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11.04.2008
Proserpine Decheval : Le retour
Attention, attention, vil peuple de la salle des Urnes Funéraires ! L’inénarrable Proserpine Decheval, Reine des Bouffies, va bientôt refaire son apparition dans l’antre du bestiaire désenchanté !
Chers lecteurs, peut-être avez-vous oublié qui est Proserpine ? Cliquez donc sur son prénom et vous aurez la réponse à votre question. Précisons néanmoins qu’elle n’a absolument rien à voir avec la merveilleuse Perséphone, Impératrice des Enfers chez les Grecs, rebaptisée Proserpine par les Romains que le plagiat et les emprunts divers n’ont jamais effarouchés.
Donc, Proserpine Decheval va de nouveau hanter les couloirs de cet établissement qui a parfaitement survécu sans elle. On a d’ailleurs constaté une baisse sensible de l’hystérie collective et du nombre de crises de nerfs et d’engueulades diverses depuis son départ fracassant de l’année dernière, où, verbalement ramonée jusqu’à l’os par Gontranix Imprecator, elle avait décidé de priver son petit monde de son non cerveau et de sa très disgracieuse personne.
Ce « départ anticipé », salué par tous comme la meilleure décision qu’elle ait jamais pu prendre depuis son apparition dans ce monde déjà bien amoché, lui a permis d’attendre dans les meilleurs conditions le moment sublime où elle ferait cadeau à la terre entière d’une parcelle d’elle-même, parcelle tellement traumatisée à l’idée de l’avoir pour génitrice qu’elle en a hurlé de terreur en la voyant.
On plaint sincèrement ce pauvre petit être sans défense, qui n’a fait de mal à personne, de se coltiner un engin pareil pour mère.
Il parait que Proserpine et son Pluton (thon ?) essaient à nouveau de nous offrir une deuxième version d’eux-mêmes ; ils n’y arrivent pas. On se demande s’il faut s’en réjouir (pour l’humanité) ou au contraire leur donner de pieux conseils afin qu’elle dégage de nouveau rapidement de son bureau. Le dilemme est cornélien et moult momies n’ont pas encore fait de choix définitif.
En attendant, Proserpine trimballe son steak frites dans toutes les salles afin que les « bonnes mères », dont elle vient enfin de rejoindre le Saint Cercle, puissent s’émerveiller sur sa dernière production. Le bruit court que ladite production dépasse largement en qualité ses notes de service. Voilà une nouvelle qui fait plaisir à entendre. Mais entre nous, il ne lui a pas fallu beaucoup d’efforts pour se surpasser ; et comme le résultat ne dépendait pas de ses seules capacités, il est évident qu’il ne pouvait qu’être un petit plus réussi…
Autre rumeur alarmante : Proserpine fourbirait ses armes afin de faire avaler leurs dents à ceux qui ont osé se dresser contre elle l’année dernière. On en tremble de peur, c’est évident.
Finalement, un énorme malheur peut quand même se transformer en un immense bonheur : le retour de Proserpine va peut-être fournir à cet immonde chroniqueur dont vous êtes en train de lire la prose bilieuse de nouveaux ragots de basse classe…[1]
[1] A moins que la maternité l’ait transformée. En mieux. Ce serait un véritable cauchemar. Mais je suis trop rationnel pour croire aux miracles.
11:42 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : portraits, caricature, satire, littérature




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