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28 novembre 2008

The innocents

EN COMPLEMENT AU BILLET CONCERNANT LE TOUR D'ECROU

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L'oeuvre de Henry James a également connu des adaptations cinématographiques et télévisées. Le film le plus connu retraçant l'histoire de cette malheureuse gouvernante est celui tourné en 1961 à Hollywood par Jack Clayton avec Deborah Kerr dans le rôle de la gouvernante. Il suit fidèlement le roman et ne masque pas l'ambiguité des rapports entre les personnages, bien au contraire. Certaines scènes ouvrent même des perspectives d'interprétation qui donnent à l'oeuvre un sens particulier et confèrent à la gouvernante un aspect totalement névrotique. Le refoulement semble même évident dans la scène finale... Et le titre, quelque part, semble fonctionner en antiphrase...

Voici une vidéo montrant quelques extraits du film. Dans l'ordre, on verra :

- L'entretien avec l'oncle / tuteur au début du film ; L'arrivée à Bly ; Une séquence consacrée à Flora ; L'arrivée de Miles ; La première apparition de Quint en haut de la tour ; les jeux de Flora et Miles et notamment la séquence du poème récité par Miles qui, dans l'opéra, est devenu la chanson "Malo" ; la scène nocturne entre Miles et la gouvernante et le baiser pas du tout innocent de Miles ; l'apparition de Miss Jessel. La vidéo se termine sur le générique.

L'extrait est bien sûr en anglais et il n'y a pas de sous-titres. Mais pour qui possède des rudiments de la langue anglaise, les dialogues sont facilement compréhensibles.

12 novembre 2008

Une belle fille comme moi

Désolé, ce n'est pas le scoop du siècle car je n'ai pas encore changé de sexe... Et plutôt que de parler de moi -sujet certes palpitant mais dont on a au fond vite fait le tour- je préfère évoquer le film de Truffaut et son actrice principale, à savoir Bernadette Lafont.

Même si je ne fais pas partie du fan club de François Truffaut ou de celui de Bernadette Lafont, j'avoue que le film en question est un de mes préférés, bien qu'il ne soit pas considéré comme un chef d'oeuvre du septième art par les cinéphiles. Il a la même verve, la même drôlerie, la même insolence que La fiancée du pirate de Nelly Kaplan, et il offre de la nature humaine une vision aussi pessimiste -mais exacte, hélas.

Sorti en 1972, Une belle fille comme moi raconte l'histoire d'un jeune étudiant en sociologie, Stanislas (joué par André Dussolier dont c'est la première apparition à l'écran), qui, pour les besoins d'une étude, va interviewer en prison une détenue, Camille Bliss (Bernadette Lafont), emprisonnée pour meurtre. Tout en lui racontant les différents épisodes de sa vie (loin d'être banale) qui l'ont menée à sa situation présente, Camille essaie de et parvient à convaincre Stanislas de son innocence. Ce dernier, aidée de sa secrétaire (amoureuse de lui), met la main sur la preuve de cette innocence. Camille est libérée, et Stanislas, amoureux fou d'elle, ne la lâche plus d'une semelle. Hélas pour lui, il n'a pas compris à qui il avait affaire et le pauvre se retrouve accusé du meurtre du mari de Camille (joué par Philippe Léotard) -meurtre perpétré par Camille elle-même- et le film s'achève de la façon la plus ironique qui soit, sur la vision de Stanislas balayant la cour de la prison tandis que Camille parade au bras d'un député, que la secrétaire de Stanislas (jouée par Anne Kreiss dont c'est aussi la première apparition à l'écran) continue de taper à sa machine et que s'élève en fond sonore la voix de Rina Ketty chantant "J'attendrai..."

Il est vrai que les personnages de Une belle fille comme moi ne sont pas tous reluisants ; que le rôle joué par Bernadette Lafont est éloigné de dix mille années lumière de la Sainte auquel le prénom de l'actrice fait référence ; que la naïveté et la sincérité sont descendues à boulets rouges et que triomphent le mensonge, le crime, la médiocrité, le manque total de morale... bref, tout sauf la bêtise. Car si Camille, l'héroïne du film, ne brille pas par la vertu, elle est loin, mais très loin d'être bête. En fait, son credo, cela pourrait être : "comment réussir en se servant des cons." Voilà qui, toutes proportions gardées, renvoie à quelques carrières fort honorables...

