10 novembre 2007

Monsieur de Lavallière

Comme on  ne va pas tarder –si ce n’est déjà fait- à me taxer de misogynie, voici cette fois le petit portrait d’un certain monsieur qui tient un blog rempli de stupidités sur Hautetfort et que je ne nommerai pas, par égard pour sa famille.

 

MONSIEUR DE LAVALLIERE

Petite histoire pour D.F.

Monsieur de Lavallière descend d’une longue lignée d’aristocrates germaniques dont il est présentement le dernier représentant. C’est du moins ce qu’il prétend. Son titre de comte lui monte parfois à la tête, surtout lorsqu’au lieu d’appeler les gens par leur nom, il les traite de « manants » ou « tas de veaux ».

Ses amis, cependant, font tout pour l’affirmer dans la conviction qu’il est un authentique ex aristocrate et alimentent dévotement sa mégalomanie naturelle doublée d’une schizophrénie galopante.

Malgré des ascendants on ne peut plus nobles, il est cependant resté très simple dans sa vie quotidienne, et pour cause, si le titre lui est échu soudainement, les ressources financières n’ont hélas pas suivies, d’où son modeste emploi dans l’Education Nationale.

Lorsque Monsieur de Lavallière se lève le matin –trop tôt à son gré-  il déplore régulièrement l’absence de domestiques. Préparer soi-même le petit déjeuner, faire couler soi-même son bain, s’habiller sans l’aide d’un valet de chambre est la preuve certaine de sa déchéance sociale. Il est cependant bien obligé de se plier aux règles désolantes de la démocratie -enfin de ce qu’on appelle aujourd’hui de ce beau nom quelque chose qui ressemble d’assez loin au régime en question. Il regrette évidemment l’Ancien Régime où la Naissance permettait tout, notamment de ne pas se mêler à la foule de guenilleux qui hante le métro aux heures de pointe. (Rectification : à toute heure.)

Il a, pour la nouvelle aristocratie d’argent, un dédain incommensurable. Gagner de l’argent relève du vulgaire le plus absolu, de la bassesse d’esprit la plus noire, du matérialisme le plus odieux. Il met au même niveau les grands patrons des multinationales et le dernier gagnant de la Star Academy. Aussi méprisables les uns que les autres dans leur frénésie d’argent, de gloire et de pouvoir. C’est bien pour cela qu’il a choisi un métier qui ne rapporte strictement rien mais qui lui permet d’être gratuitement lapidé à peu près toutes les semaines par les politiques, les médias, les parents et l’opinion publique. Ca lui rappelle le bon vieux temps où les manants jetaient des pierres sur le carrosse de ses ancêtres.

Monsieur de Lavallière est toujours fort élégant. Il passe trois quarts d’heure le matin dans son dressing-room à se demander comment il va s’habiller, et une heure devant sa glace, d’une part à s’admirer et d’autre part à vérifier scrupuleusement si le choix de ses vêtements est judicieux, si les couleurs ne se tuent pas l’une l’autre et si le pli du pantalon tombe correctement. Naturellement, il raffole des chemises à jabot garnies de dentelles et des gilets de soie. Son look « dix-huitième désargenté » (on parle du siècle bien évidemment, pas de l’arrondissement) fait fureur dans son établissement. La jeune génération, qui ne connaît dans le genre tenue vestimentaire que le sac à patates le considère comme une sorte de mammouth surgi tout droit de la Préhistoire et qu’il serait sans doute intéressant de disséquer pour voir « comment ça marche ».

Outre son élégance naturelle, Monsieur de Lavallière a deux autres caractéristiques : la première est son amour immodéré pour le gin-tonic, la seconde sa propension à la distraction, tant visuelle que linguistique. C’est ainsi que sortant d’une bouche de métro (ces transports portent bien leur nom : c’est d’un commun !), il pose les pieds sur la première marche de l’escalier en béton et attend gentiment que ledit escalier veuille bien le porter à l’air libre. Comme on n’a évidemment jamais vu une marche en béton se mouvoir seule, Monsieur de Lavallière reste immobile pendant trente secondes, l’air très con, avant de s’apercevoir qu’il n’est pas sur un escalator et qu’il lui faut donc bouger son cul s’il veut effectivement atteindre son but.

Sa distraction linguistique consiste en la fabrication de remarquables lapsus dont son modeste biographe n’a hélas pas d’exemple en tête au moment où il rédige ce portrait. Ajoutons qu’à cette tendance à dire n’importe quoi, Monsieur de Lavallière ajoute un penchant évident pour écouter à moitié ce qu’on lui dit et comprendre de travers les paroles de ses interlocuteurs, ce qui donne des interprétations parfois délicieuses mais la plupart du temps consternantes.

Il est fort probable que Monsieur de Lavallière finira dans un asile d’aliénés ou au mieux, à La Verrière , refuge psychiatrique pour enseignants malmenés par la vie. A moins qu’il ne claque avant vu qu’il fume comme un pompier –et boit comme un trou.

MORALITE : Qu’est-ce qu’il fout dans l’Education Nationale, ce taré ? Et c’est à ça qu’on confie nos gosses !...

 

Commentaires

Il ne faudrait pas en rajouter dans l'hyperbole de l'exagération de la démesure de l'autodérision, cher maître.

Ecrit par : tutévukantabu | 10 novembre 2007

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