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03 novembre 2007

Les Martine - Fable 2

ET POURQUOI SE PRIVER ? CONTINUONS DONC LES STUPIDITES !

 

MARTINE FAIT CACA AU FOND DU JARDIN

 

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Ayant occis bébé, Martine fut punie.

On confisqua les joints, supprima les sorties,

Débrancha la télé, mais on la remit vite

Les parents n’ayant pas l’âme des carmélites.

Pour Internet hélas, ce fut une autre histoire.

Martine grâce aux blogs faisait tous ses devoirs,

Elle piquait par ci, elle piquait par là,

Recopiait celui-ci, recopiait celui-là,

Pensant que la maîtresse était vraiment trop conne

Et qu’il était aisé de tromper la bobonne.

Internet annulé, la chute fut sévère.

A la vue des zéros, les parents s’inquiétèrent.

« Pourquoi tes résultats sont aussi dramatiques ? 

Demanda le papa, roulant les mécaniques.

Puisque c’est comme ça, nous allons t’interner

Chez tes vieux grands-parents, ça te fera les pieds. »

Martine supplia*, tomba sur ses genoux,

Se roula sur le sol, excita le courroux

De ses deux géniteurs. Pourquoi, me dira-t-on,

Faire un cirque pareil ? C’est que les deux croûtons

Nommés les grands parents n’étaient pas gens très drôles.

Ils vivaient à l’écart et tenaient bien leur rôle

D’atroce troisième âge et de vieillards séniles,

De ceux qu’on donnerait à de gros crocodiles

Pour que de leurs vieux os ils fassent leur délice.

C’est ainsi que Martine entra dans cet hospice.

Ce fut vite l’enfer. Grand-pa libidineux,

Grand-ma sentant la pisse et le marais fangeux,

Donnaient à la gamine l’envie de gerber.

Elle se contenait, ne voulant exhiber

Son dégoût si profond des chefs d’œuvre en péril.

Elle allait au jardin, respirait les pistils,

Tramait dans son esprit quelque vengeance atroce

Qui clamerait partout sa haine de ces rosses.

Il lui vint une idée. Dans ce jardin superbe,

Si bien entretenu par ces deux morts en herbe,

Au milieu d’une allée, en plein sur le gravier,

Elle fit un caca de l’ampleur d’un évier.

Un beau caca marron, résultat naturel

D’une digestion* très insurrectionnelle.

Son forfait accompli, elle revint au nid.

Grand-ma lui demanda : « Qu’as-tu fait aujourd’hui ?

As-tu fait tes devoirs, bien recopié tes mots ? 

As-tu donc pour sortir bien mis tes vieux sabots ? »

« J’ai bien fait tout cela et même plus encor.

J’ai chié dans le jardin, cela sent vraiment fort,

A l’odeur de la rose, il me faut ajouter

Celle de mon caca, elle est vraiment salée. »

A ces mots la grand-ma tomba dans le coma,

Le grand-pa s’évanouit, il ne resta plus là

Que Martine songeuse et se disant vraiment

Il n’en faut pas beaucoup pour étendre ces gens.

Songez bien, chers parents, qu’avant de les punir

Il faut de vos enfants d’abord vous prémunir.

Car ils ont tous les droits, même celui de chier

Au fin fond d’un jardin, sous un palétuvier.

 

 

 

 

 

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