Cela dit, on rit beaucoup, on rit énormément du cynisme faussement "innocent" de Camille et on en vient presque à plaindre ceux qui ont le malheur de croiser son chemin. Je dis "presque" parce qu'ils ne sont pas tous des modèles de vertu, loin de là. Même le touchant Stanislas devient franchement énervant à force de niaiserie. Et le pire, c'est qu'on finit par se dire qu'avec un idiot pareil, Camille aurait tort de se gêner. A travers ce personnage de sociologue aveuglé par son étude -et par la beauté du modèle- Truffaut fait une satire des intellectuels qui, à force de couper les cheveux en quatre pour trouver des raisons à un comportement, passent à côté de la vérité, pourtant évidente. La secrétaire de Stanislas n'y va pas par quatre chemins : si, pour lui, Camille est une victime de la société, pour elle, ce n'est qu'une "salope". Et la fin du film démontre avec éclat qu'elle avait parfaitement raison.

Le personnage du taupier, joué par Charles Denner, est également digne d'intérêt : il présente une belle façade de respectabilité et de rigueur morale, de charité chrétienne, mais il se révèle bien vite tel qu'il est : un obsédé sexuel maniaque, qui ne peut jouir que si les parties de jambes en l'air avec Camille prennent l'allure "d'accidents involontaires". En fait, Camille semble pourvue du don de faire surgir chez ceux qu'elle rencontre leur véritable visage ; elle agit comme un révélateur. A cause d'elle, de sa sensualité, les masques tombent, quels qu'ils soient. Et personne, dans le film, n'agit gratuitement. Certes, on profite d'elle ; mais les rôles sont vite inversés et de toutes façons, elle sait toujours tirer parti des plus mauvais instincts qui agitent ses compagnons successifs.

Les répliques fusent comme des balles et Bernadette Lafont est tout simplement géniale dans ce personnage de fille qui n'a pas froid aux yeux, prête à tout pour se sortir des situations "embarrassantes" dans lesquelles elle a la manie de se plonger et sachant se servir de tout et de tout le monde pour arriver au sommet de la gloire. Opportuniste jusqu'au bout des ongles, dépourvue du moindre sens moral et du plus petit scrupule, elle n'hésite pas à aller jusqu'au meurtre pour assurer sa réussite... et faire porter la responsabilité de ses actes soit sur "la fatalité", soit sur le pauvre naïf qui a eu le malheur de s'éprendre d'elle... et il s'agit, bien entendu, du Stanislas susnommé.

La vidéo qui suit est la bande annonce du film. Ecoutez bien les paroles de la chanson car elles dressent un portrait complet de l'héroïne et un résumé tout aussi complet de son histoire. Elle est interprêtée par Bernadette Lafont (qui chante tellement faux que cela en devient sublime) et on l'entend vers la fin du film, lorsque Camille, grâce à l'erreur judiciaire dont elle a été victime, est devenue une vedette de la chanson. Encore un clin d'oeil à la façon dont on devient star...

26 septembre 2008

La fiancée du pirate

 

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En 1969, un film sortait sur les écrans après avoir triomphé à Venise : ce film allait faire un certain bruit dans les milieux du cinéma, parmi le grand public et inquiéter quelque peu la censure… C’était La Fiancée du pirate, film signé Nelly Kaplan avec l’inoubliable Bernadette Lafont dans le rôle principal.

Qu’avait-il donc de si particulier ? Rien, à part le fait –majeur-  qu’il mettait en exergue l’hypocrisie et la bassesse d’une société villageoise bien pensante et frôlait l’immoralité la plus totale.

 Nelly Kaplan mettait en scène la vengeance d’une jeune fille, orpheline pauvre, vengeance montée de toutes pièces contre les notables d’un village, égratignant au passage la tartufferie et la médiocrité de toute une classe sociale. Selon ses propres termes, le film est l’histoire « d’une sorcière des temps modernes qui n’est pas brûlée par les inquisiteurs car c’est elle qui les brûle ».

