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23 décembre 2009

Mary Garden

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Avec cette cantatrice écossaise, j'ouvre une nouvelle « série », parallèle à la présentation des opéras, et qui sera consacrée aux grandes chanteuses d'hier et d'aujourd'hui - et je me connais, hier sera certainement beaucoup plus représenté qu'aujourd'hui... Mais on va essayer d'être juste et de consacrer le plus de billets possibles aux divas modernes, et il y en a, heureusement. 

Pourquoi commencer par Mary Garden ? D'abord, parce qu'il faut bien commencer par quelqu'un... Raison évidente, mais pas suffisante. Peut-être parce qu'il y a une .... d'années, j'ai eu la chance de mettre la main sur un disque vinyle rassemblant un certain nombre d'enregistrements de cette chanteuse et que, malgré les prises de son souvent déficientes (les enregistrements dataient de 1912), j'ai beaucoup aimé ses interprétations. Elle chantait des chansons écossaises dont la fameuse Blue bells of Scotland (que j'ai vainement cherchée sur le net interprétée autrement qu'au trombone ou à l'orchestre), un extrait de Thaïs de Massenet et du Jongleur de Notre-Dame du même compositeur. Et puis, dernière raison qui m'a fait choisir Mary Garden pour ouvrir cette galerie, c'est que c'est elle qui en 1902 a créé la Mélisande de Debussy... Jolie carte de visite, quoi qu'on en dise.

Née à Aberdeen le 20 février 1874, Mary Garden meurt à Inverurie, près d'Aberdeen, le 30 janvier 1967, après une carrière triomphale qui l'a menée aux plus hauts sommets. Elle a six ans lorsque ses parents quittent l'Ecosse et s'installent en Amérique. Elle prend ses premières leçons de chant à Chicago puis poursuit ses études à Paris, sous la direction de Lucien Fugère. Elle est bientôt présentée à Albert Carré, alors directeur de l'Opéra Comique et ce dernier l'engage le 10 avril 1900 pour remplacer au pied levé Marthe Rioton dans le rôle de Louise de Gustave Charpentier. Soirée mémorable qui voit sa consécration et le début de sa gloire.

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La popularité de Mary Garden est immédiate, et durable. A tel point qu'en 1902, Claude Debussy l'impose pour créer le rôle de Mélisande, quitte à se fâcher avec Maeterlinck, auteur du livret, qui voulait que ce rôle fût donné à sa femme Georgette Leblanc.

La carrière de Mary Garden ne se limite pas à la France, elle devient internationale. La saison 1902-1903 la voit triompher au Covent Garden de Londres. Son interprétation de Manon persuade Massenet d'écrire pour elle en 1905 Cherubin. En 1907, elle fait ses débuts en Amérique, à New York, dans le rôle de Thaïs. Mais c'est en 1910 que sa carrière américaine prend toute son ampleur : cette année-là, après une fabuleuse Salomé à Paris, elle commence avec le Chicago Grand Opera une collaboration qui durera vingt ans. Devenue Prima Donna Assoluta, elle interprète tous les grands rôles lyriques. Elle dirigera pendant un certain temps ce même opéra de Chicago (on a dit que son règne n'avait pas été de tout repos et que, financièrement, cela avait été un désastre... Vrai ou faux ?) Elle sera à l'origine de la création de L'amour des trois oranges de Prokofiev dont elle imposera la version en français.

Essentiellement soprano lyrique, elle interpréta Violetta, Juliette, Ophélie et des rôles plus dramatiques tels que Tosca ou Charlotte. Le Larousse dit d'elle qu'elle n'avait pas une voix exceptionnelle, mais que c'était une musicienne extraordinaire, et une très grande actrice. A vous de juger avec ces quelques extraits glanés sur youtube.

VIDEO 1 :Debussy : "Beau Soir"

VIDEO 2 : Le grand air de Louise de Charpentier.

 

 

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