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02 novembre 2007

Les Martine - Fable 1

ATTENTION ! TEXTE DE TRES MAUVAIS GOÛT - AMES SENSIBLES S'ABSTENIR !

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MARTINE VEUT NOYER BEBE

« Viens ici, ma chérie, dit la mère à sa fille.

Il me faut te parler, laisse tomber tes quilles.

As-tu vu qu’en cinq mois j’ai pris beaucoup de ventre ? »

La gamine d’un coup sur l’endroit se concentre.

« Je ne suis pas bigleuse et perçu j’avais bien

Ce gonflement bizarre et je sais d’où ça vient.

Mon père encore un coup a vraiment fait des siennes,

Peut-être pourrais-tu lui dire qu’il s’abstienne ? »

La mère est étonnée de ce savoir si grand

Que cette belle enfant sur sa tête répand.

« De tes informations tu me sembles bien sûre »,

Dit la mère. « C’est que le trou de la serrure

Est meilleur professeur que la triste lecture

D’un guide formaté à l’usage d’enfants

Qui voudraient bien savoir ce que font leurs parents

Lorsque le tintamarre de leur chambre s’élève

Bruit qui ressemble au porc que soudain l’on achève. »

La mère resta coite et se le tint pour dit.

Et puis elle accoucha d’un horrible petit

Qui ressemblait à tout, sauf à un être humain.

« Et bien les vieux vraiment ils ont perdu la main,

Réfléchissait Martine en regardant son frère.

Ca devient aussi rouge qu’un calorifère,

C’est moche et puis ça crie, c’est sale et puis ça pue,

Ca pisse sur ma robe et là je n’en peux plus.

A ce chieur vagissant faisons donc prendre un bain

Voyons s’il flotte bien ou s’il coule soudain. »

Dans l’eau le petit veau Martine fit tomber,

Mit ses lunettes pour bien mieux regarder

Ce qui là se passait. Le lardon s’agita,

N’eut pas l’air bien content, faiblement il cria*

Fit quelques mouvements assez désordonnés,

Puis s’immobilisa, il était trépassé.

« Merde, dit Martine, l’expérience a raté.

Mais c’est sa faute aussi, ça ne sait pas nager.

Ma mère va gueuler, me priver de dessert

Et m’accuser d’avoir là zigouillé mon frère.

J’entends dès à présent ses propos hystériques,

Tout ça pour un marmot déjà cadavérique. »

Elle entra fermement dans la salle à manger

Où ses parents déjà commençaient à bouffer.

Elle s’assit près d’eux, déplia* sa serviette

Et dit en se servant une belle paupiette :

« Dernière information : mon frère a clapoté,

Bien vite il va falloir dans votre chambre entrer

Pour en faire un troisième et tâchez cette fois

Dans la procréation d’être moins maladroits. »

La vérité dit-on vient toujours des enfants

Ce récit n’en est-il pas la preuve vraiment ?

 

Commentaires

Avec un peu d'imagination, voyez-vous des cochons en ville ? Y a-t-il des niches à cochons ? Dit-on des formules comme "je lui réserve un cochon de ma cochonne"? Dort-on en "cochon de fusil"? Dit-on d'une jolie femme qu'elle "a du cochon"? Par ailleurs, dit-on "jeter de la confiture aux chiens"? "chien qui s'en dédit" ? "copains comme chiens" ? "écrire comme un chien" ?

Voyez-vous, il faut savoir raison garder.

Écrit par : Là-bas j'y suis | 02 novembre 2007

Votre humour, fonddetiroir, a quelque chose de mystérieux, de fascinant, de repoussant. C'est de la littérature "eh ! dis ! fiente !", en quelque sorte.

Écrit par : J'y suis j'y peste | 02 novembre 2007

Un porc que soudain l'on achève... Je rêve ! Vous comparez le langage porcin aux vagissements du coït humain ? Tiens, je ne devrais pas vous signaler que Martine est un tag populaire par vous, bizarrement, ignoré à ce jour...

Écrit par : Solko | 02 novembre 2007

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