 L’action du film se situe dans le village de Tellier –nom inventé mais qu’on ne peut s’empêcher de rapprocher du titre de la nouvelle de Maupassant, La maison Tellier, rapprochement on ne peut plus justifié par la suite. Marie et sa mère, nomades, pauvres et marginales, ne possédant en tout et pour tout qu’un bouc noir, se sont installées dans une cabane misérable à l’orée du village et ont été « adoptées » par les notables du village qui leur font cependant payer au prix fort leur « hospitalité » : à elles les travaux les plus durs, les plus salissants, les plus rudes, bref, ceux que personne ne veut vraiment faire. Bien entendu, le prix ne s’arrête pas à ces corvées, les notables, hommes comme femme (Claire Maurier, géniale dans le rôle d’une fermière lesbienne) profitant physiquement des « charmes » de la mère et de la fille.

 Un jour, la mère se fait écraser par un chauffard prétendument inconnu qui a pris la fuite. Les notables déclarent que le décès est une mort « naturelle ». Aucun d’entre eux ne veut se risquer à voir ouvrir une enquête par les gendarmes : on risquerait alors de découvrir dans quel semi esclavage tout le village a tenu les deux femmes. C’est, pour Marie, la goutte d’eau qui fait déborder le vase : la vengeance est en marche.

 D’abord, elle se met en « grève » de toutes les corvées qu’on lui imposait ; ensuite, plus question de livrer ses charmes gratuitement : si les notables veulent continuer à profiter d’elle, il faudra payer chaque passe, et au tarif le plus élevé. Enfin, lesdits notables ont tout intérêt à s’exécuter s’ils ne veulent pas que Marie aille révéler leurs turpitudes à leurs épouses. Et voilà ces médiocres hobereaux de village bien embêtés : mais ils sont trop « accros » à Marie et ont trop peur du chantage pour refuser « l’arrangement ». Ils payent donc, de plus en plus cher, car Marie monte ses tarifs un peu plus chaque fois.

00508.jpgNarguant ceux qui l’avaient autrefois humiliée, Marie amasse une petite fortune qu’elle dépense en objets futiles et inutiles mais modernes, autre moyen de faire bisquer les villageois. C’est ainsi qu’elle achète un magnétophone dont elle n’hésite pas à se servir, enregistrant toutes les confidences qui lui sont faites sur l’oreiller.

Et puis, un dimanche matin, elle se rend à l’église où tout le village est rassemblé pour entendre la messe, dépose le magnétophone à un endroit où personne ne peut le prendre, le met en marche. Les confidences et les médisances enregistrées éclatent dans l’église comme un coup de tonnerre, et chacun est obligé de les écouter jusqu’au bout puisque le magnétophone est inaccessible. L’hypocrisie, la mesquinerie de tous ces respectables paroissiens –curé y compris- est dévoilée au grand jour. Fous furieux, les villageois se ruent dans la cabane de Marie pour lui régler son compte : en vain, car la cabane est en feu et Marie est déjà partie, sa vengeance étant accomplie. Ne restent plus que les objets amassés au-dehors en d’étranges sculptures que la foule détruit avec rage : dernière ironie du film, car les petits hobereaux détruisent ce que leur argent a servi à acheter.

Les leçons qu’on peut tirer de ce film portent sur plusieurs domaines : moral, bien entendu, puisqu’il s’agit de montrer comment la « France profonde » exploite sans vergogne la misère ; féministe, bien sûr, puisque est dénoncé le dernier avatar du « droit de cuissage » médiéval, droit que s’arrogent les notables sans un brin d’hésitation. Politique, à plusieurs niveaux : sur la porte de la cabane de Marie est placardée une affiche revendiquant la contraception expliquée à tous ; Marie encourage Julien à ne plus se laisser brutaliser par Irène, la fermière lesbienne pingre qui l’exploite sans cesse et le paye à coups de fouet ; la prostitution se voit là justifiée et est considérée comme une arme redoutable envers ceux qui obligent certaines femmes à s’y livrer. Poétique, enfin, car Marie dispose les objets qu’elle achète en sculptures étranges, véritables symboles de l’art brut. Enfin, il y a les dialogues savoureux, les répliques au vitriol, le jeu des acteurs : le film a la portée d’une satire, drôle et cruelle en même temps.

