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29 août 2013

Résurrection (si on peut dire)

Voilà plus de six mois que Porky le cochon avait disparu de la blogosphère, malgré quelques petites incursions de temps en temps, histoire de faire semblant de n’avoir pas oublié son blog.

Manque de temps ? Certes. Mais cette seule explication ne serait qu’un prétexte. Il est vrai que je n’ai pas vu passer les semaines et les mois, tant les obligations professionnelles m’ont occupé l’esprit et les mains. Cela dit, du temps, j’aurais toujours pu en trouver si je l’avais voulu.

En fait, ce qui m’est arrivé n’a rien de sensationnel et je crois que beaucoup de blogueurs sont un jour ou l’autre confrontés à ce problème : la lassitude, ou plus exactement, l’absence de motivation pour rédiger des billets. J’avais l’impression de ne plus avoir rien à dire, à raconter, à expliquer. L’idée même de devoir écrire un article devenait une corvée. Quand on en arrive à ce stade, le mieux est d’arrêter.

Pour changer, j’aurais pu, comme beaucoup, commenter l’actualité, m’indigner de tel ou tel scandale… J’avoue que cela ne m’intéresse pas. Je laisse cela à d’autres blogueurs beaucoup mieux qualifiés que moi et dont les convictions sont certainement moins chancelantes que les miennes.

Alors, j’allais arrêter définitivement ? A vrai dire, telle n’était pas mon intention. D’abord pour une raison très prosaïque : ayant déjà édité deux romans, un troisième se profilant à l’horizon, il me fallait conserver une plate-forme où faire ma pub (oui, je sais, c’est d’un odieux matérialisme –mais il m’arrive quelquefois d’avoir la tête sur les épaules) ; ensuite, parce que je savais que je n’avais pas épuisé, loin de là, la liste des chefs-d’œuvre lyriques à vous présenter. Ce n’était donc qu’un retrait momentané, destiné à prendre de la distance et à me sevrer d’une overdose.

J’ai donc volontairement oublié ce qui depuis 2007 avait été pour moi d’abord un plaisir, puis s’était peu à peu transformé en une obligation. Et cette prise de distance a été salutaire. Elle ne m’a pas permis de « réfléchir » sur l’avenir de mon blog –quelle « réflexion » pourrait-il bien y avoir à ce sujet ?- mais de faire le vide et de penser à autre chose.

Et puis, ce mois d’août tranquille et reposant a vu revenir l’envie de tenir à nouveau ce blog. Ne me demandez pas pourquoi, comment, cette envie a fait sa réapparition, je n’en sais rien. Mais me voilà de retour, et cette fois, je l’espère pour de bon.

Alléluia !!!

09 février 2013

Chérie prend une crise d'asthme

ANECDOTE A MORALE GENERALE

 

Chérie est une jeune fille étrangère d’une vingtaine d’années, de bonne famille, débarquée en France depuis septembre et maniant fort mal la langue d’icelui pays. Pourvue d’une intelligence tout à  fait normale, Chérie fait des études supérieures en deux ans pour apprendre à assister un cadre quelconque dans une quelconque entreprise.

Chérie maîtrisant mal le français rend généralement des devoirs qui sont truffés de fautes de langue, ce qui est tout à fait logique. Et puis un jour, miracle, elle donne à un de ses professeurs un devoir d’économie dans lequel subsistent encore quelques erreurs mais dont le rédacteur est indéniablement francophone. Autre étrangeté : on découvre dans sa copie la même ineptie écrite par toute la classe, à savoir qu’il existe des « déficits excédentaires » (sic.)

Forcément, ça met la puce à l’oreille. Alors on fait des remarques, on lui demande gentiment, si par hasard, elle prendrait les gens pour des buses. Chérie proteste, hautement indignée : elle a fait son devoir toute seule, on n’a pas le droit de mettre sa parole en doute. Et son indignation atteint une telle intensité qu’elle arrive à se déclencher une superbe crise d’asthme.

On entoure la malheureuse ; on lui tape dans les mains ; on l’évente, on ouvre la fenêtre ; remèdes insuffisants. Chérie suffoque. On appelle l’infirmière qui doit mal connaître la géographie des lieux vu qu’elle met des plombes à rappliquer –le temps que Chérie trépasse.

Heureusement, Chérie ne trépasse pas. Mais elle continue d’étouffer. On l’embarque sur un fauteuil roulant direction l’infirmerie où elle sera à l’abri des exactions de ces infâmes personnages qui ont osé lui dire qu’elle se moquait du monde.

