05 novembre 2007
Les Martine - Fable 4
BON, PUISQUE VOUS EN REDEMANDEZ... A
VOS RISQUES ET PERILS....
MARTINE ET LE VIEUX MONSIEUR PEDOPHILE
OU

MARTINE SE FAIT ENTRETENIR COMME UNE PUTE
« Quelle est donc cette merde au milieu du trottoir ?
Disaient tous les gens. C’est un vrai dépotoir !
Est-ce un handicapé par un bus écrasé ?
Ah non, c’est un enfant. Laissons-le donc crever,
Ce n’est pas mon affaire et mon patron m’attend,
Pour me baiser encore, il est très compétent. »
Pendant ce temps Martine à moitié congelée
Ouvrait grand ses deux yeux, se faisait engueuler
Parce que la chaussée bien trop elle encombrait.
Elle se redressa le visage défait,
Se traîna lentement secouée* de sanglots
Vers un beau magasin qui vendait des gâteaux.
Elle entra sur le ventre et gémit « Dieu j’ai faim,
Boulanger mon ami, file moi donc un pain. »
« Sors de ma boutique, répliqua l’artisan.
Je ne veux point ici de pauvre agonisant.
C’est plutôt dans la rue que les gens comme toi
Finissent leurs vieux jours à l’ombre d’un beffroi. »
Martine ressortit comme elle était entrée.
Dans la neige bien froide elle alla se rouler
Afin d’un miséreux détruire l’apparence.
Un vieil homme approcha. Il était certes rance,
Portait un long manteau, et les mains dans les poches
Tripotait quelque chose qui semblait bien moche.
« Voulez-vous, gentilhomme, à moi venir en aide ?
Dit la pauvre Martine. Je ne suis pas laide,
Je peux de vos vieux jours être le grand soutien
Soyez un bon grand-père et soyez bon chrétien. »
« Je suis par tes malheurs vraiment très contristé,
Répondit le vieillard. Pourtant tu t’es trompée.
Je ne suis pas de ceux qui courent après les filles,
Je préfère cent fois les garçons en guenilles,
Mais je suis charitable et je veux te donner
Quelque menue monnaie afin de subsister. »
Martine réfléchit. Vu de l’homme la tête,
Ce n’était pas souvent qu’il croquait les noisettes,
Et pour lui son bon cœur se remplit de pitié.
« Moi de même, dit-elle, je veux bien vous aider.
Je fais la rabatteuse avec cette culotte
J’attire les garçons sous votre redingote,
Mais en contrepartie, vous m’assurez le gîte
Et le couvert bien sûr. Pour une grosse bite,
Vous pouvez bien, Monsieur, me couvrir de cadeaux. »
« Serais-tu un peu pute ô mon bel angelot ?
Demanda le vieil homme. « Il faut être un cageot
Pour ne pas profiter des bonnes occasions.
Si vous êtes d’accord, topons-là, vieux croupion. »
Le marché fit merveille. A toute heure du jour,
Martine achalandait la belle basse-cour,
Qui se pressait autour de son coq déplumé
Trônant comme un vautour au milieu d’un merdier.
Dans une robe neuve en satin décadent
Un matin s’en alla Martine très gaiement
Du taudis de ses vieux à la porte frapper.
La mère en la voyant prit une grande épée,
La pointa sur sa fille et dit : « On n’entre pas. »
Martine eut un sourire et fit un entrechat.
« Regarde donc ma robe ô sinistre abrutie,
Dit-elle. Ce n’est pas ton très con de mari
Qui pourrait te payer une telle tenue.
Un seul mot m’a suffi pour être entretenue.
Ca fait vingt ans pétasse que tu te fais chier
Pour un salaire miteux à vouloir travailler,
Alors qu’en quatre mois, rien qu’en montrant mon cul,
J’ai gagné beaucoup plus que ton pauvre cocu.
Soyez-en remerciés, restez dans le fumier,
Moi je vais de ce pas payer mon couturier. »
Parents, finalement, la leçon est très claire :
Pour que vos chers enfants fassent une carrière,
Il faut de votre toit très bientôt les bannir
Ainsi pourront-ils mieux préparer l’avenir.
12:45 Publié dans Fables | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, satire, littérature, martine


















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