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05.04.2008

Les Olympiens 2

ARTEMIS

Artémis est la sœur jumelle d’Apollon et sa réplique féminine. Elle est aussi armée d’un arc et de flèches ; elle envoie ses traits sur les femmes –notamment celles en train d’enfanter- et provoque ainsi une mort subite.

Artémis est une déesse vierge. Sa principale occupation est la chasse et elle parcoure les montagnes en compagnie de ses chiens. Elle fut, dès l’Antiquité, assimilée à la Lune , mais elle n’est pas une simple doublure de Séléné. Si elle symbolise un astre, elle est aussi la « dame aux fauves », celle qui préside mystérieusement à la fécondité animale dans les forêts.

Paradoxalement, la vierge Artémis est aussi évoquée au moment des naissances et les jeunes mères la considèrent comme aussi secourable en ce péril qu’elle peut leur être redoutable. Une légende raconte qu’Artémis avait eu ce pouvoir dès sa naissance.

Zeus s’était épris d’une mortelle, Léto, et cette dernière, au moment de mettre au monde les jumeaux divins, Apollon et Artémis, avait dû subir la colère jalouse de Héra, qui n’avait pas supporté cette infidélité de son mari ; l’épouse de Zeus avait interdit à tous les lieux de la terre de donner asile à Léto en ses douleurs. Chaque pays repoussait l’errante. Mais Délos, qui n’était elle aussi qu’une pauvre île aride, errante, stérile, si pauvre qu’elle n’avait rien à redouter de la colère de Héra, accueillit Léto et cette dernière mit seule au monde ses enfants au pied du seul arbre de toute l’île : un palmier. Artémis naquit la première. On raconte qu’aussitôt, elle s’occupa d’achever la délivrance de sa propre mère en l’aidant à donner le jour à son frère jumeau, Apollon.

 

HEPHAÏSTOS

C’est le dieu qui commande au feu. Il n’est pas l’élément feu en lui-même, mais il est le maître des arts de la forge et du travail des métaux.

On dit souvent qu’il est le fils de Zeus mais une autre version du mythe le fait naître de la seule Héra, sans le secours d’aucun principe mâle ; Héra se serait ainsi vengée de la naissance d’Athéna, sortie du crâne de Zeus.

La caractéristique d’Héphaïstos est d’être un dieu boiteux. C’est Homère, dans l’Iliade, qui explique l’origine de ce handicap. Une querelle ayant éclaté entre Héra et Zeus au sujet d’Héraclès, Héphaïstos, en bon fils, prit le parti de sa mère. Zeus, fort en colère, le saisit alors par un pied et le lança du haut de l’Olympe vers le sol. Héphaïstos mit une journée à tomber ; le soir, lorsqu’il s’abattit sur l’île de Lemnos, respirant à peine, il ne mourut point puisqu’il était immortel mais resta éternellement boiteux.

Le mythe grec nous présente Héphaïstos comme un artisan génial, toujours prêt à exécuter les travaux commandés par les autres dieux, des bijoux, des armes, etc.

Héphaïstos, physiquement disgracié et toujours décrit comme très laid, passait pourtant pour s’être unis à des de femmes de grande beauté. Zeus l’avait donné en mariage à Aphrodite, la plus belle des déesses. Aphrodite ne faisait guère de cas de ce mari boiteux et s’était éprise d’Arès. Un jour, le Soleil, qui voit tout, avait surpris les deux amants enlacés et plongés dans des occupations qui ne laissaient aucun doute quant à la qualité de leur relation. Le soleil était allé tout raconter au mari, qui ne dit rien. Il se contenta de préparer un filet invisible qu'il tendit autour du lit de sa femme. Alors que Arès avait rejoint Aphrodite dans son lit, le filet se resserra, immobilisant le couple adultère et l’empêchant de se libérer. Puis Héphaïstos convoqua tous les dieux au spectacle. Autant dire que l’Olympe s’amusa de tout son cœur et lorsque Aphrodite fut enfin délivrée, elle s’enfuit, honteuse, sous le rire moqueur des autres dieux.

(A suivre)

 

 

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