 Avec La fiancée du pirate on n’est pas si loin que ça de Brecht et de L’Opéra de quat’sous… Au contraire. D’abord le titre du film est celui d’une chanson de l’opéra (voir l’article sur Lotte Lenya.) dans laquelle, comme Marie, Jenny rêve de se venger de ceux qui l’humilient. Ensuite, la chanson que l’on entend tout au long du film, composée par Moustaki, est chantée par Barbara : « Moi, je m’en balance… » Or, « le chant de Barbara » est aussi le titre d’une autre chanson de L’Opéra de quat’sous.

 Cadeau : voici la bande annonce du film : on y voit, trop vite, hélas, les scènes les plus importantes. Et surtout (cadeau pour Solko) on y entend l’intégralité de la chanson.

 

 Merci à Wikipédia pour une certain nombre de renseignements.

15 septembre 2008

Mahalia Jackson : Trouble of the world

Je l'avoue humblement, je ne suis pas un fan de ce genre de musique et de plus, je n'y connais vraiment rien en jazz et negro spirituals. Mais  je fais une exception pour Mahalia Jackson, parce que sa voix est vraiment magnifique.

La vidéo qui suit est extraite d'un film de 1959 intitulé Imitation of life (Mirage de la vie en français). Les deux interprètes principaux en sont Lana Turner et John Gavin. Si vous aimez les mélos vraiment mélos, ce film est pour vous. On commence assez vite à pleurer et on n'arrête plus jusqu'à la fin. Tout y passe : les relations parents-enfants, le racisme, l'évangélisme, le parfait mode d'emploi pour rater sa vie privée et... of course, la rédemption finale de la fille pécheresse et ingrate -au fond, ça se termine plutôt bien. A regarder avec une pile de kleenex à portée de main. (Je dis ça, mais j'adore ce film et je me le repasse régulièrement, surtout quand j'ai envie de m'émouvoir jusqu'aux tripes : car honnêtement, il est sacrément bien fait !)

Ce passage se situe à la fin du film. Annie (second personnage féminin, grande amie de Lana Turner, noire en butte aux problèmes existentiels de sa fille née d'un père blanc et donc à la peau blanche) vient de mourir. C'est la cérémonie de son enterrement et tous ses amis sont là. Le chant est interprété par Mahalia Jackson. Déjà, même sans savoir ce qui s'est passé auparavant, cela vous fait frissonner. Mais quand vous avez suivi le déroulement du drame depuis son début, je vous assure que ce chant vous achève...

18 juillet 2008

Mélina Mercouri : "Never on sunday"

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Evidemment, puisque je fais un rapide tour des grandes chanteuses grecques que je connais (merci d'avance de m'en faire connaître d'autres), on ne pouvait pas rater celle-là. Contourner Mélina Mercouri, c'est impossible. Autant essayer de contourner l'Everest en pédalo.

Chanteuse, actrice, femme politique... Quel aspect privilégié de sa personnalité et de son talent retiendra-t-on ? Tous, à mon avis. Je sais, je suis partial et très conscient qu'une femme ayant son tempérament peut énerver beaucoup, beaucoup de personnes... Mais je ne vais tout de même pas m'amuser à parler de gens que je déteste ou qui m'exaspèrent. Si ? Il n'y a qu'à lire la catégorie portraits et anecdotes ? Ah bon. Si vous le dites...

Revenons à notre sujet : Née à Athènes en 1920, morte à New-York en 1994, Mélina Mercouri commence jeune une carrière de comédienne qui va se dérouler entre Athènes et Paris. Sa rencontre avec Michel Cacoyanis, réalisateur de Zorba le grec lui permet de tourner son premier film, Stella en 1955, oeuvre qui lui apporte aussitôt une grande notoriété. Mais c'est surtout le réalisateur américain Jules Dassin qui va lui permettre d'entamer une très grande carrière internationale. Elle deviendra d'ailleurs sa femme en 1966.

En 1967, les colonels prennent le pouvoir en Grèce après un coup d'état. Mélina Mercouri, privée de ses droits civiques, de sa citoyenneté grecque, doit s'exiler en France, où elle enregistrera de nombreuses chansons, tant en grec qu'en français et ne cessera de combattre la dictature. Elle y restera jusqu'en 1974, année où la dictature tombera, après l'invasion de Chypre par la Turquie. Elle revient alors en Grèce et abandonne la chanson et le cinéma pour la politique. Elue d'abord député, elle devient ministre de la culture de 1981 à 1989 puis de 1993 jusqu'au moment de sa mort.

