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30 décembre 2009

Sigrid Onegin

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Cantatrice qui connut un immense succès international avant la seconde guerre mondiale, Sigrid Onegin, dont on a dit qu'elle avait la plus belle voix de contralto depuis Ernestine Shumann-Heink, est née le 1er juin 1889 à Stockholm, d'un père allemand et d'une mère française et morte le 16 juin 1943 en Suisse. Elle commence assez tôt l'apprentissage du chant et fait ses études à Francfort, Munich et Milan. Elle eut également comme professeur Lili Lehmann et Margarethe Siems. 

Sa première apparition en public a lieu en septembre 1911 à Wiesbaden, au cours d'un récital. Elle a alors 22 ans et se produit sous son nom de jeune fille : Sigrid Hoffmann. Elle est accompagnée par le pianiste et compositeur russe Eugène Onegin (rien à voir avec le Onegin de Pouchkine et Tchaïkovski, qu'on se rassure !) qu'elle épousera par la suite, en 1913. Elle fait ses débuts à l'opéra en 1912, à Stuttgart, dans le rôle de Carmen.

Le Covent Garden de Londres l'applaudit pour la première fois en 1913 ; devenue membre de l'Opéra de Munich de 1919 à 1922, c'est en novembre de cette dernière année qu'elle interprétera le rôle d'Amnéris dans Aïda au Metropolitan Opera de New York, apparaissant ainsi pour la première fois sur cette prestigieuse scène lyrique. Elle y chantera jusqu'en 1924, puis se produira à Berlin, de 1926 à 1931, au festival de Salzbourg en 1931-1932, puis au festival de Bayreuth en 1933 et 1934.

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Ses grands rôles furent Orphée dans l'Orphée et Eurydice de Glück, la Princesse Eboli dans Don Carlos de Verdi, Lady Macbeth dans Macbeth de Verdi ; elle est surtout connue pour ses interprétations des grands rôle de contralto / mezzo-soprano wagnériens : Erda (L'or du Rhin, Siegfried), Brangäne (Tristan et Isolde), Waltraute (Le Crépuscule des Dieux) Fricka (L'or du Rhin, la Walkyrie). Les quelques extraits que l'on peut trouver de ses interprétations sont extraordinaires, notamment son Erda, exceptionnelle de grandeur, de mystère, de silence et de simplicité. Bien peu de cantatrices atteignent, dans ce rôle, cette dimension et ce sommet de dignité et de majesté blessée qu'exige ce personnage de la déesse Terre Mère.

Sigrid Onegin est restée célèbre pour la richesse et la qualité du timbre, sa remarquable technique et la souplesse de sa voix. Avec Kathleen Ferrier, c'est sans doute une des plus grandes contraltos du 20ème siècle.

VIDEO 1 : Deux extraits de Samson et Dalila de Saint-Saëns : « Mon cœur s'ouvre à ta voix » et « Printemps qui commence ».

VIDEO 2 : « Che faro senza Euridice », Orphée et Eurydice de Gluck. Quand on parle de simplicité dans le chant...

 

Commentaires

Merci beaucoup pour ce bel article et ce très bel "mon coeur souvre à ta voix"

Écrit par : Zoé Sfez | 21 août 2011

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