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22 janvier 2008

Livre 2 : La mémoire en cendres

 

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Berlin, 1945.

Dans les décombres de la capitale de l'ancien Reich nazi, alors que les troupes soviétiques envahissent la ville, Herman, un jeune homme de 16 ans erre au milieu des décombres, cherchant à échapper aux bombardements. Un obus éclate près de lui, le projetant contre une façade en ruines...

... Dix ans plus tard. Berlin, un hôpital. Herman se réveille de son coma prolongé. Il a perdu la mémoire, ne sait plus qui il est.

Mais qui sont ces infirmières étranges, toujours assises à son chevet ? Qui sont ces hommes qui lui rendent visite et lui posent des questions auxquelles il ne peut pas répondre ? Et pourquoi ces questions portent-elles toujours sur son père ?...

Guéri, Herman est rendu à la liberté. Il ne sait pas où aller mais curieusement, l'aide ne lui manque pas pour trouver un travail, un logement. Et elle vient toujours des mêmes personnes, qu'il connait à peine, ces gens qui venaient le voir tous les jours à l'hôpital...

Commence alors pour le héros de ce roman une tragique descentre aux enfers, à la recherche d'un passé qui s'obstine à le fuir mais qu'il finira pourtant par découvrir, pour son malheur.

Autant vous avouer tout de suite que ce bouquin vous met les nerfs à rude épreuve. D'abord, parce que le suspens est maintenu jusqu'à la dernière page, ensuite parce que vous avez beau petit à petit vous douter de la vérité, elle dépasse en horreur ce que vous avez pu imaginer.

Visiblement, le cadre historique importe peu à l'auteur. Les descriptions du début (Berlin en ruines) sont écrites d'une plume assez distante, voire distraite ; et le Berlin de l'année 55 n'est reconstitué que d'assez loin. Hubert Norman s'attache bien davantage à suivre son héros dans les dédales de ce passé inconnu, dans le labyrinthe de ses pensées et de ses hypothèses, montrant avec une précision d'horloger le monstrueux effroi qui s'empare peu à peu de ce jeune homme de 26 ans pour qui la vie s'est arrêtée en mai 1945.

Cette dissection psychologique nuit parfois au rythme du récit. Mais qu'importe ! Norman est un remarquable romancier qui connait parfaitement les limites à ne pas dépasser pour ne pas ennuyer le lecteur. Il ne manque même pas une petite touche d'humour très noir.

Je sais : on n'a pas parfois pas très envie de lire des romans qui risquent de vous donner le bourdon. Mais lisez celui-là. Il en vaut vraiment la peine.

Commentaires

Je cours me le procurer. J'espère que je le trouverai.

Ecrit par : magnésie bismurée | 22 janvier 2008

TU ME LE PRETERAS J'ESPERE!

Ecrit par : file la laine | 23 janvier 2008

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