agenouille devant elle. Elle s'éveille&amp;nbsp;; il lui tend les bras et implore son pardon. Il est prêt à la mener à l'autel.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;VIDEO 1&amp;nbsp;: Acte I, air d'entrée d'Amina - Maria Callas, live Scala 1955&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;VIDEO 2&amp;nbsp;: Acte II, les deux airs finaux d'Amina, Maria Callas, enregistrement studio.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;object data=&quot;http://www.youtube.com/v/ss65ufiNhc0&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/ss65ufiNhc0&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;object data=&quot;http://www.youtube.com/v/7egCC9H6FUo&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/7egCC9H6FUo&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Dame Anastasie n'est pas morte</title>
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<updated>2009-10-27T10:03:24+01:00</updated>
<published>2009-10-27T09:48:00+01:00</published>
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<summary>     Petit jeu, juste pour introduire le sujet. Qu'est-ce que les...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/02/01/1579039775.jpg&quot; alt=&quot;censure1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2065871&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Petit jeu, juste pour introduire le sujet. Qu'est-ce que les journalistes et les écrivains du 19&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle appelait de ce joli nom&amp;nbsp;?...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La guillotine&amp;nbsp;? Faux. C'était (même au 20&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;) «&amp;nbsp;la veuve&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La syphilis&amp;nbsp;? Et puis quoi, encore&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'Impératrice des Français&amp;nbsp;? N'importe quoi&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'était tout simplement la Censure.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et Dame Anastasie, qu'on croyait enterrée définitivement, est sortie subrepticement de sa tombe et revient hanter le misérable monde dans lequel nous vivons.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On le sait déjà, me direz-vous. Et vous ne faites qu'enfoncer des portes ouvertes&amp;nbsp;: qu'est-ce que le «&amp;nbsp;politiquement correct&amp;nbsp;» sinon un avatar de Dame Anastasie&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Oui, oui, je suis d'accord. L'ennui, c'est que cette chère Anastasie vient de franchir les portes d'un endroit où elle ne devrait jamais avoir droit de cité, à savoir... l'école, ou plus exactement le lycée. Et Dame Anastasie s'est réincarnée dans des gens classe moyenne mais qui s'imaginent être classe supérieure, bêtes à manger du foin, incultes à un point difficilement imaginable et bardés de préjugés qui datent de... oh, plus que ça encore.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Notre bien aimée Zaza Blondina s'est heurtée en cette fin de moitié de trimestre à Anastasie au cours d'une rencontre parents / professeurs de seconde. Et votre serviteur a eu l'honneur de rencontrer la même Dame Anastasie dans une classe de BTS...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Zaza Blondina a commis un crime impardonnable aux yeux d'Anastasie&amp;nbsp;: elle a osé faire étudier à des élèves de seconde le recueil de nouvelles &lt;i&gt;La Ronde&lt;/i&gt; de JMG Le Clezio, prix Nobel de littérature...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Saviez-vous que c'est ni plus ni moins qu'un scandale&amp;nbsp;? Faire étudier Le Clezio relève de la pornographie (si, si, on croit rêver mais cela a été dit...) et c'est une incitation à la violence et cela risque de traumatiser les pauvres chéris à qui Zaza Blondina essaie de donner un minimum de culture. Et pour rendre son cas encore plus indéfendable, Zaza Blondina a osé poursuivre son étude avec la notion de «&amp;nbsp;fait divers&amp;nbsp;» afin de leur montrer que les plus grandes œuvres littéraires (&lt;i&gt;Madame Bovary&lt;/i&gt; ou le &lt;i&gt;Rouge et le Noir&lt;/i&gt; pour ne citer qu'eux) sont en fait tirés de faits divers de leur époque.