04 novembre 2007
Les Martine - Fable III
POUR COMPLETER LA SERIE....

MARTINE SE FAIT JETER PAR SES VIEUX
L’affaire du caca finit très tristement
Car on trouva par terre les deux grands-parents,
Déjà ratatinés à l’instar de saucisses,
Prêts à quitter la scène et partir en coulisses.
Martine par ses vieux reçut une raclée.
On dira « c’est très dur », mais c’était mérité.
Les parents cependant n’étaient pas très tranquilles.
La gamine en effet paraissait très hostile,
Prête à recommencer ses meurtres en série,
A sortir du placard toute l’artillerie.
Ils allaient y passer, c’était sûr et certain.
Il fallait vite agir. Ce fut donc un matin
Que Martine trouva son balluchon tout prêt.
Son père et puis sa mère, armés d’un pistolet,
Désignèrent la porte et dirent en substance
Que vu la situation, et vu les circonstances,
Martine était bannie de son nid parental
Et devait désormais dormir à l’hôpital.
« L’assassinat, c’est sûr, vient de la génétique,
C’en est d’ailleurs vraiment presque mathématique.
Elle était destinée à semer les cadavres,
Foutons-là donc clou, même si ça nous navre. »
Martine protesta. « Je n’ai pas déjeuné,
Vous n’auriez pas le cœur, parents dégénérés,
De me jeter dehors avec le ventre vide ? »
La mère eut une larme et le père impavide
Répondit que sa fille était bien décédée
Et qu’une morte là n’avait jamais mangé.
« Je vous aurai, vieux cons », menaça la gamine
D’une terrible voix qui semblait vipérine.
« Nous nous retrouverons, je vous ferai bouffer
Votre coeur en boudin, votre lard en purée. »
Puis la porte sur elle enfin se referma.
On changea la serrure et puis on s’enferma.
Martine dans la rue se dit : « Où vais-je aller ?
Il fait vraiment très froid et la neige est tombée.
Errons donc dans les rues et tâchons de trouver
Un gentil vieux monsieur, tout prêt à m’adopter. »
Mais hélas, par ce temps, pas de vieillard dehors.
Martine était glacée dans son beau justaucorps.
La journée s’écoula en errance inutile,
Et lorsque vint la nuit, elle prit sa sébile,
S’assit sur un trottoir, sortit ses allumettes
Et se dit « Nom de dieu, ça va être leur fête !
Dans un grand barbecue je vais te les griller,
Ils sauront bien alors pourquoi ils m’ont chassée ! »
Mais un coup de blizzard chassa ces beaux projets.
Martine était pieds nus, n’avait pas de bonnet,
Elle allait s’enrhumer. Avisant une porte,
Elle frappa dessus. Ca resta lettres mortes.
A la porte suivante elle osa bien toquer
Mais on la rejeta sans un sou de pitié.
Et ce fut comme ça tout au long de la nuit.
Au matin, épuisée, par le grand froid transie,
Martine sur le sol s’effondra tout à coup,
De faiblesse évanouie, le nez dans la gadoue.
Avant de procréer, prenez vos précautions :
Faites des examens, voyez la prévention.
Avez-vous consulté un généalogiste
Qui pourra confirmer, si le doute subsiste,
Qu’aucun de vos aïeux n’avait commis de crime ?
Avez-vous eu déjà un début de déprime ?
Eûtes vous un beau jour, ça c’est très important,
L’envie de supprimer un bon nombre de gens ?
Faire un enfant, c’est bien ; mais si la génétique
N’est pas appropriée*, bonjour les pronostiques !
Des parents de Martine évitons donc l’exemple
Et couvrons bien le chef avant d’entrer au temple.
11:59 Publié dans Fables | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : humour, caricature, littérature, martine, satire, fable


















Commentaires
J'aime. j'adore et j'en veux d'autres!
Un fond de tirroir délicieusement délectable. Il est loin le temps de "la voix en kit!!!!" bien que le germe y était déjà....
L. G.
Ecrit par : Nériel | 04 novembre 2007
C'est toujours très bien, mais je vous signale que sur le site de "tremechan", plus moyen de trouver une seule illustration (à moins que de votre côté ?). J'ai l'impression qu'il y a eu un nettoyage légal.
Ecrit par : le député Touducru | 05 novembre 2007
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