Mais quand même : on est une infirmière scrupuleuse. Alors on demande d’un ton pincé, suspicieux et fort éloquent : « mais que s’est-il passé ? » Sous-entendu : qu’avez-vous bien pu faire à cette malheureuse pour la mettre dans un tel état ?

Rien, pardi. Je lui ai simplement mis mon poing dans la gueule, je l’ai jetée par terre et piétinée allègrement avec mes talons aiguilles. Et puis, comme elle ne voulait toujours pas avouer, j’ai sorti un couteau de cuisine et menacé de l’éviscérer. Alors, évidemment, cette petite nature a eu un léger choc psychologique.

Voilà ce qu’on aurait dû répondre à cette idiote trépanée au lieu de se lancer dans des justifications qui n’avaient pas lieu d’être.

 J’ai oublié de vous le dire, mais vous l’aurez deviné : cette scène se passe à un endroit où il est de bon ton, pour certains, de prendre les adultes enseignants :

 1 - Pour des enfants qui ont besoin de constantes remontrances et à qui on peut raconter n’importe quelle craque parce que finalement (paradoxe jouissif) on a une vision de l’enfance qui est tout sauf positive ;

 2 – Des tortionnaires en puissance qui n’ont qu’une idée en tête : « faire chier les mômes » comme dirait la Zazie de Queneau ;

 Quant aux élèves, ce sont tous des saints sur le chemin de la canonisation via le martyre.

 A quel endroit, avez-vous dit ? N’importe où dans le royaume de France.

 Quand même, les directives ministérielles, ça vous change un peu la vision des z’êtres z’et des choses…

 

 

 

 

 

 

 

04 février 2013

On revient...

Chers lecteurs, non, je n'avais pas oublié l'existence de mon blog mais entre un gros surcroît de travail, une panne d'ordinateur et une liaison internet délirante, je n'ai pas pu faire de mises à jour pendant de longues semaines.

C'est donc aujourd'hui le retour, non pas en fanfare, mais avec une petite plongée dans mon grenier personnel. Bon, d'accord, on n'en sort pas forcément des trésors inoubliables, de son grenier. Et ce qui suit n'est ni du domaine lyrique ni du domaine littéraire. Mais ça fait du bien, parfois, d'en revenir à des choses plus... simples.

Ne me dites pas que vous ne connaissez pas cette chanson, je ne vous croirai pas, du moins pour les plus âgés d'entre vous ; mais peut-être préférez-vous l'original : ça se discute...

 

Alors voici la version originale de Nancy Sinatra.

PS : Au cas où on ne l'aurait pas compris, je vouais une grande admiration dans ma jeunesse à Marie Laforet... Vous l'avez vue dans Plein Soleil, de René Clément, aux côté d'Alain Delon et de Maurice Ronet ? Hmmm...

24 décembre 2012

Noël

Respectons la tradition... Deux chants de Noël.

JOYEUX NOEL A TOUS

12 décembre 2012

Impressions...

 

Une émission de radio, cela se prépare, parait-il. Quand vous avez le temps. Sinon, vous n’avez plus qu’à croiser les doigts pour ne pas être pris devant le micro d’un fou rire inextinguible ou d’une crise de bégaiement… Vous me direz, dans l’un ou l’autre cas, ce n’est pas dramatique puisque vous n’êtes pas en direct. C’est l’avantage de l’enregistrement ; et honnêtement, c’est rassurant de penser que vos lapsus, bêtises et phrases mal construites vont pouvoir partir à la trappe… (Encore que… Pas forcément ; mais ça, vous ne le savez pas…)

 

Jeudi 29 novembre : ciel plombé, pluie sur la région lyonnaise, neige dans la Loire, département qu’il va me falloir traverser pour atteindre les studios d’Ebreuil. Autant vous dire que je suis plus préoccupé par les conditions météorologiques que par ce que je vais bien pouvoir raconter à Christine Thomas-Chancel, l’animatrice de l’émission « D’une plume à l’autre », et cela d’autant plus que je dois traverser un col qui culmine à presque 800 mètres d’altitude…

 

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Ce n’est rien en comparaison du Galibier, me direz-vous et vous aurez raison ; mais vu le temps, et le fait que ce col est réputé pour sa dangerosité l’hiver, j’ai de grandes chances de me trouver bloqué quelque part… Aïe, aïe, aïe, pourquoi ai-je emprunté cette route alors qu’il y en a d’autres, moins rapides, certes, mais peut-être plus sûres ?...