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«&amp;nbsp;C'est honteux&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» a déclaré Anastasie qui, pour la circonstance, avait pris la tronche (inénarrable) et le non cerveau (encore plus indescriptible) d'une connasse d'une des banlieues friquées de Lyon. On ne doit pas faire lire ça à des adolescents.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais pour que l'histoire soit complète, il faut savoir que l'intervention d'Anastasie se situe après celle de son compère Anastasien qui, lui, s'était servi du téléphone pour demander à Zaza Blondina d'arrêter le cours sur les faits divers parce que cela traumatisait son fils... Ah bon&amp;nbsp;?! vous exclamerez-vous. A ce point&amp;nbsp;? Mais pourquoi&amp;nbsp;? Parce qu'Anastasien occupe un poste important dans une entreprise qui a beaucoup fait parler d'elle il y a très peu de temps (pour des raisons fort peu glorieuses, tâchez de trouver le nom, peut-être que le nombre 25 vous mettra sur la piste...) et que son bambin risque de voir, sinon des nains partout, du moins des allusions au détour de chaque phrase.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;N'est-ce pas merveilleux, tout ça&amp;nbsp;? Bientôt, ce seront les parents d'élève qui se mêleront de dire aux enseignants ce qu'ils doivent étudier en littérature. Comme la plupart d'entre eux en sont restés à &lt;i&gt;Oui-Oui a une idée&lt;/i&gt;&amp;nbsp; (pas deux, ça risque d'être compromettant) et &lt;i&gt;Martine à la plage&lt;/i&gt;, les listes de bac ne risquent pas d'être surchargées... Parce que, si on suit le raisonnement d'Anastasie et d'Anastasien, il ne faut plus lire de bouquins tels que &lt;i&gt;Madame Bovary&lt;/i&gt; (ça peut donner de mauvaises idées), &lt;i&gt;le Rouge et le Noir&lt;/i&gt; (scandaleux, ce type qui tire sur une innocente, et en pleine église, encore&amp;nbsp;!) &lt;i&gt;A la recherche du temps perdu&lt;/i&gt; (non mais attendez, là, vous avez vu les mœurs qu'il a, le Charlus&amp;nbsp;?), &lt;i&gt;Thérèse Desqueyroux&lt;/i&gt; (une femme qui empoisonne son mari, c'est horrible&amp;nbsp;!), sans parler bien sûr de Zola et de &lt;i&gt;Germinal&lt;/i&gt; (par exemple) parce que, franchement, les scènes d'émeute des mineurs sont absolument épouvantables.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et comme si cela ne suffisait pas, certains étudiants eux-mêmes se déguisent en Anastasie et se mettent à protester parce qu'on ose leur projeter des films «&amp;nbsp;indécents&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Quel film&amp;nbsp;? demanderez-vous en fronçant les sourcils. (Parce qu'on ne sait jamais...) Celui de Martin Scorcèse, &lt;i&gt;After Hours&lt;/i&gt; dans le cadre de l'étude d'un thème portant sur l'univers urbain. Votre malheureux Porky ne pensait pas que la découverte du New-York nocturne et de sa faune un peu bizarre pouvait à ce point traumatiser deux jeunes étudiantes au demeurant fort sympathiques, mais qui sont sorties en plein milieu parce que vraiment, elles étaient «&amp;nbsp;scandalisées, jamais elles n'avaient vu cela, des prostituées... C'était horrible.&amp;nbsp;» (Je précise qu'il n'y a aucune prostituée dans le film, seulement des gens un peu paumés et un peu bizarres...)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Que voulez-vous faire face à ça&amp;nbsp;? Ou bien vous baissez les bras en vous disant qu'après tout, si on veut rendre les adolescents encore plus bêtes qu'ils ne sont et leur cacher la réalité du monde dans lequel ils vivent, cela ne regarde qu'eux et leurs parents. Ou bien vous continuez de faire ce que vous avez décidé de faire, sans tenir compte des avis d'Anastasie&amp;nbsp;; et il faut alors vous attendre à subir quelques avanies.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Non, Dame Anastasie n'est vraiment pas morte. La preuve&amp;nbsp;: elle parle encore.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais nous ? Combien de temps nous reste-t-il avant d'avoir la bouche définitivement close ?....&lt;/p&gt;
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