08 juillet 2007
Les bonshommes à poussette
Il est vrai que la vision donnée de certaines mères de famille dans les bonnes femmes à poussette n'est pas vraiment reluisante. Il faut être juste, les mères ne sont pas les seules à arborer avec arrogance ce symbole d'intégration sociale que représente un gamin. Les pères ne sont pas mal non plus dans leur genre.
Les plus gratinés se trouvent dans la catégorie des "beaufs" : ceux qui fréquentent assidûment, du moment qu'elles sont gratuites, toutes les manifestations culturelles et sportives avec leurs mioches braillards et chiants,.
Anecdote : vous êtes assis dans une très belle église et vous écoutez un superbe concert de musique sacrée ; intense plaisir d'entendre des sons mélodieux, de subtiles harmonies, une magnifique voix de haute-contre... tout cela vous transporte dans un autre monde et commence à vous faire apprécier l'existence... Et tout à coup, braillement sur votre gauche. Vous sursautez, évidemment. Vous tournez la tête. Ca vient d'une poussette garée dans l'allée centrale. A l'intérieur, un môme qui s'emmerde (à son âge, on le comprend) et le fait savoir à grand bruit. Le père, assis au bord de la rangée, adresse un sourire béat à l'assistance qui n'ose pas lui demander d'exiler sa progéniture sur le parvis de l'église. La mère émet quelques gloussements qui, on le suppose, représentent le nirvâna de la fierté : mon enfant adore la musique. Naturellement, ni l’un ni l’autre ne font rien pour le calmer (à part quelques « chut », « chut » d’une inefficacité notoire) puisqu’il est entendu que l’enfant a tous les droits, y compris celui de saboter un concert.
Finalement, un spectateur, installé derrière le monsieur en short et en tongs lui ordonne de mettre fin à ces intempestives interférences. Indignation du père : comment, on ose critiquer son gosse ? On ose dire qu’il enquiquine le monde ? Mais lui aussi a le droit d’écouter de la musique, comme tout le monde ! Et on finit par cette sentence péremptoire : « ceux qui n’aiment pas les enfants sont des asociaux. »
Morale de l’anecdote : ne vaut-il pas mieux être « asocial » que ressembler à ça ? Oh que oui !
Vous le voyez, les bonshommes à poussette n’ont rien à envier à leurs consoeurs.
11:28 Publié dans Billet d'humeur et blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants, parents, article polémique

















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