 

Et bien non. Le paysage est enneigé, certes, et c’est superbe, mais la route est impeccable. Et le voyage aurait pu se dérouler sans anicroches si je n’avais pas eu l’idée stupide de me tromper de direction à Vichy et de me perdre dans la ville –que j’aurais dû contourner si j’avais su lire les panneaux. Une heure perdue… Heureusement que j’avais pris de la marge…

 

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Ebreuil. Petite commune de l’Allier, au bord de la Sioule, un peu tristounette sous ces nuages noirs mais qui doit être magnifique au printemps et en été, car ce paysage qu’il faut imaginer verdoyant a quelque chose d’à la fois grandiose et reposant. Je suis nettement en avance sur l’horaire prévu pour l’enregistrement. Profitons-en pour faire un peu de tourisme, se balader dans ces rues étroites et humides, visiter l’Abbatiale Saint-Léger, manger un sandwich pour éviter les gargouillements indésirables de l’estomac…

 

Trouver les studios de Radio Coquelicot n’est pas difficile, surtout quand vous avez un plan à la main, et que votre arrivée coïncide avec celle de l’animatrice, une dame très alerte, très vive, aimable, qui vous met d’emblée en confiance et qui, vous allez le découvrir bientôt, a, elle, parfaitement préparé son interview. C’est une vraie professionnelle, cela se voit et s’entend ; elle a le don de vous mettre à l’aise et de vous rassurer, au cas où vous auriez des sueurs d’angoisse (ce qui n’est toujours pas mon cas) ; aurais-je du mal à réaliser que je suis dans un studio de radio, que je vais parler devant un micro, que des milliers de gens vont m’entendre et que j’ai intérêt (surtout en étant prof de français) à ne pas raconter n’importe quoi n’importe comment ?...

 

L’enregistrement ne commence pas tout de suite ; il faut d’abord donner au sympathique ingénieur du son qui officie dans sa cabine les deux titres de chansons que vous voulez entendre pendant les pauses, et ce n’est pas évident de les trouver quand vous avez choisi des morceaux très peu connus ; et puis, il faut arranger les micros, s’installer à son aise, écouter (et suivre, évidemment) les recommandations de l’animatrice et de l’ingénieur : éviter par exemple les gestes brusques, les frottements de main sur le bureau, les tapotements de doigts qui risquent de parasiter la prise de son. Vous découvrez en fait un univers qui vous est totalement inconnu, l’envers du décor, et c’est cela qui fait aussi de cette expérience quelque chose de passionnant. 

 

Encore quelques minutes de patience, pendant lesquels Christine vous briefe rapidement sur la manière dont l’émission va se dérouler. Et puis, tout est prêt ; c’est le moment. L’indicatif de l’émission résonne dans le casque que vous avez posé sur vos oreilles… Et vous oubliez tout.

 

Vous oubliez que vous parlez devant un micro, vous oubliez l’improbable trac, vous vous laissez guider par Christine dans ce jeu de questions-réponses qu’elle manie à la perfection, et vous ne voyez pas le temps passer. Car il y a, je dois bien l’admettre, une certaine jouissance à parler de soi-même, de ses livres, et surtout de ses personnages, comme s’ils étaient des personnes réelles, des amis intimes dont vous auriez envie de chanter les louanges. On a même envie de défendre les plus détestables d’entre eux, qu’on se surprend alors à aimer, malgré tout. Et le plus étonnant est peut-être la facilité avec laquelle vous entrez dans le jeu et laissez tomber les barrières de la timidité ou de la pudeur. L’interview serait donc une confession ? Presque, et c’est une évidence.

 

L’émission arrive à sa fin. Ce sont les traditionnels remerciements, l’indicatif résonne à nouveau. Vous retombez dans le présent, après un voyage dans le temps qui semble n’avoir duré que quelques secondes. C’est l’heure de reprendre la route. Un rayon de soleil se glisse entre deux nuages et illumine pour un instant le paysage. Vous repartez avec l’émission enregistrée sur votre clef USB et vous n’avez à présent qu’une hâte : être enfin arrivé chez vous pour l’écouter…  

02 décembre 2012

D'une plume à l'autre...

Le 29 novembre, votre serviteur s'est rendu à Ebreuil, petite commune de l'Allier à quelques kilomètres de Vichy, pour enregistrer une émission consacrée à ses romans ; elle sera diffusée sur les ondes de Radio Coquelicot, radio du Val de Sioule, les 18 et 20 décembre.

Mais, chers lecteurs, comme vous n'aurez pas forcément la possibilité de l'entendre puisque Radio Coquelicot n'émet que sur le Val de Sioule, voici l'enregistrement intégral de l'émission.

Il sera cependant possible de l'écouter sur le site de Radio Coquelicot ; depuis le début de 2012, grâce à son site internet, cette radio peut être écoutée dans le monde entier.

Bonne audition.