Sous la direction de Jules Dassin, elle a tourné 8 films dont l'inoubliable jamais le dimanche, qui lui valut le prix d'interprétation féminine à Cannes en 1960 et une nomination aux Oscars.

Melina%20Mercouri,%20actressMinister%20of%20Greek%20Culture.jpg Ses principaux films :

1955 - Stella 

1957 - Celui qui doit mourir, adaptation du roman de Kazantzakis Le Christ recrucifié

1958 - La loi, adaptation du roman de Roger Vaillant.

1960 - Jamais le dimanche

1963 - Topkapi

1969 - La promesse de l'aube, adaptation du roman de Romain Gary

 

Et maintenant... Cadeau. Deux extraits de Jamais le dimanche... L'un, hyper célèbre puisque c'est le moment où elle chante la fameuse chanson "les enfants du Pirée". (En grec, évidemment. Avis très partial : elle est inécoutable dans une autre langue, désolé pour les fans de Dalida...) L'autre dans lequel on retrouve l'air cité ci-dessus, mais qui se situe à la fin du film et montre la danse dans le cabaret.

L'histoire est simple : Un intellectuel américain ayant complètement idéalisé la Grèce débarque au Pirée et fait la connaissance de la plus célèbre prostituée du port, Illya. Il ne voit pas en elle une simple prostituée mais la réincarnation de la Grèce Antique, d'où le décalage constant entre eux deux. De plus, Homère (c'est le nom de l'américain, si, si, véridique !) ne veut pas voir en face la réalité grecque moderne. Il  lui faudra s'initier, dans un parcours très chaotique, aux traditions et aux us et coutumes populaires du Pirée. A la fin, seulement, il comprendra ce qu'est la Grèce... Mais trop tard. Illya partira avec un autre homme.

L'extrait un se situe au milieu du film : Homère s'est mis en tête de faire d'Illya une femme cultivée et lui inflige des leçons de mathématiques, philosophie, littérature, musique classique, etc. Illya montre beaucoup de bonne volonté mais il y a des moments où elle craque... Et, bien à l'abri dans sa chambre, sort ce qu'elle cachait aux yeux d'Homère : l'électrophone et surtout le disque d'une chanson populaire, assez  niaise il faut l'avouer au niveau des paroles, et la photo de ses sportifs préférés... Voilà ce que ça donne :


17 juillet 2008

Nena Venetsanou

 

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Voici une autre chanteuse grecque dont la réputation internationale n’est plus à faire.

Nena Venetsanou est née à Athènes et a fait des études universitaires en France, pays où elle est restée plusieurs années, ce qui explique sa parfaite maîtrise de la langue. Après avoir étudié l’histoire de l’art à Besançon et pris des cours de chant à Paris, elle regagne la Grèce en 1977, soit trois ans après la chute de la dictature des Colonels. Elle milite dans plusieurs mouvements sociaux et se détermine finalement à adhérer au mouvement féministe autonome. C’est alors qu’elle écrit ses premières chansons, références du mouvement féminin en Grèce.

C’est à cette époque que le public grec la découvre : elle participe à ne nombreuses émissions télévisées, donne des concerts en plein air ; à la radio, elle collabore avec plusieurs jeunes compositeurs et intellectuels. Mais c’est sa rencontre avec le producteur grec Alekos Patsifas qui va la propulser sur le devant de la scène : enthousiasmé par son talent, Patsifas lui propose d’enregistrer un disque de ses propres compositions : ce sera 5 poèmes d’Eluard (Les Eluard) mis en musique par Theodorakis et six autres chansons grecques.

Elle a 24 ans lorsqu’elle s’impose par un savant mélange entre la technique et l’expression classique et la chanson populaire. C’est un style nouveau qui trouve immédiatement un large public.

 Elle a collaboré avec les plus grands artistes grecs dont Mikis Theodorakis, Manos Hadjidakis et Nikos Mamagakis. De même, elle a enregistré un disque avec Angélique Ionatos et travaillé avec Marisa Koch, deux autres icônes de la chanson grecque.venetsanou11.jpg  

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici deux documents live datant de 2005 : la première chanson s'intitule Marina.


La deuxième chanson s'intitule otan mian anixi... (Help, file-la-laine, pour la traduction.)